Carton plein pour le coup de pouce

Plus de 400 personnes sont passées par l’association Janus France pour faire réparer leur vélo à petit coût, grâce au dispositif gouvernemental « Coup de pouce vélo ».
Bon à savoir
Dans le même esprit que le Coup de pouce, le dispositif « Coup de pouce remise en selle » prend en charge une séance d’un accompagnement à l’usage du vélo (prise en main, circulation en ville, itinéraire adapté, etc.) au sein du réseau des vélos écoles référencées. Plus d’informations sur www.coupdepoucevelo.fr ou directement chez Janus France : https://www.janusfrance-asso.org/ ou 07 49 43 74 78.

C’est un véritable succès, local et national. Lancé le 11 mai denier à la sortie du confinement, le dispositif gouvernemental « Coup de pouce vélo » offre un forfait de 50 euros aux particuliers pour la remise en état de leur vélo, au sein d’un réseau de réparateurs référencés. Face à l’engouement suscité — plus d’un million de bénéficiaires — l’État a décidé de le reconduire jusqu’au 31 mars.

« Plus de 400 personnes nous ont confié leur vélo dans le cadre du dispositif, se félicite Rodrigue Ogoubi Yao, président et fondateur de Janus France, une structure associative vénissiane qui milite pour le développement de la petite reine comme moyen de transport. Ce sont des gens qui veulent se déplacer à vélo dans leur vie de tous les jours, et/ou pédalent simplement pour le plaisir. Ils profitent souvent du Coup de pouce pour faire réparer un vélo qui traînait à la cave. » Parfois, la vieille bicyclette termine au rebut, remplacée par une « neuve » issue du stock de l’association. Son prix : entre 80 et 300 euros. « La vente de vélos donnés par les particuliers et reconditionnés par nos soins, c’est notre ressource principale », souligne Julien, référent mécanique et salarié de l’association.

Farah Fekih apporte au siège de l’association, boulevard Coblod, le vélo de sa fille. « C’est le troisième que j’amène, sourit-elle. À la maison, on a tous le nôtre, le mien est électrique, acheté d’occasion. Même ma fille de vingt ans, qui souffre d’un handicap, se déplace avec un tricycle adulte. Mon fils de 18 ans va travailler à vélo de Feyzin jusqu’à Décines. Pourquoi ce choix ? L’aspect écolo et les économies, et puis on se gare presque où on veut et quand on veut ! »

Le vélo au quotidien
Même son de cloche chez Abla Jax, assistante maternelle : « Je me déplace uniquement à vélo, c’est beaucoup plus simple et tellement moins cher… Pour faire les courses, je mets un cageot sur le porte-bagages à l’arrière, une sacoche de chaque côté et une petite sur le guidon. Je complète avec un sac à dos, et c’est parti ! » Et d’embrayer sur son autre vélo, sur lequel elle compte adapter une remorque pour enfants. « Je connais Janus depuis longtemps. Ici on voit les mêmes personnes d’un rendez-vous à l’autre, ce n’est pas du travail à la chaîne. »

Laurent Deboss est venu quant à lui récupérer le vélo de son fils et déposer celui de son épouse. « Ma femme et moi travaillons respectivement à Villeurbanne et Oullins, témoigne-t-il. Nous faisons les trajets à vélo, au moins jusqu’au tram. Le Coup de pouce, c’est un super dispositif. La période du confinement nous a fait réfléchir aux moyens de transport… Ceci dit, pour ce qui nous concerne, nous avions fait le choix du vélo il y a dix ans ! »

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