Vœux du PCF : pour une année de combats… en attendant 2012

Pour la section locale du Parti communiste français, 2011 ne saurait être “une année de transition vers 2012, mais bien une année où l’engagement de chacun permettra de faire reculer le pouvoir, de construire une véritable alternative politique”. Serge Truscello, le secrétaire de section, estime que les grandes mobilisations de 2010, auxquelles les communistes de Vénissieux ont pris une part active, sont porteuses d’espoir. “Elles n’ont pas permis de faire reculer le pouvoir, mais elles ont permis une prise de conscience sur le fait que les moyens existent, que les richesses créées doivent servir aux populations.”
Si la section du PCF “n’attend pas de ce gouvernement qu’il apporte des solutions au mal-logement, au manque d’emplois, au développement de l’industrie, ou encore au manque de moyens de l’école et de l’hôpital public”, elle croit fortement en la construction d’ “un rassemblement des forces politiques progressistes pour bousculer la droite”. Pour Serge Truscello, “c’est dans la mobilisation, la construction des résistances nécessaires à la politique de Sarkozy, que nous préparerons une véritable alternative en 2012. »
Quant à définir l’identité du meilleur candidat pour porter ces espoirs, c’est une question qui n’est pas d’actualité. Les communistes vénissians sont en revanche sûrs d’une chose : il doit y avoir un candidat PCF en 2012 au scrutin présidentiel. L’hypothèse d’une candidature Mélenchon à la tête du Front de gauche (constitué du PCF et du Parti de gauche) n’a pas leur faveur. Loin s’en faut. “Nous n’avons rien à gagner à nous ranger derrière une candidature qui aboutirait à ce qu’il y ait deux socialistes au 1er tour des présidentielles”, explique le secrétaire de section. “Ce serait dommage que le PCF ne soit pas là pour porter ses valeurs alors que nous vivons une période de remise en cause du capitalisme”, observe pour sa part Marie-Christine Burricand, conseillère générale du canton sud.
Les valeurs du communisme, il en sera question le 28 janvier à la salle Irène-Joliot-Curie, sur un mode festif. Pour célébrer le 90e anniversaire du congrès de Tours, qui a vu la création de la SFIC (futur PCF), la section vénissiane prépare une soirée où l’on pourra chanter, danser, tester ses connaissances sur l’histoire du PCF  et bien sûr s’interroger sur son rôle et son avenir, à dix-huit mois d’une échéance électorale majeure.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *