« Pour Vénissieux écologique et solidaire » : le désir d’une ville toujours plus verte

« Un concentré de toute la métropole est réuni dans la circonscription des Portes du sud. »

Ce 11 mars à la salle Jeanne-Labourbe, Pierre Athanaze, tête de liste écologiste aux élections métropolitaines, définit le périmètre au sein duquel les Vénissians devront voter, partagé entre une grande ville, Vénissieux, des villes moyennes, Saint-Fons, Corbas et Feyzin, et une ville plus petite, Solaize.

Il s’agissait d’abord d’expliquer à l’assistance la nouveauté de cette élection, à la fois municipale et métropolitaine. Étaient présents les représentants des deux listes, « Pour Vénissieux écologique & solidaire » menée par Sandrine Perrier, et « Maintenant agissons pour le climat », mené par Bruno Bernard sur la métropole et par Pierre Athanaze sur les Portes du sud.

« Pour la Métropole, se réjouissait ce dernier, les sondages sont bons, nous avons une bonne dynamique ! Si une politique écologique avait démarré dix ans plus tôt, ce serait plus facile. Les scientifiques disent que nous n’avons à présent que dix ans pour redresser la situation. Si nous arrivons aux affaires le 23 mars, nous lancerons des actions immédiates. Il s’agit de lutter contre les îlots de chaleur sans faire n’importe quoi. Par exemple, en réinventant l’espace vert urbain. Nous avons besoin de rafraîchir l’atmosphère. »

 

 

Il remarque que Lyon 8e, Vénissieux, Bron et Vaulx-en-Velin sont en manque d’espaces verts : cultures agricoles, forêts, grands parcs. « Nous avons des espaces verts cosmétiques alors qu’il faudrait de véritables surfaces pour rafraîchir, procurer de l’oxygène, de la biodiversité… »

La discussion s’est ensuite tournée vers la liste présentée pour les municipales, basée sur des thèmes précis : la sécurité, les enfants, la végétalisation, la lutte contre le chômage et le « pouvoir d’agir ».

« La sécurité est un droit, commençait Sandrine Perrier, un besoin fondamental de l’être humain. Beaucoup proposent le tout-répressif, ce qui n’est pas la solution, parce qu’on ne traite pas les causes. Ceci ne fera qu’exacerber les tensions, les violences et le sentiment d’insécurité. »

 

 

La candidate préfèrerait, si elle était élue, « désigner un adjoint qui ait en charge cette thématique, laquelle exige un travail transversal avec tous les acteurs de la sécurité publique. » Elle voudrait aussi « repenser le plan de circulation des poids lourds ». Au sujet des trafics de drogue, elle envisage de « promouvoir et développer des actions médico-sociales pour lutter contre les addictions, baisser les consommateurs et, donc, les trafics. »

Sixième membre de la liste « Pour Vénissieux écologique et solidaire », Anouar Sghaier se présente comme « un syndicaliste CGT qui vit depuis trente ans sur le plateau ». Il remarque : « En l’espace de cinq ans, la population de Vénissieux a augmenté de 10%. Il faut anticiper les besoins d’écoles, de crèches, de collèges. Et augmenter les capacités des crèches municipales. » Il appelle également à « débitumer les cours d’école » ce qui, ajoute-t-il, a déjà commencé à être fait dans quelques arrondissements de Paris depuis 2018. « Dans un deuxième temps, l’été, il faudrait ouvrir aux habitants les écoles, qui seraient des lieux de fraîcheur. »

Pour une meilleure végétalisation de la ville, se partagent la parole Nathalie Dehan, une Vénissiane qui est tête de liste métropolitaine dans le 8e arrondissement et troisième de la liste municipale, et Bruno Charles, vice-président de la précédente Métropole. Il est alors question du plateau des Grandes Terres, dont on pourrait développer la production agricole pour nourrir correctement les habitants de la métropole et pour que les agriculteurs vivent tout aussi correctement.

Nathalie Dehan, quant à elle, prône la mise en place du REV, réseau express vélo, tandis que Bruno Charles dénonce les voitures électriques qui sont « une arnaque servant à relancer le nucléaire ». Question biodiversité, Pierre Athanaze souligne la perte de 80% de nos insectes. « Qui dit moins d’insectes dit plus d’espèces invasives, comme les moustiques ou les chenilles processionnaires. »

Enseignant au lycée Jacques-Brel, Nicolas Porret est quatrième sur la liste municipale. Il explique le concept de « 0 chômeur longue durée » en commençant par la lutte contre l’échec scolaire. « Sur une zone territoriale, toute personne doit pouvoir être employée à quelque chose. » Enfin, Aude Long, cinquième sur la liste municipale, aborde le pouvoir d’agir, « facteur de santé psychique et physique ».

Une pensée sur “« Pour Vénissieux écologique et solidaire » : le désir d’une ville toujours plus verte

  • 13 mars 2020 à 22 h 30 min
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    Pourquoi les écologistes ne se sont ils pas rallier à la liste de gauche de Michèle Picard, qui elle aussi a des propositions en matière d écologie ? Et ce pour faire barrage à la droite de Blein et Girard.

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