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Protoxyde d’azote : les médecins sonnent l’alerte

Une conférence était organisée ce lundi à la maison des fêtes et des familles pour alerter sur les dangers du protoxyde d’azote.

Tout au long de l’après-midi, les professionnels de santé ont échangé sur les risques d’une utilisation excessive du protoxyde d’azote

Réunis à la Maison des fêtes et des familles, lundi 3 juin, des médecins en addictologie des Hospices civils de Lyon et des spécialistes de la Fondation ARHM ont présenté une conférence sur les risques liés à la consommation de protoxyde d’azote.

Ces dernières années, l’usage détourné du protoxyde d’azote s’est en effet banalisé. Alors qu’il est normalement utilisé dans les domaines médical ou culinaire, de nombreuses personnes inhalent ce « gaz hilarant » à l’aide de ballons de baudruche pour avoir des réactions euphorisantes : déformation visuelle et auditive, rire incontrôlé, sensation d’ébriété.

Pourtant, cette consommation est très risquée : « On retrouve de plus en plus de personnes aux urgences avec des atteintes neurologiques, musculaires, des troubles psychiatriques, digestifs, cardiovasculaires ou encore pulmonaires », énumère Cécile Chevallier, du centre d’addictovigilance des HCL.

De nombreux consommateurs décrivent des sensations anormales au niveau des doigts et des orteils, ce qui doit être une « alerte » d’après les professionnels de santé. Sur le long terme, ces picotements atteindraient l’ensemble du corps et entraîneraient une faiblesse musculaire avec parfois l’impossibilité de marcher ou de tenir un objet. « Il faut plusieurs semaines, voire des mois pour se remettre, mais parfois ces symptômes peuvent être définitifs », alerte Véronique Fonteille, du service universitaire d’addictologie de Lyon.

Les médecins ont notamment observé que la majorité des utilisateurs hospitalisés ont moins de 30 ans. « Ils ne se reconnaissent pas comme addicts, continue Véronique Fonteille. Ils sont jeunes et il peut être difficile de les faire entrer dans un parcours de soins. Ils ont besoin d’accompagnement, sinon ils ne décrochent pas. »

À Vénissieux, la consommation de protoxyde d’azote est très élevée, malgré les différentes initiatives de la Ville pour lutter contre le phénomène : interdiction de la vente aux mineurs ou de la consommation sur l’espace public. En 2023, 6,6 tonnes de bonbonnes ont été retrouvées. 

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