Après les déclarations d'André Gerin : entre anathème et débat

C’était une phrase, dans un texte de 4 pages et demie lu par André Gerin le 20 juin lors d’une conférence de presse convoquée après la désignation de Jen-Luc Mélenchon comme candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Une phrase qui dit : “Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France”. Une phrase abrupte, dans un texte qui parle d’inégalités sociales, des difficultés d’insertion des enfants français issus de l’immigration, des appétits du capitalisme qui “préfère utiliser la lutte ethnico-religieuse plutôt que la lutte des classes d’un même combat français et immigrés” , qui plaide pour une politique de coopération et de co-développement avec les pays arabes. Un contexte bizarrement occulté par nombre de commentateurs qu’il s’agisse, à l’extrême-droite, de récupérer l’iconoclaste (Rebeyne, qui veut faire du député communiste son ambassadeur) ou à gauche, de le vouer aux gémonies (Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, pour qui André Gerin « s’est perdu »).

Depuis, la vague ne reflue pas. Les déclarations se succèdent, les échanges sur le net sont innombrables. Indignés, ils sont nombreux à crier au racisme. SOS Racisme demande au PCF d’exclure André Gerin. Danièle Lebail, secrétaire départementale du dit parti, répond à TLM : « Pour moi, il n’a plus sa place au Parti communiste. » Tout aussi nombreux, d’autres s’indignent de ce « lynchage d’un homme courageux » et estiment « qu’il ne faut laisser au Front national aucune question, même difficile ».

Quant au Parti de gauche, dans une déclaration de ce mardi, il met en demeure la fédération du PCF de réfléchir collectivement à une autre candidature dans la 14e circonscription, si possible communiste, qui puisse se réclamer du Front de Gauche.

Voici un petit abrégé des principales déclarations de responsables politiques, au cours de la semaine écoulée.

Chaïneze Kabouya, secrétaire de la section de Vénissieux du Parti socialiste, adjointe au maire de Vénissieux : André Gerin nous avait habitué à des prises de positions choquantes et démagogues, mais aujourd’hui il franchit une étape supplémentaire. Mêlant sa voix à celle de Guéant et Sarkozy, il nous assène un mensonge inadmissible et contredit par toutes les études et analyses sérieuses de l’effet de l’immigration sur notre pays (que ce soit en matière de démographie, d’équilibre des caisses de cotisations sociales et de pyramide des âges…). Nous ne pouvons que déplorer ces propos ahurissants où, prétendant endiguer le FN, il ne fait que le singer.”

Marie-France Vieux-Marcaud, présidente de l’association des élus communistes et républicains du Rhône : “Monsieur Gerin, Vous nous faites honte. Nous ne pouvons que rester atterrés de vos paroles dramatiquement dangereuses. Reprendre les termes du FN n’est pas de nature à le faire reculer. Nous savons la richesse et l’apport considérable de la diversité de nos populations, pour le dynamisme de nos cité, de notre agglomération. Nous œuvrons chaque jour pour le respect des droits humains, le bien vivre dans nos quartiers, Français ou non Français vivant côte à côte. La lutte pour la défense des sans papiers est notre lutte, aussi parce que nous sommes convaincus que notre pays doit rester la terre d’accueil qu’il a toujours été… ce que le gouvernement tente de remettre en cause. »

SOS Racisme Rhône « condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus par André Gerin, député communiste de la 14e circonscription du Rhône. Dans un contexte de fragilisation du vivre ensemble et de l’augmentation des inégalités sociales dans les villes populaires, SOS Racisme Rhône estime inadmissibles ces propos venant d’un élu qui se présente comme républicain. Ils ne sont pas un simple dérapage mais s’inscrivent dans un discours récurrent d’un député qui devient de plus en plus réactionnaire et qui ne cesse de flirter avec les thèses de l’extrême droite (…) Nous exigeons une clarification et donc une rupture totale du PCF avec ce député.”

