"Tree of Life" : pompeux et pompant

Si la plupart des cinéastes racontent des histoires, d’autres préfèrent, avec leurs images, faire preuve d’un univers personnel original, identifiable dès le premier plan. C’est le cas de Terrence Malick qui, avec « Tree of Life », signe seulement son cinquième film depuis 1973. Présenté à Cannes cette semaine, il sera sur les écrans de Gérard-Philipe dès le 1er juin.

La lenteur, c’est connu, est un signe ostentatoire d’auteurisme et on préfère toujours citer Tarkovski ou Kubrick aux dépens des rois de la série B capables d’aligner des dizaines de films dans l’année. C’est une affaire entendue : les premiers sont des auteurs, les autres peuvent se contenter d’être d’excellents cinéastes. Or donc, nous voici pénétrant dans « Tree of Life », l’œuvre d’un Auteur, et ceci nous est précisé dès les premières minutes : une voix-off lance le récit, appuyée par une très belle image difficilement cernable, compréhensible. Pendant deux heures trente, on va nous expliquer en substance que la Création est complexe, qu’elle est  née d’un grand architecte, que Dieu est Amour et qu’il peut, malgré tout, nous éprouver, bref un discours religieux énoncé sur des images résolument New Age où l’on peut reconnaître une éruption volcanique, des méduses, l’infiniment grand et, juste après, l’infiniment petit. À l’issue de la projection cannoise, les applaudissements nourris faisaient match nul avec les huées.

Que Malick soit croyant n’est pas un problème. Qu’il nous assène un tel prêchi-prêcha le devient. D’autant plus qu’après nous avoir parlé d’une famille qui perd son enfant puis montré le frère -devenu grand sous les traits de Sean Penn- errer dans une architecture futuriste sans mot dire mais pas sans maudire puisqu’il reproche à son père son éducation, Malick nous balance des plans du début du monde : dans une forêt jurassique, un pauvre dinosaure allongé, visiblement malade, va être la proie d’un ignoble T-Rex qui lui pose la patte sur la tête une fois, deux fois, puis se retire, laissant sauf le pauvre petit. Que faut-il en déduire ? Que Dieu supervisait déjà la Terre, ce qui devrait clouer une bonne fois pour toutes le bec aux incroyants.

Revenons à notre famille et au père, joué par Brad Pitt : enfin, le film relève la tête, montre des rapports difficiles entre Pitt et ses trois fils, face à la bonté (divine) de la mère, Jessica Chastain. Les plans sont magnifiques : Pitt au téléphone, couvert par le bruit d’un avion ; les enfants qui jouent dans les fumigènes du DDT ; le gamin couché dans un canal creusé dans la terre, etc. Pourquoi Malick ne s’en est-il pas tenu à seulement cela ? Pourquoi a-t-il cru bon d’adopter le montage à la mode, cher à Iñarritu, qui consiste à montrer des scènes dans le plus grand désordre chronologique ? Pourquoi bascule-t-il, à la fin, dans le ridicule le plus achevé : cette plage, symbole du paradis, où tous les personnages se retrouvent à l’âge où le spectateur les a identifiés ? Et pourquoi, par pitié, pourquoi cette voix-off ? Certes, au commencement était le Verbe. Mais faut peut-être pas pousser !

Vous avez le droit d’adorer « Tree of Life ». Des films comme « Le nouveau monde », le précédent Malick, ou « Avatar » de James Cameron, nous ont déjà familiarisé avec ce grand mouvement qui lie l’Homme à la Nature et à Dieu via le Cosmos, ce que j’appelais précédemment le style New Age. Pour ma part, je trouve tout autant ce New Age que « Tree of Life » pompier et pompeux. Pompant, quoi ! Et accorde néanmoins volontiers à Terrence Malick son statut d’auteur.

 

Une pensée sur “"Tree of Life" : pompeux et pompant

  • 20 mai 2011 à 1 h 01 min
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    Sérieux a y est les mecs ils ont vu un Terrence Malick, ils se sentent plus pisser. Ils sont les plus intelligents du monde… et ceux qui osent apporter une critique sont des tocards qui ne méritent de ne regarder que Fast and Furious et Pirates des Caraibes…

    Oui ce film est totalement empreint de religion, faut vraiment avoir des oeillères pour ne pas l’admettre. On nous parle de lumière, d’amour, de mal et de bien pendant 2h30. Je suis d’accord avec l’auteur de ce post, les parties qui explorent les relations entre les différents membres de la famille sont les intéressantes car les plus complexes.

  • 20 mai 2011 à 1 h 01 min
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    Sérieux a y est les mecs ils ont vu un Terrence Malick, ils se sentent plus pisser. Ils sont les plus intelligents du monde… et ceux qui osent apporter une critique sont des tocards qui ne méritent de ne regarder que Fast and Furious et Pirates des Caraibes…

    Oui ce film est totalement empreint de religion, faut vraiment avoir des oeillères pour ne pas l’admettre. On nous parle de lumière, d’amour, de mal et de bien pendant 2h30. Je suis d’accord avec l’auteur de ce post, les parties qui explorent les relations entre les différents membres de la famille sont les intéressantes car les plus complexes.

  • 20 mai 2011 à 1 h 01 min
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    Sérieux a y est les mecs ils ont vu un Terrence Malick, ils se sentent plus pisser. Ils sont les plus intelligents du monde… et ceux qui osent apporter une critique sont des tocards qui ne méritent de ne regarder que Fast and Furious et Pirates des Caraibes…

    Oui ce film est totalement empreint de religion, faut vraiment avoir des oeillères pour ne pas l’admettre. On nous parle de lumière, d’amour, de mal et de bien pendant 2h30. Je suis d’accord avec l’auteur de ce post, les parties qui explorent les relations entre les différents membres de la famille sont les intéressantes car les plus complexes.

  • 20 mai 2011 à 1 h 01 min
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    Sérieux a y est les mecs ils ont vu un Terrence Malick, ils se sentent plus pisser. Ils sont les plus intelligents du monde… et ceux qui osent apporter une critique sont des tocards qui ne méritent de ne regarder que Fast and Furious et Pirates des Caraibes…

    Oui ce film est totalement empreint de religion, faut vraiment avoir des oeillères pour ne pas l’admettre. On nous parle de lumière, d’amour, de mal et de bien pendant 2h30. Je suis d’accord avec l’auteur de ce post, les parties qui explorent les relations entre les différents membres de la famille sont les intéressantes car les plus complexes.

  • 19 mai 2011 à 11 h 13 min
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    l’ami, si tu prenait le temps de reflechir avant d’ecrire, comme le fait malick avant de realiser un film, tu eviterais surement les fautes d’orthographes, ainsi qu’un manque de comprehension du film : je ne dirai qu’une chose, malick ne cite Dieu qu’une fois dans le film a travers Mrs Chastain. c’est tout ! ce n’est pas un film religieux, c’est un film sur la vie, avec toutes les contradictions et la logique que celle ci comporte.

    Heureusement pour toi : fast & Furious 5 viens de sortir, pour palier à ta frustration de ne pas avoir compris un Malick…

    à bon entendeur

  • 19 mai 2011 à 11 h 13 min
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    l’ami, si tu prenait le temps de reflechir avant d’ecrire, comme le fait malick avant de realiser un film, tu eviterais surement les fautes d’orthographes, ainsi qu’un manque de comprehension du film : je ne dirai qu’une chose, malick ne cite Dieu qu’une fois dans le film a travers Mrs Chastain. c’est tout ! ce n’est pas un film religieux, c’est un film sur la vie, avec toutes les contradictions et la logique que celle ci comporte.

    Heureusement pour toi : fast & Furious 5 viens de sortir, pour palier à ta frustration de ne pas avoir compris un Malick…

    à bon entendeur

  • 19 mai 2011 à 11 h 13 min
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    l’ami, si tu prenait le temps de reflechir avant d’ecrire, comme le fait malick avant de realiser un film, tu eviterais surement les fautes d’orthographes, ainsi qu’un manque de comprehension du film : je ne dirai qu’une chose, malick ne cite Dieu qu’une fois dans le film a travers Mrs Chastain. c’est tout ! ce n’est pas un film religieux, c’est un film sur la vie, avec toutes les contradictions et la logique que celle ci comporte.

    Heureusement pour toi : fast & Furious 5 viens de sortir, pour palier à ta frustration de ne pas avoir compris un Malick…

    à bon entendeur

  • 19 mai 2011 à 11 h 13 min
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    l’ami, si tu prenait le temps de reflechir avant d’ecrire, comme le fait malick avant de realiser un film, tu eviterais surement les fautes d’orthographes, ainsi qu’un manque de comprehension du film : je ne dirai qu’une chose, malick ne cite Dieu qu’une fois dans le film a travers Mrs Chastain. c’est tout ! ce n’est pas un film religieux, c’est un film sur la vie, avec toutes les contradictions et la logique que celle ci comporte.

