La Bouvet-Guyane : des canots chargés à bloc

Un à un, les canots sagement rangés sur un terre-plein à proximité de la plage sont mis à l’eau dans la baie de N’Gor. Ils vont être remorqués à quelques milles de là dans l’anse Bernard, d’où partira la course dimanche à 10 heures. L’ambiance est décontractée à Dakar, le soleil omniprésent et la température douce. Le top départ, c’est donc bientôt pour notre enseignant vénissian, Jean-Christophe Lagrange.
Les 23 navigateurs achèvent la préparation des canots, équipés en matériels divers de navigation et de sécurité.
Un poids multiplié par deux. Le règlement de la course impose un matériel de navigation et de sécurité conséquent, pour ces canots à rames de 8 m de long. Un matériel comparable à ce qui est exigé pour les courses à la voile, notamment côté sécurité : combinaison de survie, balise de détresse, avertisseur radar, iridium secondaire… À cela s’ajoutent des équipements complémentaires propres à la Bouvet Guyane : 2 paires d’avirons de secours, 1 jeu de dames de nage, 1 siège coulissant, 1 cerf-volant stocké dans un sac plombé, un dessalinisateur à main, l’airbag de redressement… Additionner la nourriture et l’eau et… le poids du canot prêt à traverser l’Atlantique approche les  1 000 kg, soit le double du canot lège. Au départ !

Un canot insubmersible et auto-redressable.  Après le retour de l’édition 2009, plusieurs solutions techniques ont été mises à l’étude dans le but de permettre au skipper de remettre son bateau à l’endroit par ses propres moyens et sans aide extérieure, le bateau devant toujours rester totalement étanche. Ainsi naquit l’airbag qui donne le coup de rein indispensable à la remise à l’endroit du canot quand celui-ci a chaviré.

Ecologie. Le règlement de la course impose que le skipper « conserve à bord de son bateau l’ensemble des déchets non bio-dégradables, décrive lors des communications radio les qualités positives ou négatives de son environnement et signale l’intrusion d’éléments polluants liés à l’activité humaine ». Il lui aussi de participer aux expérimentations et analyses pouvant être entreprises durant la course, en accord avec des laboratoires nationaux.

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