Parti de gauche du Rhône : « Les récentes déclarations, inqualifiables, de l’ancien maire de Vénissieux, sont contraires aux idées portées par le Front de Gauche et incompatibles avec notre démarche politique commune, elles doivent nous amener à réfléchir collectivement à une autre candidature dans la 14e circonscription, si possible communiste, qui puisse se réclamer du Front de Gauche. C’est donc bien au Parti communiste français du Rhône de présenter une candidature conforme à l’accord passé le 31 mars entre les trois formations politiques fondatrices du Front de Gauche, une candidature Front de Gauche, qui corresponde notamment aux valeurs de fraternité que défendent les partis de gauche.
« C’est seulement dans le cas où cela ne pourrait être possible pour le Parti Communiste Français, que le Parti de Gauche tient, en réserve, une candidature, à la disposition du Front de Gauche, au service des populations de cette circonscription. »

Serge Truscello, collectif d’animation de la section de Vénissieux du PCF : “Nous comprenons que la déclaration d’André Gerin suscite débats et confrontations. Mais nous n’y avons pas vu de propos racistes. Plusieurs questions sont évoquées : Union Européenne, candidature à la présidentielle, abandon des classes populaires, montée des communautarismes, position politique du PCF et de la gauche sur l’immigration. Le PCF a t-il toujours l’ambition de changer le monde ? Si oui, il faut développer des coopérations véritables avec les pays en voie de développement qui sont aujourd’hui pillés par le capital. Trop de peuples n’ont d’autres alternatives que de partir pour fuir la misère ou la guerre.Des camarades pensent qu’internationalisme doit rimer avec ouverture totale des frontières. C’est une autre opinion. Le débat est nécessaire mais la réponse n’a rien d’une évidence et le racisme ne passe par aucune de ces positions. Mais est-ce bien l’immigration qui est l’enjeu de cette polémique ? Il est évident qu’André Gerin, opposant à la ligne de la direction, est devenu l’homme à abattre.Les beaux esprits de la fédération du Rhône n’étaient pas aux rendez-vous quand avec André Gerin, nous menions la bataille contre la double peine, pas facile à faire comprendre à la population. Nous les avons attendus quand il a fallu demander le respect du droit international pour les prisonniers de Guantanamo et sortir de ce cauchemar des jeunes des banlieues lyonnaises. Durant ses 24 années de mandat de maire à Vénissieux, nous avons partagé avec André Gerin la bataille pour que les habitants de la ville, quels que soient leurs origines, leur milieu social, aient droit à une vie digne. Nous avons participé, à son initiative, à l’un des premiers parrainages en nombre d’enfants sans papiers.

« L’insistance du Parti de gauche est-elle si forte sur la 14e circonscription qu’il faille à tout prix sortir André Gerin pour le remplacer par un candidat estampillé Front de gauche ? Ce serait pourtant la meilleure manière de laisser la seule circonscription communiste du Rhône au Parti socialiste, voire au Front national, compte tenu du redécoupage de la 14e circonscription. Si telles étaient les intentions de la direction départementale et nationale, l’immense majorité des communistes de Vénissieux prendrait ses responsabilités. »

Michèle Picard, maire de Vénissieux : « L’immigration est une variable d’ajustement du capitalisme et tous les gens de gauche devraient le savoir. Karl Marx et Georges Marchais en parlaient déjà. Je réfute l’idée que certains thèmes seraient des chasses gardées idéologiques : la gauche parlerait du social quand la droite s’emparerait de la sécurité ? Se risquer à parler d’immigration nous rangerait irrémédiablement dans le camp des racistes ? En tant que responsable politique, je pense au contraire qu’il est de mon devoir et de ma responsabilité de débattre sans complexe ni tabou. En tant que femme politique de gauche, j’entends parler de tout, fidèle à mes valeurs et à mes idéaux.

« Sortons de la polémique pour aborder les questions de fond. J’accepte la contradiction, mais posons le débat. Confrontons nos idées, apportons nos propres réponses humanistes et progressistes. Ne laissons pas le champ libre aux forces réactionnaires et fascisantes. Indignons-nous face aux conditions d’accueil que notre pays offre aux populations immigrées, de voir se multiplier les bidonvilles. Indignons-nous face à l’exploitation de la misère. Je rêve d’une société où l’immigration serait un choix et pas une obligation liée à une misère endémique. Je rêve que mon pays soit exemplaire dans le soutien aux pays émergents.

