En visite à Vénissieux, Eva Joly loue la “reconversion exemplaire” de l’usine Bosch

Initialement, la rencontre devait avoir lieu sur le site de l’usine Bosch, boulevard Marcel-Sembat. Finalement, l’entrevue d’Eva Joly avec des responsables CFDT de l’entreprise a eu pour cadre le Café de la Paix, au centre-ville. Soucieuse de neutralité politique, la direction de Bosch ne souhaitait pas en effet accueillir un candidat à la présidentielle. “Nous aurions quand même pu l’accueillir au comité d’entreprise, précisait un délégué syndical, mais il y avait un conflit social chez notre voisin Rexroth. On a préféré venir ici.”
C’est donc autour d’un café que la candidate d’EELV, entourée des eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi, a pu échanger sur la reconversion de l’usine Bosch avec quatre représentants de la CFDT. Menacé de fermeture fin 2009, le site vénissian, qui produisait des pompes à injection diesel pour l’industrie automobile, fabriquera dès janvier 2012 des panneaux photovoltaïques. Plusieurs dizaines de millions d’euros ont été investis par le géant allemand. Deux lignes de fabrication vont employer plus de 200 personnes. Le site en compte actuellement 430 : une partie du personnel restera affectée au bureau d’études et à des activités diesel.
Marc Soubitez, délégué CFDT, a détaillé à Eva Joly, aussi bien qu’aurait pu le faire le directeur de l’usine, Marc Baeumlin, le processus qui a permis de donner une seconde vie au site de Vénissieux. Un processus où direction et CFDT ont avancé de concert. “C’est une décision stratégique sur le long terme, a souligné l’élu du personnel, c’est un exemple unique de reconversion pour un site industriel de cette taille (…). Il n’y a plus d’avenir pour l’industrie automobile en France (sic). C’est dans le domaine des énergies renouvelables que se trouvent les emplois de demain.”
La candidate EELV a souscrit à ces propos. Elle a parlé d’une “reconversion exemplaire” qui illustre parfaitement la transition écologique qu’elle appelle de ses vœux. Elle s‘est par ailleurs engagée à relayer, “quand les écologistes gouverneront avec les socialistes”, la demande des responsables de la CFDT sur une relance du soutien des pouvoirs publics à la filière photovoltaïque.

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