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Espaces verts résidentiels, jardins privés, terres agricoles : Vénissieux veut bannir les pesticides chimiques partout

L’usage de produits phytosanitaires chimiques dans le domaine public a été supprimé dès 2008 à Vénissieux. Le voeu adopté par le conseil municipal du 14 octobre veut étendre cette interdiction aux espaces verts privés.

L’usage de produits phytosanitaires chimiques dans le domaine public a été supprimé dès 2008 à Vénissieux. Le voeu adopté par le conseil municipal du 14 octobre veut étendre cette interdiction aux espaces verts des résidences privées et des particuliers. Photo P. Poschadel Creative Commons.

Présenté par le groupe Europe Écologie Les Verts, un vœu pour l’arrêt de l’usage des pesticides chimiques sur le territoire de la commune de Vénissieux a été adopté lors du dernier conseil municipal.

Depuis 2017, les collectivités publiques ont interdiction « d’utiliser et de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries accessibles ou ouverts au public ». Vénissieux avait devancé cette obligation depuis longtemps, puisque dès 2008 l’usage de ces produits avait été progressivement supprimé pour l’entretien des espaces verts de la collectivité.

Pour autant, souligne le vœu adopté lors du conseil municipal du 14 octobre dernier à l’initiative des élus Europe Écologie Les Verts (EELV), « ces produits continuent d’être utilisés pour l’entretien d’espaces verts de particuliers, de copropriétés, d’entreprises… Or les pollutions engendrées par ces produits dépassent largement le périmètre de ces espaces. Il s’agit d’une urgence de santé publique ».

S’appuyant sur le Code de l’environnement, un rapport du Centre international de recherche sur le cancer, une résolution du Parlement européen et sur la nécessité de protéger la nappe phréatique et alluviale du Rhône, le vœu adopté engage la Ville à « tout mettre en œuvre pour mettre fin à l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques sur son territoire ».

Ce qui doit conduire la municipalité à « œuvrer activement auprès des bailleurs et syndics pour que la législation existante soit respectée ». Pour Georges Bottex, responsable du groupe EELV au conseil municipal, « la Ville peut enjoindre les bailleurs de veiller aux bonnes pratiques de leurs prestataires, qui entretiennent parfois leurs espaces verts en utilisant des pesticides dangereux, par négligence ou par habitude. Faute de quoi, en s’appuyant sur les pouvoirs de police judiciaire attribués au maire, la police municipale pourra dresser des procès-verbaux aux contrevenants. Il serait anormal d’interdire le glyphosate aux agriculteurs mais de le tolérer sous nos fenêtres ! »

Le conseil municipal demande aussi « la création d’une commission intercommunale, avec Corbas et Feyzin, afin d’accompagner les paysans des Grandes Terres vers l’agriculture biologique ». Un soutien bienvenu à une démarche en cours, puisque près de la moitié des 600 hectares exploités sont déjà passés au bio, selon Gilles Barioz, président du syndicat agricole des Grandes Terres.

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