Jeunes du monde à la rencontre des Compagnons d'Emmaüs

Derrière les locaux de la communauté d’Emmaüs, à Parilly, une dizaine de tentes se sont montées depuis le 3 juillet. Dix-huit jeunes venus de France, de Pologne, de Taïwan, d’Italie, d’Allemagne, de Roumanie et d’ailleurs, s’y sont installés tour à tour. Certains pour deux ou trois semaines, d’autres pour un mois. Avec la même motivation : participer à un chantier solidaire international de jeunes bénévoles.
Avant leur départ de Vénissieux, nous avons rencontré Patryk, David, Gabnysia (Pologne), Rhea (Allemagne) et les deux Diana, venues de Roumanie. Etudiants en français dans les universités de Gdansk, de Bucarest ou de Berlin, ils garderont longtemps en mémoire leur séjour auprès des compagnons.
Ce jeudi, tandis que Diana nettoie une vieille table, Patryk repeint les tiroirs d’une commode. C’est David qui raconte : “Le cadre était clairement défini à l’avance : nous travaillons 8 heures par jour, cinq jours par semaine. Concrètement nous passons trois jours au Bric-à-brac. Aujourd’hui, par exemple, je suis affecté au rayon “Antiquités”. Les autres jours sont consacrés aux “fils rouges”. Et le week-end, repos, balade, tourisme…
Fil rouge ? Explications, par Audrey, l’animatrice : “Les jeunes sont chargés de donner une seconde vie à des meubles que des donateurs nous ont déposés. D’autres peuvent créer des luminaires à partir de divers objets. Une fois retapés, tous ces objets sont mis en vente.”
Reha, Berlinoise, ne connaissait pas du tout la communauté d’Emmaüs. “C’est ma prof de français qui m’a dirigée vers ce chantier. Ce sont des vacances très utiles. Au début, ce n’est pas facile. Il faut se lever tôt, travailler huit heures… et puis on s’habitue ! Je suis arrivée le 1er août et j’ai beaucoup appris auprès des 53 compagnons avec qui nous déjeunons et dînons. Ce sont des moments très forts. Nous avons également fait du tourisme : visite de Marseille et des calanques de Cassis, découverte du Vieux Lyon, du parc de la Tête-d’Or. On a fait de l’accrobranche à Yzeron. Des compagnons participaient aussi.”
Ces chantiers de jeunes n’auraient pas été possibles sans le partenariat avec Emmaüs International, mais surtout avec Bioforce, institut de formation pour les métiers de l’humanitaire qui a son siège à Vénissieux. Anthony Mary, le responsable du chantier, y était étudiant l’an dernier. Le montage de ce chantier international faisait partie de son cursus : “Avec trois autres stagiaires, nous avons réussi à mener ce projet à terme !”
Du côté des compagnons aussi, le contact est bien passé. “Les jeunes ont été appréciés, ils n’ont pas du tout été considérés comme des touristes. Des liens se sont tissés.” Trois parrains et marraines avaient été nommés au sein de la communauté : Coralie, Christopher et Nicolas. “Les étudiants nous ont énormément apporté, assure Coralie. On a beaucoup aimé leur attitude. En ce qui me concerne, j’ai participé à de nombreuses activités avec eux. Nous avons beaucoup discuté. On a découvert d’autres cultures, d’autres manières de vivre. Leur présence nous a donné un nouveau souffle.”

 

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