

L’arrivée de l’artiste Clément Courgeon aux Grandes Locos, lieu emblématique de la Biennale de l’art contemporain, lors de l’édition 2024
Ce 23 avril, Cécile Bourgeat, directrice générale de la Biennale de Lyon, et Isabelle Bertolotti, directrice artistique de la Biennale d’art contemporain, conviaient la presse à rencontrer l’historienne de l’art australienne Catherine Nichols, commissaire invitée de la prochaine 18e édition de la Biennale d’art contemporain. Laquelle se tiendra du 19 septembre au 13 décembre, principalement aux Grandes Locos, à La Mulatière, mais aussi au musée des Tissus, au macLYON, à l’IAC de Villeurbanne, au musée des Confluences, à la Fondation Bullukian et dans d’autres lieux, sans oublier les nombreux centres d’art en résonance.
Avec des artistes d’une trentaine de nationalités différentes et quelque « 300 000 visites à chaque édition », la Biennale veut ouvrir « un dialogue entre les œuvres et les citoyens », selon les termes de Cécile Bourgeat.


Isabelle Bertolotti (au centre), lors de l’inauguration de la Biennale 2024
Isabelle Bertolotti insistait également sur l’importance de l’« ancrage sur le territoire » et annonçait : « Cette Biennale ne sera pas une forme d’exposition mais une mise en récit avec, cette année, un focus sur l’Océanie. »
Quant à Catherine Nichols, qui a été en 2022 commissaire de Manifesta 14, à Priština — il s’agit d’une biennale européenne itinérante —, elle indiquait : « Ce que j’ai fait au Kosovo a été déterminant pour mon projet à Lyon. Comment une biennale peut non pas occuper un territoire mais créer les conditions d’un travail avec ce territoire, avec les partenaires locaux et ouvrir un espace de participation. »
Un ancrage dans les territoires
Elle expliquait encore que le thème, « Passer d’un rêve à l’autre », donnait la direction de toute la Biennale. Et, pour donner plus de références au mot rêve, « pas seulement pris au sens poétique », elle citait les écrits de Walter Benjamin sur les arcades parisiennes, Passages, et ceux de Robert Filliou sur l’économie poétique et la fête permanente.


Catherine Nichols, lors de la conférence de presse aux Grandes Locos
« J’ai regardé Lyon, sa géographie, sa psycho-géographie. La ville est un carrefour entre le Nord et le Sud. Il y a sa confluence entre le Rhône et la Saône, ses traboules qui sont des passages et ses réseaux labyrinthiques. »
Elle présentait ensuite quelques-uns des artistes invités par la Biennale, parlant de leur travail et de leur implication avec le territoire, comme Rose Frigière qui va s’approcher des salons de coiffure africains de La Guillotière et de Moncey. Elle cita également Mette Sterre, Mikhail Karikis, Archana Hande, Pol Taburet, Huong Dodinh, Kaylene Whiskey et la Lyonnaise Léa Collet.


La Biennale 2024
Rose Frigière ne sera pas la seule artiste à s’immerger dans le territoire lyonnais. Citons encore Akwasi Bediako Afrane qui va s’intéresser aux enjeux de transformation du pavillon Jean-Dechaume, à Oullins-Pierre-Bénite. Hana Miletić travaillera avec le 9e arrondissement de Lyon et Saint-Pierreville (Ardèche). Et la liste des artistes et des projets n’est pas complètement bouclée.




































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