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France des banlieues va porter plainte contre l’État pour « non-assistance à quartiers en danger »

Dénonçant une dégradation « sans précédent » des quartiers populaires, l’association France des Banlieues, présidée par le Vénissian Mokrane Kessi, annonce vouloir poursuivre le Premier ministre devant la Cour de justice de la République.

Dénonçant une dégradation « sans précédent » des quartiers populaires, l’association France des Banlieues, présidée par le Vénissian Mokrane Kessi, annonce vouloir poursuivre le Premier ministre devant la Cour de justice de la République.

Son président, Mokrane Kessi, le reconnaît lui-même : France des banlieues est une association modeste qui ne compte qu’une trentaine d’adhérents, essentiellement des Vénissians. Si on l’a connue assez active sur le plan médiatique, notamment dans l’organisation de débats, elle est devenue plus discrète ces dernières années, préférant se concentrer sur des actions concrètes comme la sensibilisation aux inscriptions sur les listes électorales dans les quartiers.

Mais Mokrane Kessi a visiblement décidé de changer de braquet. Il annonce ce jour sa décision de porter plainte contre le Premier ministre Jean Castex pour « non-assistance à quartiers en danger ».
« La plainte est à l’écriture chez notre avocat, précise-t-il, nous la déposerons auprès de la Cour de justice de la République. Je ne sais pas quel effet cela aura, mais nous sommes déterminés à essayer de faire bouger les lignes. On ne peut pas rester sans rien faire. »

France des banlieues veut ainsi attirer l’attention sur « la dégradation sans précédent en termes de sécurité et de pauvreté des territoires classés en politique de la ville ». L’association dénonce en particulier l’explosion du trafic de drogues. « À Marseille, dans les banlieues de Lyon et Paris, nos rues sont livrées aux narcotrafiquants qui tiennent en otage des quartiers entiers de la République. Cela ne peut plus durer. Nous voulons des quartiers apaisés et traités comme le reste du territoire national. Nous voulons une police républicaine efficace. Nous voulons des écoles dignes de ce nom. Nous voulons des éducateurs en nombre dans nos rues. »

Mokrane Kessi assure avoir mené moult démarches avant de décider de poursuivre Jean Castex en justice . « Nous n’arrêtons pas de solliciter ce gouvernement. Nous avons écrit au ministre de l’Intérieur pour qu’il nous invite à participer au ‘Beauvau de la sécurité’. Nous avons de nombreuses propositions à faire, mais nous n’avons reçu aucune réponse. Face au silence et à la gravité de la situation, nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui que de saisir la justice. »

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