Le ciné-club des EPJ débute à Gérard-Philipe : la première séance

L’EPJ Léo-Lagrange inaugure une collaboration entre le cinéma Gérard-Philipe et les équipements pour la jeunesse. Avec la projection d’un film choisi et présenté par les jeunes.

Ils étaient plus d’une cinquantaine de jeunes, ce 22 octobre au cinéma Gérard-Philipe, représentant les divers EPJ de la ville. Ils venaient assister à la projection du film District 9, choisi et présenté par l’EPJ Léo-Lagrange.

« Le vendredi avant les vacances, explique Alexandra Martinez, qui s’occupe au cinéma du jeune public, de la médiation et de la communication, nous avons décidé de créer un ciné-club avec les EPJ. Ils choisissent un thème et nous leur proposons des films qui lui correspondent. Là, c’était sur la science-fiction. Nous leur avons montré plusieurs bandes-annonces, entre autres Terminator, Alien et Matrix, et ils ont choisi District 9. »

Le but étant, à la projection, d’inviter les six EPJ de Vénissieux : outre Léo-Lagrange, Parilly, Pyramide, Darnaise, Moulin-à-Vent et Charréard.
Pour l’instant, Alexandra indique aux jeunes que District 9, qui date de 2009, est encore en 35 mm, c’est-à-dire en pellicule. Et leur propose une visite de la cabine de projection.

Nayl et Waïl font partie de l’équipe ayant travaillé sur le projet. Ils remercient immédiatement Badir Zeroual, l’un des animateurs qui les accompagnent. « Il nous a parlé d’un échange avec le cinéma et on a participé. » Si l’un est déjà venu à Gérard-Philipe — parce que, dit-il, son oncle y est projectionniste —, l’autre avoue qu’il ne regarde pas trop les films, « à part les mangas ».

Une exposition sur l’apartheid

Intéressés par le sujet de District 9 (en Afrique du sud, des extraterrestres sont parqués dans un bidonville), les jeunes ont tout de suite vu des résonances avec certains faits historiques. « Le film, qu’on a pu voir avant, parle de violence, de racisme, remarquent Nayl et Waïl. Nous avons cherché des images en lien avec ce sujet pour faire une exposition, en mettant en avant des personnes qui ont résisté à l’apartheid, comme Nelson Mandela et Rosa Parks. »

Ces images sont installées dans le hall du cinéma et elles seront aussi diffusées sur l’écran avant la projection. Les jeunes ont également enregistré leurs voix pour la présentation du film à leurs copains.

Pour parfaire le tout, l’équipe du cinéma a concocté un blind-test autour de la science-fiction.

Content de voir la tournure que prend ce ciné-club, Badir aimerait « pérenniser le projet ». La directrice du cinéma, Antonia Naïm, est tout à fait d’accord : « Nous allons renforcer le partenariat avec les EPJ et créer aussi des actions avec la CinéFabrique, l’école de cinéma de Vaise. »

Directrice adjointe du secteur Jeunesse/Familles à la Ville, Peggy Blond est, elle aussi, très satisfaite : « Le fait que l’organisation de ces séances soit tournante va pouvoir mobiliser toute le monde. »

Tous les spectateurs sont à présent dans la salle et les jeunes de Léo-Lagrange leur présentent District 9 en évoquant « les valeurs du respect et du vivre ensemble ».

Le prochain ciné-club se déroulera le vendredi avant Noël. Ce sera un film d’action qui sera projeté, choisi par l’EPJ Pyramide. Et, en avril, ce sera une comédie.

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