« En tant que maire, je n’élude aucun problème. Au quotidien, les habitants posent des questions concrètes. Je dois continuellement passer du débat d’idées au principe de réalité. Les habitants méritent mieux que cette assourdissante surdité face à leurs préoccupations légitimes. »

Henri Thivillier, président du groupe des élus communistes et apparentés de Vénissieux, adjoint au maire : « (…) Ces phrases viennent en réponse au grand patronat, plus exactement à Laurence Parisot qui voudrait nous faire croire que la France doit rester un pays ouvert « qui accueille de nouvelles cultures et tire profit du métissage ».  Parle-t-elle de « profit » sur le plan culturel ? Bien sûr que non. Et cela, André Gerin l’a bien compris. La gauche devrait aussi s’emparer de ces sujets, sans tabou, apporter ses propres réponses et couper l’herbe sous le pied des forces réactionnaires et fascisantes, forte de ses valeurs et de ses idéaux. Laurence Parisot poursuit : « Et si par ailleurs il y a des enjeux d’intégration dans notre pays, c’est notamment à l’école et avec les enseignants qu’il faut les aborder. » Piquez-moi, je rêve !  Les services publics, l’école en particulier, est sacrifiée sur l’hôtel de la finance.

« Ce procès à l’encontre d’André Gerin est indigne du combat qu’il a mené durant ces nombreuses années à Vénissieux et en France et qu’il mène encore. Pourquoi la direction du PCF appuie-elle cette exécution en règle ? Serait-ce une sanction en réaction à sa position, que je soutiens, de défendre une candidature communiste aux présidentielles ? (…) »

Thierry Vignaud, trésorier départemental du Mouvement Républicain et Citoyen, adjoint au maire de Vénissieux : « En déclarant que l’immigration n’a pas été une chance pour la France, le député André Gerin interpelle tous les habitants de notre commune. Cette affirmation devrait nous faire réfléchir et débattre sur l’immigration passée, présente et future. Ce n’est pas le cas. Des réactions passionnées tout à fait compréhensibles se font jour mais disproportionnées et stériles.

« En ce début de 21e siècle où nous subissons une crise économique mondiale, la question des flux de populations, principalement du Sud au Nord, se posera de façon prégnante. Les élites mondialisées manipulent les gouvernements, notamment européens et nous imposent un monde libéral où le « laisser-fairisme » est la règle dans tous les domaines. Les citoyens et leurs élus politiques se doivent de se réapproprier tous les thèmes politiques et l’immigration en fait partie. Ce ne doit pas être un sujet tabou. La France aura besoin de sérénité et de toutes ses intelligences pour sortir de ce carcan mondialisé. Le MRC prendra ses responsabilités dans ce formidable défi. »

Quant à André Gerin, au fil de ses déclarations, et sans renier ses propos, il précise sa pensée, parle d’une « France fraternelle pour ceux qui viennent en France pour raisons politiques » et insiste sur l’aide au co-développement, « contre le tri sélectif de Nicolas Sarkozy, qui dépouille ces pays de leurs élites ».

EXTRAITS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU 20 JUIN

Après avoir dit pourquoi il ne voterait pas pour M. Mélenchon à la présidentielle, André Gerin expliquait pourquoi il n’excluait pas de s’y présenter lui-même : “pour mener une campagne sur les idées et les valeurs d’une gauche authentique, afin qu’une politique de rupture avec le capitalisme réussisse, forte d’un PCF de combat qui parte à la reconquête des milieux populaires et de l’électorat du Front national.” Puis le député du Rhône invitait à “refuser la mondialisation capitaliste”, à “mettre au cœur de cette bataille la réindustrialisation de la France en combattant les politiques de délocalisation et de main d’œuvre à bon marché.” Il faut répondre à la “difficile insertion économique des enfants français issus de l’immigration” dont 30 à 50% sont au chômage : “La gauche a abandonné ces quartiers ; elle a abandonné les classes populaires, sa jeunesse. Elle a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France (…). Oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité sociale, exclure des millions de familles et de jeunes Français de la vie sociale et politique. Nicolas Sarkozy et l’UMP surfent sur ces réalités. Ils préfèrent favoriser la lutte ethnico-religieuse que la lutte des classes d’un même combat Français et immigrés.

“C’est le sens de mon engagement contre le voile intégral afin que la jeunesse des quartiers populaires soit au centre des priorités du pays : une politique de l’enfance, d’éducation, d’insertion, d’intégration à la Nation. Faire reculer la paupérisation économique, sociale et culturelle de millions de familles devient une priorité nationale. Ces questions sont centrales pour le renouveau de la gauche et du PCF afin de prioriser ces Français enfants de l’immigration. Nous tendons la main à l’immense majorité des Français de confession musulmane pour une reconnaissance d’un islam spirituel respectueux des principes de la République et de la laïcité (…).

« Développer des accords et des aides massives avec les pays arabes devient urgent pour des politiques de coopération, de co-développement afin de favoriser leurs combats. Il est temps de sortir des rapports de domination pour considérer ces peuples comme des peuples adultes (…).”

Une pensée sur “Après les déclarations d'André Gerin : entre anathème et débat

  • 30 juin 2011 à 13 h 57 min
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    La conférence de presse du 20 juin du député A.Gerin suscite pour les salariés du syndicat SUD de la ville de Vénissieux un grand étonnement, une profonde incompréhension, et une certaine indignation sur l’ambiguïté et le caractère polémique des propos tenus :
    Le monde syndical et salarié dont nous défendons les intérêts n’est pas, en effet, favorable aux thèses
    · niant l’apport positif de l’immigration (« l’immigration n’est pas une chance pour la France »), particulièrement dans notre ville !
    · et le reproche fait à l’aide des sans papiers.
    Ce n’est pas en fermant le robinet que l’on change la nature de l’eau !
    Ce langage nous est… « étranger » !

  • 30 juin 2011 à 13 h 57 min
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    La conférence de presse du 20 juin du député A.Gerin suscite pour les salariés du syndicat SUD de la ville de Vénissieux un grand étonnement, une profonde incompréhension, et une certaine indignation sur l’ambiguïté et le caractère polémique des propos tenus :
    Le monde syndical et salarié dont nous défendons les intérêts n’est pas, en effet, favorable aux thèses
    · niant l’apport positif de l’immigration (« l’immigration n’est pas une chance pour la France »), particulièrement dans notre ville !
    · et le reproche fait à l’aide des sans papiers.
    Ce n’est pas en fermant le robinet que l’on change la nature de l’eau !
    Ce langage nous est… « étranger » !

  • 30 juin 2011 à 13 h 57 min
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    La conférence de presse du 20 juin du député A.Gerin suscite pour les salariés du syndicat SUD de la ville de Vénissieux un grand étonnement, une profonde incompréhension, et une certaine indignation sur l’ambiguïté et le caractère polémique des propos tenus :
    Le monde syndical et salarié dont nous défendons les intérêts n’est pas, en effet, favorable aux thèses
    · niant l’apport positif de l’immigration (« l’immigration n’est pas une chance pour la France »), particulièrement dans notre ville !
    · et le reproche fait à l’aide des sans papiers.
    Ce n’est pas en fermant le robinet que l’on change la nature de l’eau !
    Ce langage nous est… « étranger » !

  • 30 juin 2011 à 13 h 57 min
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    La conférence de presse du 20 juin du député A.Gerin suscite pour les salariés du syndicat SUD de la ville de Vénissieux un grand étonnement, une profonde incompréhension, et une certaine indignation sur l’ambiguïté et le caractère polémique des propos tenus :
    Le monde syndical et salarié dont nous défendons les intérêts n’est pas, en effet, favorable aux thèses
    · niant l’apport positif de l’immigration (« l’immigration n’est pas une chance pour la France »), particulièrement dans notre ville !
    · et le reproche fait à l’aide des sans papiers.
    Ce n’est pas en fermant le robinet que l’on change la nature de l’eau !
    Ce langage nous est… « étranger » !

