8 mars : femmes debout

Les Équipements polyvalent jeunes (EPJ) seront fortement mobilisés autour du 8 mars

Un beau programme attend les Vénissianes et tous ceux qui les rejoindront autour du 8 mars avec des expositions, projections de films et spectacles. Mais l’équipe municipale invite aussi à chacun à se rappeler que liberté et égalité se conquièrent tous les jours.

Les jeunes -filles et on espère aussi garçons- seront parmi les vedettes de la journée internationale des Femmes 2011 à Vénissieux. Depuis des semaines, dans les quartiers Léo-Lagrange, Moulin-à-Vent, Pyramide, Darnaise, Parilly et Charréard, ceux qui fréquentent les Equipements polyvalent jeunes s’interrogent sur la place et les droits des femmes dans notre société. Et Saïd Alleg, responsable des EPJ pour la Ville, ne cache pas qu’éducateurs et animateurs sont parfois témoins “de choses inquiétantes”, notamment (laisse-t-il entendre) sur les notions de respect.
“Les relations entre filles et garçons, ce sont des questions qui nous intéressent grandement dans notre travail éducatif”, expliquait-il lundi, au cours de la conférence de presse que tenait le maire de Vénissieux, Michèle Picard, pour présenter le programme autour du 8 mars. “Nous avons eu des discussions de fond avec les jeunes pour trouver des activités qui mobilisent un peu tout le monde.” Résultat, tous les EPJ vont proposer une activité soit au sein de la structure (ainsi la projection du film “La journée de la jupe” à la Darnaise) soit en montant mardi prochain sur scène, salle Irène-Joliot-Curie, pour des lectures de poèmes, des saynettes ou la présentation d’expos…
“Les EPJ, commente pour sa part Yolande Peytavin, première adjointe au maire, ce sont des lieux de loisirs mais pas seulement. On y développe également les notions de respect : entre les jeunes comme avec les éducateurs. Et même si ce travail reste modeste, il est encourageant.” Ce que Saïd Alleg décline par une formule qui a fait sourire : “C’est en avançant doucement dans l’herbe qu’on attrapera le lièvre”.

Augmentation considérable des violences
Pourtant, les avancées sur les droits des femmes sont bien maigres, cent un ans après la première journée internationale des femmes imaginée par Clara Zetkin, journaliste et militante révolutionnaire allemande. On n’oublie pas le droit de vote (1944), l’autorisation de l’IVG (1975) ou l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives (2000). Mais a contrario, les régressions sont patentes. Bien sûr, il y a la récente affaire de Sensual Clean service (voir page 4), soulevée par Michèle Picard, qui montre à quel point certains n’hésitent pas à exploiter le corps des femmes, à la fois boniche et putain. Mais le maire cite également la levée de l’interdiction du travail de nuit des femmes ou la récente réforme des retraites qui va les pénaliser encore plus, alors qu’elles connaissent déjà un taux de pauvreté plus important que les hommes. Quant aux violences dont les femmes sont victimes… les chiffres sont terrifiants. L’an dernier, les agressions sur la voie publique ont augmenté de 13% en France. Michèle Picard rappelle aussi qu’une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les deux jours et demi. Et rend publiques ces données : “A Vénissieux, 199 faits de violences conjugales ont été constatés en 2010, en augmentation de 17% par rapport à 2009.”
Pour contrer la précarisation des femmes dans notre pays et combattre les préjugés, nos gouvernants devraient avoir pour priorité d’aider le monde associatif. Bien au contraire. C’est ainsi que, pour la première fois, le Planning familial en est réduit à faire la tournée des collectivités locales pour grapiller assez d’argent pour boucler son budget. Et qu’en raison de financements peau de chagrin, les responsables de Fil’actions craignent de devoir mettre la clé sous la porte cette année alors que l’association joue un rôle fondamental notamment dans l’éducation des jeunes.
On comprend pourquoi le 8 mars 2011 sera revendicatif à Vénissieux. Festif mais revendicatif. Et pourquoi les EPJ ont du pain sur la planche.

Programme autour du 8 mars

Lundi 7 mars
18 heures : à l’EPJ Darnaise, projection du film « La journée de la jupe » de Jean-Paul Lilienfeld, suivie d’un débat.
20h30 : au BIJ (Espace central jeunes), projection du documentaire « D’objet à sujet », produit par Time Code Production et échanges avec la réalisatrice.
Mardi 8 mars à la salle Irène-Joliot-Curie
A partir de 17h30, accueil et découverte des expositions préparées dans les équipements polyvalents jeunes : les “Portraits de femmes du monde”, réalisés à l’EPJ du Charréard, les peintures sur toile traitant de la condition de la femme dues aux jeunes de l’EPJ Pyramide, et les “Regards de femmes” (graphes sur toile) du Moulin-à-Vent.
Après le discours de Michèle Picard, maire de Vénissieux (à 18 heures), présentation de la fresque « Féminin Plurielle », réalisée par dix femmes des ateliers Henri-Matisse. Cette fresque sera exposée le mardi 8 mars à la salle Irène-Joliot-Curie, avant de rejoindre le lendemain et jusqu’au 16 mars le hall d’accueil de l’hôtel de ville.
Cette soirée du mardi se poursuivra avec une lecture de poèmes par deux jeunes filles de l’EPJ Léo-Lagrange, des scénettes sur les relations entre les filles et les garçons imaginées à l’EPJ Darnaise, et des chants avec l’EPJ Pyramide.
A 19 heures, récital « slam-musette pour mélomanes de HLM » de Claudine Lebègue. La chanteuse, auteur, interprète et comédienne lyonnaise a tiré ce spectacle « A ma zone » d’un livre dans lequel elle raconte sa vie dans les premières cités HLM des années 60. Un livre-disque éponyme est sorti à l’automne 2010, aux éditions La Passe du vent.
La soirée s’achèvera vers 20h15, autour d’un buffet.
Jeudi 10 mars à l’espace arts plastiques de la Maison du Peuple, visites commentées de l’exposition « Anaana » de l’artiste chinoise Xue Feng Chen de 14 à 17 heures (visite à chaque début d’heure).
Vendredi 1er avril à la MJC
A 18 heures, la MJC Le Cadran avec les associations ALS et FIL organisent un débat sur les discriminations contre les femmes, en présence de Sabrina R., auteur de “La gifle. Ma vie de femme battue”, paru aux éditions Danger Public.
Renseignements : 04 72 50 00 69.

Une pensée sur “8 mars : femmes debout

  • 8 mars 2011 à 15 h 49 min
    Permalink

    félicitation toutes les femmesz

  • 8 mars 2011 à 15 h 49 min
    Permalink

    félicitation toutes les femmesz

  • 8 mars 2011 à 15 h 49 min
    Permalink

    félicitation toutes les femmesz

  • 8 mars 2011 à 15 h 49 min
    Permalink

    félicitation toutes les femmesz

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *