Exposition : Olivier Fischer retourne aux sources

Quinze ans, c’est long ! Et pourtant, ils passent tellement rapidement. Cela faisait quinze ans qu’Olivier Fischer n’avait trouvé le temps de dessiner, tout occupé à faire progresser l’agence de graphisme Terre de Sienne, devenue depuis Sienne Design, créée à Vénissieux en 1992. Il s’est remis à l’ouvrage à l’été 2009. Ses dessins sont visibles jusqu’au 15 janvier au Ness, restaurants situés à Lyon.

Olivier a passé toute sa jeunesse et son enfance à suivre les cours des ateliers municipaux d’arts plastiques Henri-Matisse avant de s’inscrire à l’école des arts appliqués de Lyon. “Pendant quatre ans, j’ai reçu une formation large en dessin, sculpture, architecture d’intérieur, création textile, etc. J’ai commencé par être graphiste indépendant et me suis engagé dans l’aventure d’Aube Magazine avec Thierry Renard. Je connaissais des amis qui galéraient et je me disais qu’une carrière artistique n’était pas tout à fait pour moi. Je pensais aussi que mon travail de graphiste me permettrait de peindre à côté. Erreur fondamentale !”
Olivier se donne à fond pour Sienne Design, qui devient la troisième agence indépendante de Rhône-Alpes. “J’avais lâché la main pour gérer l’entreprise mais je ressentais un vrai manque de créativité. Pendant longtemps, j’ai considéré que le travail avec des artistes m’amènerait suffisamment de satisfaction. J’ai ainsi créé des maquettes de livres avec des œuvres de Jackie Kayser ou René Jaros. À un moment, je me suis dit que ce n’était pas moi.”
L’envie de dessiner est revenue et Olivier recommence à crayonner en août 2009. “Depuis un an et demi, je dessine quasiment tous les jours.”
Portraits, nus, créations plus abstraites, beaucoup en noir et blanc, parfois bicolores : Olivier remplit des pages et des pages de carnets. Il photographie beaucoup aussi, mélange parfois les techniques (photo et peinture ; crayon, encre et cire). L’écriture est omniprésente, traversant ses compositions : “J’utilise les textes de poètes, Thierry Renard, Abdellatif Laâbi, Charles Juliet mais aussi une espèce d’écriture automatique pas lisible.”
Les arrivées sur internet de Myspace et Facebook lui facilitent la tâche, lui permettant d’ouvrir sa propre galerie virtuelle. Des amis le poussent à exposer. C’est chose faite. Ses dessins sont visibles jusqu’au 15 janvier au Ness (4, bd des Brotteaux, Lyon 6e).

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