

La direction a décidé d’engager un plan de réorganisation qui devrait se solder, selon les représentants du personnel, par “au moins quatre licenciements”. Les salariés ont protesté en observant un mouvement de grève, le mardi 7 juin, marqué par des rassemblements en matinée devant les mairies de Vénissieux, Saint-Fons et Saint-Priest. Une action qui visait davantage à attirer l’attention du public qu’à porter une revendication auprès des élus. Le directeur général des services de la Ville de Vénissieux, Joël Mérico, a du reste assuré les grévistes du soutien du maire, Michèle Picard. “Le prochain conseil municipal devrait décider d’une garantie d’emprunt à l’association”, a-t-il précisé.
Les communes de Saint-Priest et Saint-Fons devraient en faire de même. Si le personnel apprécie cette aide, son inquiétude n’en reste pas moins vive. La rencontre qui a suivi, dans l’après-midi du 7 juin, avec la direction et le président du Conseil d’administration, Francis Contis, ne l’a pas vraiment rassuré. “Ils sont déterminés à aller au bout du plan de réorganisation, déplorait une déléguée. C’est préjudiciable pour l’emploi, mais aussi pour notre public. On satisfait de moins en moins les personnes en recherche d’insertion professionnelle, qui sont pourtant de plus en plus nombreuses à Vénissieux et dans l’Est Lyonnais.”


































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