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
    Permalink

    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 30 juin 2011 à 13 h 51 min
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    Dans sa conférence de presse, André Gerin a annoncé qu’il ne mènera « pas la campagne électorale en faveur de Jean-Luc Mélenchon » et qu’il ne votera pas pour lui.
    Qu’André Gerin ne digère pas que son parti ait choisi de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour s’aligner derrière le sénateur socialiste Mélenchon, ex-ministre de Jospin, cela se comprend, ô combien !
    Mais il est vrai que la direction de son parti peut se prévaloir d’un autre alignement dans le passé lorsqu’en 1974, Marchais avait aligné le PC derrière Mitterrand. Alignement autrement plus funeste dont le PC n’a pas fini de payer le prix, et plus encore l’ensemble du monde du travail, désorienté, démoralisé, pour des années par la façon servile dont l’Union de la gauche puis, sous Jospin, la Gauche plurielle, ont servi les intérêts de la grande bourgeoisie.
    André Gerin croit cependant utile de truffer son intervention de considérations contre les immigrés et l’immigration du genre « limiter y compris l’immigration régulière devient vital » ou encore « non, l’immigration n’est pas une chance pour la France », pour ajouter « oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter (…), ghettoïser des millions de familles (…) ».
    Comme si l’exploitation et tout ce qui en découle, y compris la ghettoïsation, étaient dus à la seule immigration ! Comme si le capital financier n’exploitait pas l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur nationalité, de souche française ou immigrée, avec ou sans-papiers !
    Cela pourrait être seulement stupide si ce genre de phrase n’allait pas dans le sens de tous ceux qui, au lieu de s’en prendre aux capitalistes, désignent les travailleurs immigrés comme boucs émissaires des méfaits du capitalisme lui-même.
    André Gerin a soutenu des sans-papiers et, en tant que maire, n’a pas pratiqué de discriminations à leur égard. Mais aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui sont pour « régulariser tous les sans-papiers ». Il aurait mieux fait de se taire car si l’attitude contre les travailleurs immigrés n’est malheureusement pas plus une nouveauté dans la bouche de personnalités du PC que de dirigeants du PS, ce genre de langage n’a rien à voir avec le communisme dont André Gerin continue de se revendiquer.
    Car, dans la tradition communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie » et, du point de vue de leurs intérêts, les seuls étrangers sont ceux qui les exploitent.

  • 29 juin 2011 à 21 h 49 min
    Permalink

    La commission exécutive du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Vénissieux condamne les propos du député communiste de notre circonscription.
    Une fois de plus, Monsieur Gerin chasse sur le territoire de l’extrême droite, en stigmatisant l’immigration, nouvelle ou ancienne, et lui fait porter la responsabilité, aujourd’hui comme hier, de tous les maux de notre pays.
    La CGT est fière d’être l’unique syndicat en France qui a su créer une entité propre pour défendre les sans papiers.
    « La CGT, de son origine à aujourd’hui, c’est l’internationalisme, la solidarité entre travailleurs de toutes origines, une vision du monde structurée par le clivage de classe et non celui des frontières nationales. Nous sommes fiers des luttes menées avec nos camarades immigrés. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a porté à sa direction Henri Krasucki, métallo né en Pologne, déporté par les nazis pour actes de résistance dans son pays d’accueil. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a compté parmi ses membres Missak Manouchian, métallo arménien né en Turquie, mort avec ses camarades immigrés de l’Affiche rouge pour libérer la France de l’oppression nazie. Nous sommes fiers et nous revendiquons d’être un syndicat qui a toujours organisé les travailleurs migrants, qui a toujours compté dans ses rangs des salariés venus de tous les continents ».
    A la CGT, les digues sont solides pour le rassemblement dans la fraternité, l’égalité et la liberté qui sont les trois valeurs de notre République. Le fascisme et le racisme ne passeront pas par-là.

