Centre nautique intercommunal : vers une reconstruction in situ

La réouverture du CNI n'interviendrait pas avant trois ou quatre ans

Même si l’hypothèse criminelle ne fait plus guère de doute, rien n’a filtré de l’enquête menée par la police scientifique après l’incendie du centre nautique intercommunal, le 28 novembre au petit matin. Rien d’officiel non plus sur le devenir de la structure. La décision appartient au comité intercommunal, dont la prochaine réunion est fixée au 17 février. Il se dit néanmoins que les villes partenaires (Vénissieux, Lyon et Saint-Fons) privilégieraient la solution d’une reconstruction lourde in situ ; les bassins seraient alors conservés, mais pas le système de toit bâché. La réouverture n’interviendrait pas avant trois ou quatre ans.
Dans des locaux attenants au CNI, dont l’accès est barricadé, les responsables vaquent à leurs occupations. “Permanence du lundi à vendredi, de 10 heures à 19 heures”, indiquent des affichettes à l’entrée. “Ces lieux servaient autrefois de logement au gardien, ils ont été aménagés pour que le personnel restant puisse y assurer les tâches administratives essentielles, comme les remboursements des abonnements et des cours annulés”, explique Anne-Marie Bringuier, la directrice. Elle fait partie des cadres encore concernés par la gestion du CNI. Les trois villes associées dans cette gestion se sont concertées pour trouver des solutions d’emploi aux personnels titulaires. C’est ainsi que six employés sont reclassés depuis le 1er février à Vénissieux, sur des postes d’agents d’accueil et d’entretien ; quatre autres seront mis à disposition au cours de l’année, en fonction des missions à assurer pour le CNI. Quelques maîtres-nageurs et/ou éducateurs sportifs spécialisés poursuivent également leurs activités à Vénissieux. Quant aux vacataires ou “intermittents” du centre nautique, ils restent payés jusqu’en mai, et devront ensuite trouver à se reclasser.
Dans un souci de cohérence, le conseil municipal a prévu de voter lors de sa prochaine séance (lundi 31 janvier) la prise en charge  des lignes d’eaux que les associations sportives doivent désormais louer dans des piscines de l’agglomération, alors qu’elles y avaient accès gratuitement à Vénissieux.

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