    Heureusement pour toi : fast & Furious 5 viens de sortir, pour palier à ta frustration de ne pas avoir compris un Malick…

    à bon entendeur

  • 19 mai 2011 à 9 h 06 min
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    Premièrement, il faudrait revoir vos connaissances en terme de dinosaure.
    Deuxièmement, n’importe qui ne peut pas avoir l’intelligence nécessaire pour apprécier ce film. La voix-off est une marque de fabrique chez Malick et heureusement qu’il ne l’a pas complétement abonnée, notamment dans les longues scènes sans paroles.
    Troisièmement, Malick film d’une façon incroyable, j’ai rarement vu une caméra bougée avec tant de facilité. C’est « awesome ».
    Quatrièmement, je suis anti-religion, pourtant je n’ai pas trouvé ce film pro catho. Encore une histoire de goût.
    Cinquièmement, les acteurs sont remarquables. A plusieurs reprises vous vous dites :  » wooooh mais ça je l’ai déjà vécu ! « . Une mention particulière aux enfants.
    Sixièmement, les images sont magnifiques, comme dans tous les films de Malick. et non ce n’est pas un immeuble futuriste, c’est maintenant et sa se passe à Chicago.
    Septièmement, je pourrais continuer encore des heures, ce film ne vise pas large du tout mais lorsque l’on sait à quoi s’attendre, ce film est fabuleux.

    Bon Pirates des Caraïbes.

  • 19 mai 2011 à 9 h 06 min
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    Premièrement, il faudrait revoir vos connaissances en terme de dinosaure.
    Deuxièmement, n’importe qui ne peut pas avoir l’intelligence nécessaire pour apprécier ce film. La voix-off est une marque de fabrique chez Malick et heureusement qu’il ne l’a pas complétement abonnée, notamment dans les longues scènes sans paroles.
    Troisièmement, Malick film d’une façon incroyable, j’ai rarement vu une caméra bougée avec tant de facilité. C’est « awesome ».
    Quatrièmement, je suis anti-religion, pourtant je n’ai pas trouvé ce film pro catho. Encore une histoire de goût.
    Cinquièmement, les acteurs sont remarquables. A plusieurs reprises vous vous dites :  » wooooh mais ça je l’ai déjà vécu ! « . Une mention particulière aux enfants.
    Sixièmement, les images sont magnifiques, comme dans tous les films de Malick. et non ce n’est pas un immeuble futuriste, c’est maintenant et sa se passe à Chicago.
    Septièmement, je pourrais continuer encore des heures, ce film ne vise pas large du tout mais lorsque l’on sait à quoi s’attendre, ce film est fabuleux.

    Bon Pirates des Caraïbes.

  • 19 mai 2011 à 9 h 06 min
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    Premièrement, il faudrait revoir vos connaissances en terme de dinosaure.
    Deuxièmement, n’importe qui ne peut pas avoir l’intelligence nécessaire pour apprécier ce film. La voix-off est une marque de fabrique chez Malick et heureusement qu’il ne l’a pas complétement abonnée, notamment dans les longues scènes sans paroles.
    Troisièmement, Malick film d’une façon incroyable, j’ai rarement vu une caméra bougée avec tant de facilité. C’est « awesome ».
    Quatrièmement, je suis anti-religion, pourtant je n’ai pas trouvé ce film pro catho. Encore une histoire de goût.
    Cinquièmement, les acteurs sont remarquables. A plusieurs reprises vous vous dites :  » wooooh mais ça je l’ai déjà vécu ! « . Une mention particulière aux enfants.
    Sixièmement, les images sont magnifiques, comme dans tous les films de Malick. et non ce n’est pas un immeuble futuriste, c’est maintenant et sa se passe à Chicago.
    Septièmement, je pourrais continuer encore des heures, ce film ne vise pas large du tout mais lorsque l’on sait à quoi s’attendre, ce film est fabuleux.

    Bon Pirates des Caraïbes.

  • 19 mai 2011 à 9 h 06 min
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    Premièrement, il faudrait revoir vos connaissances en terme de dinosaure.
    Deuxièmement, n’importe qui ne peut pas avoir l’intelligence nécessaire pour apprécier ce film. La voix-off est une marque de fabrique chez Malick et heureusement qu’il ne l’a pas complétement abonnée, notamment dans les longues scènes sans paroles.
    Troisièmement, Malick film d’une façon incroyable, j’ai rarement vu une caméra bougée avec tant de facilité. C’est « awesome ».
    Quatrièmement, je suis anti-religion, pourtant je n’ai pas trouvé ce film pro catho. Encore une histoire de goût.
    Cinquièmement, les acteurs sont remarquables. A plusieurs reprises vous vous dites :  » wooooh mais ça je l’ai déjà vécu ! « . Une mention particulière aux enfants.
    Sixièmement, les images sont magnifiques, comme dans tous les films de Malick. et non ce n’est pas un immeuble futuriste, c’est maintenant et sa se passe à Chicago.
    Septièmement, je pourrais continuer encore des heures, ce film ne vise pas large du tout mais lorsque l’on sait à quoi s’attendre, ce film est fabuleux.

    Bon Pirates des Caraïbes.

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