Connectez-vous avec nous

Bonjour, que cherchez-vous ?

Actus

Les enfants roms du Hangar ont exposé à Charles-Perrault

Larissa, Cristina, Saloméa, Cynthia, Alex et tous leurs amis, scolarisés à l’école Charles-Perrault des Minguettes, n’auront pas pu présenter eux-mêmes l’exposition qu’ils ont préparée. Ces enfants roms et leurs familles ont en effet dû quitter Vénissieux, à la suite de l’incendie du « Hangar », un squat situé 24, avenue de la République, dévasté le 4 mai en fin d’après-midi.

Sur les murs, dans les couloirs du groupe scolaire, ont été placés des dizaines de tableaux réalisés dans le cadre de l’atelier peinture qui avait lieu le samedi après-midi au Hangar. “C’est en novembre dernier, précise Élisabeth Gagneur, du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux enfants des squats (CLASSES), que nous avons lancé cet atelier. Nous étions accompagnés par des bénévoles de l’association Art et développement. Tous les samedis, nous nous retrouvions pendant une heure. Une trentaine d’enfants y participaient. Petit à petit, des plus âgés sont venus. Nous arrivions avec le matériel, l’enfant inscrivait son prénom au dos de la feuille, puis réclamait pinceaux et couleurs. Aucun thème n’a été fixé. Une fois terminé, le dessin était accroché pour qu’il sèche.

L’objectif des bénévoles des deux associations : que chacun puisse découvrir le plaisir de la couleur et mettre sa trace sur un papier. « C’était également un moment de rencontre très joyeux entre les enfants, les parents qui peignaient parfois avec eux et les jeunes bénévoles fidèles au rendez-vous. Petit à petit, une fois l’atelier terminé, les enfants continuaient à jouer avec les bénévoles. Plus nous avancions dans l’année, plus des enfants de riverains venaient jouer aussi. »

Pour l’exposition, les représentants de CLASSES et d’Art et Développement avaient choisi des peintures d’enfants de tous âges. Elles représentent essentiellement des maisons et des fleurs, certaines très gaies, d’autres empreintes de gravité, plus sombres. « Il fallait présenter l’expo même si les enfants ne sont plus là, ajoutait Élisabeth Gagneur. Nous sommes tous désolés que cela se termine ainsi. Mais ce n’est pas du temps perdu. » Mme Truong, directrice du groupe scolaire, insistait : « C’est pour mes élèves partis que nous sommes là. Nous pensons à eux. Nous aurions tellement aimé les féliciter ! Cette expo est aussi importante pour eux que pour nous. Tous m’ont promis qu’ils retourneraient à l’école. Moi je ne les oublierai pas. S’ils revenaient, je les accueillerais à bras ouverts. »

Cliquer pour commenter

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Vous aimerez également

Culture

Début juillet, des jeunes des EPJ Léo-Lagrange et Parilly ont tourné un court-métrage dans le cadre des ateliers de La CinéFabrique. Le montage est...

Actus

Dans le cadre des animations d’été, les habitants ont pu peindre l’esplanade du boulevard Komarov, au quartier Pyramide.

Actus

Pendant plus de trente ans, de 1985 à 2015, les archéologues ont multiplié les chantiers de fouilles à l’intérieur et autour du vieux Bourg...

Actus

Après un 14 juillet caniculaire, les Fêtes escales se sont poursuivies avec deux soirées enjouées ayant attiré un public chaleureux.

Actus

La Métropole de Lyon, en lien avec les communes qui la composent, a publié une carte des lieux frais. À Vénissieux, plusieurs options existent...