Des enfants d’Anatole-France et des lycéens de Jacques-Brel héros d’un roman-photo

En septembre 2010, le chorégraphe Denis Plassard et sa compagnie Propos ouvraient la saison du Théâtre de Vénissieux avec un spectacle qui participait à la Biennale de la danse. La création, “Les cadavres se regardent dans le miroir”, était un hommage que rendait Plassard aux romans-photos. À la demande du Théâtre de Vénissieux et dans le cadre d’une convention de jumelage avec le Pôle territorial d’éducation artistique et culturelle, Denis et son intervenante artistique, Géraldine Mainguet, ont mené un travail de longue haleine avec une classe de terminale BEP carrières sanitaires et sociales du lycée Jacques-Brel et une grande section de maternelle de l’école Anatole-France.

Avec les artistes de la compagnie Propos et leurs enseignants (Armelle Bouchet pour Anatole-France, Habiba Tebbakh, Nathalie Buisson et Sophie Benzina pour Jacques-Brel), les deux classes ont travaillé à l’écriture d’une histoire qu’il a fallu ensuite photographier et mettre en page pour en faire un roman-photo. Le résultat, “La sorcière et les lutins”, est réjouissant : l’humour est au rendez-vous, les petits interprètes sont adorables et la mise en page digne d’un travail de pro. Dans le rôle des parents et des scientifiques, les lycéens eux-mêmes n’ont pas hésité, pour les besoins du scénario, à escalader les grilles de l’école et à entrer par les fenêtres.
Tout commence à l’école maternelle Anatole-France, lorsque la sorcière Gragragrigri décide de transformer les enfants en lutins invisibles. Pour conjurer ce mauvais sort, la maîtresse fait appel à l’équipe des scientifiques de Sciantiwitch qui auront du mal à convaincre les parents de ne rien faire et feront tout pour sauver les enfants… et la sorcière.
Avec un déroulé qui doit tout autant au roman-photo qu’à la bande dessinée (cases en quinconce, onomatopées qui débordent sur les photos), “La sorcière et les lutins” va certainement surprendre plus d’un parent. Les enseignants, les écoliers et les lycéens sont, quant à eux, ravis de l’expérience.

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