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“On a voulu créer un véritable espace de santé pour mettre à disposition des ressources médicales”, explique Hajer Rouissi, directrice de la CPTS Vénissieux/Saint-Fons. Mercredi 14 octobre, avec la municipalité, la communauté professionnelle de santé proposait un temps dédié aux femmes. C’est la troisième année qu’un tel événement est organisé à Vénissieux.
Tout au long de l’après-midi, les Vénissianes ont pu consulter les différents spécialistes mis à leur disposition. “Nous avons fait intervenir un cardiologue, un gynécologue, un sénologue, des infirmières, liste la directrice de la CPTS. On est là pour lever les tabous dans une population qui en a fortement besoin.” Les femmes ont pu notamment se renseigner auprès du gynécologue et d’un sénologue des Portes du Sud pour ensuite obtenir un rendez-vous pour une mammographie.

Des rendez-vous individuels étaient proposés par les professionnels de santé présents
Les participantes pouvaient également réaliser des diagnostics de souffle ou de tension. À l’image de de Samia, habitante de Vénissieux : “J’ai pas trop le temps d’aller consulter, reconnaît la jeune femme. Je viens de tester mon souffle et j’attends le compte rendu.” De leur côté, Mélina et Sihem sont venues avec le lycée Hélène-Boucher. Les deux lycéennes sont là pour “en savoir plus sur le cancer du sein, pour apprendre et faire des tests”.
Faciliter l’accès aux soins
Ces stands ont été proposés notamment pour lutter contre les difficultés d’accès aux soins. “Concernant la prévention, les chiffres sont alarmants à Vénissieux, assure Nadia Chikh, adjointe en charge de la santé. Cette journée est destinée aux femmes et aux différentes pathologies auxquelles elles sont confrontées. Beaucoup jouent à la roulette russe avec leur santé et parfois il est trop tard, la pathologie est déjà développée, il faut qu’elles prennent soin d’elles.”
D’autres associations et partenaires étaient aussi présents pour informer les participantes sur les dépistages d’infections sexuellement transmissibles, la santé mentale, le diabète ou faire de la prévention.

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“Nous sommes très inquiets concernant la santé des Vénissians, indique Nadia Chikh. Il n’y a plus beaucoup de médecins généralistes, ou alors des centres qui proposent des visites uniques, sans suivi médical. Il y a un gros chantier sur la santé, pour proposer une offre qui correspond aux besoins locaux.” Parmi les projets en cours, la municipalité travaille actuellement à un partenariat avec un opticien lyonnais. La Ville souhaite venir en aide aux personnes très précaires “qui ne sont pas ou mal assurées”, souligne l’élue, afin qu’elles puissent bénéficier d’un équipement adaptés à leurs besoins.
Le calendrier et les modalités ne sont pas encore connus mais cette aide viendrait s’ajouter au dispositif national 100 % santé, qui permet un remboursement total sur certains équipements en optique, dentaire et audiologie, sans reste à charge pour l’assuré, à condition de choisir ceux compris dans le dispositif. Pour en bénéficier, il faut détenir une complémentaire santé responsable ou bien être bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire.
Cancer du col de l’utérus : les auto prélèvements, c’est aussi possible
Le laboratoire Unibio, situé au Grand Parilly, était présent à l’occasion de ce forum destiné à la santé des femmes. Il mettait à disposition des visiteurs, des kits d’auto prélèvement pour les dépistages d’infections sexuellement transmissibles. “Cela peut facilement être traité et plus on le fait tôt, plus on évite les complications”, affirme Audrey Rousso, superviseur du site Unibio Grand Parilly. Ces tests sont disponibles sans ordonnance, sans rendez-vous et il suffit de se rendre dans un laboratoire. “On fait remplir aux patients un questionnaire pour savoir quels types de tests sont nécessaires.”
Le laboratoire vénissian propose également aux habitantes de réaliser des auto prélèvements de dépistage pour le Papillomavirus (HPV). Ces virus se transmettent par contact au niveau des parties génitales et principalement lors de rapports sexuels. Ils sont généralement sans danger mais peuvent être à l’origine de cancers, comme celui du col de l’utérus chez les femmes. Un vaccin est recommandé pour les adolescents afin de les protéger contre de futurs cancers à l’âge adulte. Cette vaccination réduit fortement le risque de cancer du col de l’utérus mais il est quand même essentiel de réaliser régulièrement des dépistages, tous les 3 ans entre 25 et 30 ans et tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.
Le frottis peut être réalisé par un gynécologue, un médecin généraliste ou bien une sage-femme. Face aux difficultés d’accès aux soins, un autoprélèvement a été mis en place. Il est ensuite remis au laboratoire. Si les résultats sont positifs, la patiente est orientée vers son professionnel de santé (médecin, sage-femme, etc.). “Sinon, nous lui proposons de réaliser un frottis directement au laboratoire grâce aux biologistes qui sont habilités à le faire”, indique Audrey Rousso.






























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