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Parrainage de quatre enfants de familles sans-papiers

Armen, né en France il y a tout juste deux mois, était le plus jeune enfant parrainé

Dans la salle du conseil municipal de Vénissieux, le 8 juin, quatre enfants de famille sans-papiers ont été placés sous la protection d’élus et de personnalités civiles locales. Le maire, Michèle Picard, ainsi que ses adjoints Chaïneze Kabouya et Lotfi Ben Khelifa, Annie Brouet conseillère municipale, Nathalie Fanget, Laetitia Khitser, Torkia Fathallah et Amélie Bonnot ont parrainé Vardan, 2 ans, et Armen, son jeune frère de 2 mois (quartier Pasteur) ainsi que les petits Raya et Fraj, âgés de 4 et 6 ans (quartier Jules-Guesde). Nés en France de parents étrangers, ces enfants risquent à tout moment d’être expulsés vers un pays qu’ils ne connaissent pas. Ils ont reçu des mains du maire un certificat de parrainage civil.

Avant que les membres du Réseau éducation sans frontières (RESF) n’interviennent, Michèle Picard s’adressait à l’assistance :  «La question des sans-papiers mérite un autre débat que ce ramassis de clichés, de raccourcis xénophobes qui renforcent les idées réactionnaires et les amalgames honteux. A ce sujet, les dernières enquêtes BVA sont édifiantes : les préjugés exprimés par les Français sur les Arabes, les juifs et les homosexuels sont en nette augmentation. Les Arabes sont perçus comme délinquants par 27,6% des sondés contre 12% lors d’une enquête effectuée l’an dernier par l’institut CSA. Pour près d’un Français sur deux, les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale que les autres. Oui il est temps de changer car quel est le délit des étrangers en situation irrégulière, si ce n’est celui d’avoir cherché du travail dans un pays qui en offrait la possibilitIls ont quitté leur terre natale, leur famille, leurs amis dans la douleur. Ils ont tout quitté pour survivre, moins de gré que de force, mais par nécessité économique ou sociale, et par dissidence politique quand les menaces physiques devenaient trop fortes ».
Après la lecture de textes écrits par des collégiens et des jeunes d’un EPJ, l’assistance a repris le refrain d’une chanson écrite par Marie-Anne Isnard-Michel, du groupe Quai des Brunes : « Emina, Fatou, Abel, laissez-les grandir ici/ Regardez pousser leurs ailes quand ils croient au paradis ». Mise en musique par Michèle Bernard, cette chanson est un peu devenu l’hymne de RESF.

Raya, 4 ans et Fraj, 6 ans, entourés de leurs parrains et marraines

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