  • 29 juin 2011 à 21 h 49 min
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    La commission exécutive du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Vénissieux condamne les propos du député communiste de notre circonscription.
    Une fois de plus, Monsieur Gerin chasse sur le territoire de l’extrême droite, en stigmatisant l’immigration, nouvelle ou ancienne, et lui fait porter la responsabilité, aujourd’hui comme hier, de tous les maux de notre pays.
    La CGT est fière d’être l’unique syndicat en France qui a su créer une entité propre pour défendre les sans papiers.
    « La CGT, de son origine à aujourd’hui, c’est l’internationalisme, la solidarité entre travailleurs de toutes origines, une vision du monde structurée par le clivage de classe et non celui des frontières nationales. Nous sommes fiers des luttes menées avec nos camarades immigrés. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a porté à sa direction Henri Krasucki, métallo né en Pologne, déporté par les nazis pour actes de résistance dans son pays d’accueil. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a compté parmi ses membres Missak Manouchian, métallo arménien né en Turquie, mort avec ses camarades immigrés de l’Affiche rouge pour libérer la France de l’oppression nazie. Nous sommes fiers et nous revendiquons d’être un syndicat qui a toujours organisé les travailleurs migrants, qui a toujours compté dans ses rangs des salariés venus de tous les continents ».
    A la CGT, les digues sont solides pour le rassemblement dans la fraternité, l’égalité et la liberté qui sont les trois valeurs de notre République. Le fascisme et le racisme ne passeront pas par-là.

  • 29 juin 2011 à 21 h 49 min
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    La commission exécutive du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Vénissieux condamne les propos du député communiste de notre circonscription.
    Une fois de plus, Monsieur Gerin chasse sur le territoire de l’extrême droite, en stigmatisant l’immigration, nouvelle ou ancienne, et lui fait porter la responsabilité, aujourd’hui comme hier, de tous les maux de notre pays.
    La CGT est fière d’être l’unique syndicat en France qui a su créer une entité propre pour défendre les sans papiers.
    « La CGT, de son origine à aujourd’hui, c’est l’internationalisme, la solidarité entre travailleurs de toutes origines, une vision du monde structurée par le clivage de classe et non celui des frontières nationales. Nous sommes fiers des luttes menées avec nos camarades immigrés. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a porté à sa direction Henri Krasucki, métallo né en Pologne, déporté par les nazis pour actes de résistance dans son pays d’accueil. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a compté parmi ses membres Missak Manouchian, métallo arménien né en Turquie, mort avec ses camarades immigrés de l’Affiche rouge pour libérer la France de l’oppression nazie. Nous sommes fiers et nous revendiquons d’être un syndicat qui a toujours organisé les travailleurs migrants, qui a toujours compté dans ses rangs des salariés venus de tous les continents ».
    A la CGT, les digues sont solides pour le rassemblement dans la fraternité, l’égalité et la liberté qui sont les trois valeurs de notre République. Le fascisme et le racisme ne passeront pas par-là.

  • 29 juin 2011 à 21 h 49 min
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    La commission exécutive du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Vénissieux condamne les propos du député communiste de notre circonscription.
    Une fois de plus, Monsieur Gerin chasse sur le territoire de l’extrême droite, en stigmatisant l’immigration, nouvelle ou ancienne, et lui fait porter la responsabilité, aujourd’hui comme hier, de tous les maux de notre pays.
    La CGT est fière d’être l’unique syndicat en France qui a su créer une entité propre pour défendre les sans papiers.
    « La CGT, de son origine à aujourd’hui, c’est l’internationalisme, la solidarité entre travailleurs de toutes origines, une vision du monde structurée par le clivage de classe et non celui des frontières nationales. Nous sommes fiers des luttes menées avec nos camarades immigrés. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a porté à sa direction Henri Krasucki, métallo né en Pologne, déporté par les nazis pour actes de résistance dans son pays d’accueil. Nous sommes fiers d’être le syndicat qui a compté parmi ses membres Missak Manouchian, métallo arménien né en Turquie, mort avec ses camarades immigrés de l’Affiche rouge pour libérer la France de l’oppression nazie. Nous sommes fiers et nous revendiquons d’être un syndicat qui a toujours organisé les travailleurs migrants, qui a toujours compté dans ses rangs des salariés venus de tous les continents ».
    A la CGT, les digues sont solides pour le rassemblement dans la fraternité, l’égalité et la liberté qui sont les trois valeurs de notre République. Le fascisme et le racisme ne passeront pas par-là.

  • 28 juin 2011 à 22 h 27 min
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    Non ce n’est pas une phrase dans 4 pages et demi ! Nous lisons une démonstration continue sur plusieurs paragraphes qui accusent, caricaturent et polémiquent avec Mélanchon (et non avec Parisot) sur le thème de l’immigration. Il faut citer Guéant, et le secrétaire national du FN qui se reconnaissent dans les propos de Gerin. Sans polémique c’est un fait objectif ! Ce qui est tabou en cette période de montée du FN c’est de contredire ses idées sur l’immigration ! La pénétration d’idées nationalistes au sein de la Classe ouvrière n’est pas une invention de sociologue ! Dès 2008, Gerin se plaçait en concurrence du FN sur le thème de l’immigration. Il proposait de « réduire l’immigration régulière » dans une lettre à P.Laurent il y a quelques mois. Assimiler les problèmes des Minguettes à l’immigration c’est faire le lit aux arguments du FN ! Dans une ville qui doit tout à l’immigration ! Les propositions de Gerin/Guéant sont en effet insupportables. Non Vénissieux n’est pas « une maison » dont on ferme les portes et les fenêtres pour se protéger du monde et de ses contradictions. La France non plus ! Réduire à l’immigration le problème des quartiers est une démarche intellectuelle erronée. Autant que celle qui consiste à constater l’origine ethnique des populations de nos prisons. Mais rassurez vous, « je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand » ! et ne voit aucune contradiction entre la demande de fermeture des frontières, le refus de régulariser les sans papiers et l’internationalisme proclamé d’André Gerin… L’un doit pourtant quelque part masquer l’autre ? Il faudra mieux nous convaincre que la stigmatisation de l’immigration régulière et irrégulière conduit à plus d’internationalisme et de solidarité ! Et surtout arrêter de prendre de haut ceux qui discutent les thèses de Gerin ! Ils savent lire et comprennent ce qu’ils lisent ! Ceux qui les approuvent aussi ! Certes les arguments des uns et des autre peuvent en effet différer voire diverger. C’est ce qui se passe.

  • 28 juin 2011 à 22 h 27 min
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    Non ce n’est pas une phrase dans 4 pages et demi ! Nous lisons une démonstration continue sur plusieurs paragraphes qui accusent, caricaturent et polémiquent avec Mélanchon (et non avec Parisot) sur le thème de l’immigration. Il faut citer Guéant, et le secrétaire national du FN qui se reconnaissent dans les propos de Gerin. Sans polémique c’est un fait objectif ! Ce qui est tabou en cette période de montée du FN c’est de contredire ses idées sur l’immigration ! La pénétration d’idées nationalistes au sein de la Classe ouvrière n’est pas une invention de sociologue ! Dès 2008, Gerin se plaçait en concurrence du FN sur le thème de l’immigration. Il proposait de « réduire l’immigration régulière » dans une lettre à P.Laurent il y a quelques mois. Assimiler les problèmes des Minguettes à l’immigration c’est faire le lit aux arguments du FN ! Dans une ville qui doit tout à l’immigration ! Les propositions de Gerin/Guéant sont en effet insupportables. Non Vénissieux n’est pas « une maison » dont on ferme les portes et les fenêtres pour se protéger du monde et de ses contradictions. La France non plus ! Réduire à l’immigration le problème des quartiers est une démarche intellectuelle erronée. Autant que celle qui consiste à constater l’origine ethnique des populations de nos prisons. Mais rassurez vous, « je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand » ! et ne voit aucune contradiction entre la demande de fermeture des frontières, le refus de régulariser les sans papiers et l’internationalisme proclamé d’André Gerin… L’un doit pourtant quelque part masquer l’autre ? Il faudra mieux nous convaincre que la stigmatisation de l’immigration régulière et irrégulière conduit à plus d’internationalisme et de solidarité ! Et surtout arrêter de prendre de haut ceux qui discutent les thèses de Gerin ! Ils savent lire et comprennent ce qu’ils lisent ! Ceux qui les approuvent aussi ! Certes les arguments des uns et des autre peuvent en effet différer voire diverger. C’est ce qui se passe.

  • 28 juin 2011 à 22 h 27 min
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    Non ce n’est pas une phrase dans 4 pages et demi ! Nous lisons une démonstration continue sur plusieurs paragraphes qui accusent, caricaturent et polémiquent avec Mélanchon (et non avec Parisot) sur le thème de l’immigration. Il faut citer Guéant, et le secrétaire national du FN qui se reconnaissent dans les propos de Gerin. Sans polémique c’est un fait objectif ! Ce qui est tabou en cette période de montée du FN c’est de contredire ses idées sur l’immigration ! La pénétration d’idées nationalistes au sein de la Classe ouvrière n’est pas une invention de sociologue ! Dès 2008, Gerin se plaçait en concurrence du FN sur le thème de l’immigration. Il proposait de « réduire l’immigration régulière » dans une lettre à P.Laurent il y a quelques mois. Assimiler les problèmes des Minguettes à l’immigration c’est faire le lit aux arguments du FN ! Dans une ville qui doit tout à l’immigration ! Les propositions de Gerin/Guéant sont en effet insupportables. Non Vénissieux n’est pas « une maison » dont on ferme les portes et les fenêtres pour se protéger du monde et de ses contradictions. La France non plus ! Réduire à l’immigration le problème des quartiers est une démarche intellectuelle erronée. Autant que celle qui consiste à constater l’origine ethnique des populations de nos prisons. Mais rassurez vous, « je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand » ! et ne voit aucune contradiction entre la demande de fermeture des frontières, le refus de régulariser les sans papiers et l’internationalisme proclamé d’André Gerin… L’un doit pourtant quelque part masquer l’autre ? Il faudra mieux nous convaincre que la stigmatisation de l’immigration régulière et irrégulière conduit à plus d’internationalisme et de solidarité ! Et surtout arrêter de prendre de haut ceux qui discutent les thèses de Gerin ! Ils savent lire et comprennent ce qu’ils lisent ! Ceux qui les approuvent aussi ! Certes les arguments des uns et des autre peuvent en effet différer voire diverger. C’est ce qui se passe.

  • 28 juin 2011 à 22 h 27 min
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    Non ce n’est pas une phrase dans 4 pages et demi ! Nous lisons une démonstration continue sur plusieurs paragraphes qui accusent, caricaturent et polémiquent avec Mélanchon (et non avec Parisot) sur le thème de l’immigration. Il faut citer Guéant, et le secrétaire national du FN qui se reconnaissent dans les propos de Gerin. Sans polémique c’est un fait objectif ! Ce qui est tabou en cette période de montée du FN c’est de contredire ses idées sur l’immigration ! La pénétration d’idées nationalistes au sein de la Classe ouvrière n’est pas une invention de sociologue ! Dès 2008, Gerin se plaçait en concurrence du FN sur le thème de l’immigration. Il proposait de « réduire l’immigration régulière » dans une lettre à P.Laurent il y a quelques mois. Assimiler les problèmes des Minguettes à l’immigration c’est faire le lit aux arguments du FN ! Dans une ville qui doit tout à l’immigration ! Les propositions de Gerin/Guéant sont en effet insupportables. Non Vénissieux n’est pas « une maison » dont on ferme les portes et les fenêtres pour se protéger du monde et de ses contradictions. La France non plus ! Réduire à l’immigration le problème des quartiers est une démarche intellectuelle erronée. Autant que celle qui consiste à constater l’origine ethnique des populations de nos prisons. Mais rassurez vous, « je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand » ! et ne voit aucune contradiction entre la demande de fermeture des frontières, le refus de régulariser les sans papiers et l’internationalisme proclamé d’André Gerin… L’un doit pourtant quelque part masquer l’autre ? Il faudra mieux nous convaincre que la stigmatisation de l’immigration régulière et irrégulière conduit à plus d’internationalisme et de solidarité ! Et surtout arrêter de prendre de haut ceux qui discutent les thèses de Gerin ! Ils savent lire et comprennent ce qu’ils lisent ! Ceux qui les approuvent aussi ! Certes les arguments des uns et des autre peuvent en effet différer voire diverger. C’est ce qui se passe.

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