Résidence Joliot-Curie 
: les locataires montent au créneau

Évoquant des conditions de vie dégradées, des locataires de la résidence Joliot-Curie disent leur mécontentement. Leur bailleur, Lyon Métropole Habitat (LMH), met en avant ses efforts financiers et assure en substance rester à l’écoute.

« Il y a un véritable ras-le-bol des locataires », s’indigne Jean-Louis Delegue, représentant de l’amicale Joliot-Curie de la Confédération nationale du logement (CNL). Autour de lui, d’autres membres de l’amicale, qui ont sollicité Expressions pour évoquer leur quotidien dans ces immeubles gérés par Lyon Métropole Habitat (LMH).

D’emblée, c’est l’augmentation des charges locatives qui est pointée : + 12,97 % en 2017. « Une hausse importante pour des locataires qui sont souvent des retraités », note un résidant. Qui affirme que cela ne correspond pas à une amélioration du service. Contacté par nos soins, le bailleur met en avant une hausse du combustible de 16,68 %, et une quantité de chauffage livrée supérieure de 15 % à celle de 2016.

Le chauffage, précisément, est un autre objet de tension. « Nous sommes restés presque un mois dans le froid pendant la période hivernale. Certains jours, la température tournait au maximum autour de 14 ou 15 degrés, c’était insupportable », affirme une retraitée. Elle raconte avoir dû aller vivre plusieurs jours chez son fils. « LMH a prêté des radiateurs à ceux qui le demandaient, mais ils ont appliqué le principe du « premier arrivé, premier servi ». Le problème, c’est qu’il n’en a pas été proposé à tout le monde. Et que ceux qui les ont utilisés ont vu leur facture d’électricité s’envoler, sans compensation possible. »

Ce que conteste formellement le bailleur. D’une part, il assure avoir contacté tous les locataires par SMS — et avoir déposé des affiches dans les allées — pour mettre à disposition des radiateurs. D’autre part, il précise avoir proposé le remboursement, sur présentation des factures, de la différence entre janvier 2016 et janvier 2017. Une proposition qui reste d’actualité. LMH rappelle également avoir investi 350 000 euros pour la rénovation de la chaufferie et des dix sous-stations en 2016. « C’était dans le cadre du raccordement au réseau primaire de la chaufferie de Vénissieux. La seconde phase de ce chantier est réalisée en ce moment avec la réfection des réseaux enterrés pour un montant de 250 000 euros. »

Sentiment d’insécurité
Dans un autre registre, les locataires dénoncent une baisse de la propreté aux abords de la résidence, notamment dans les espaces verts, dans les parkings et aux abords des commerces. LMH indique que le nettoyage est pris en charge par quatre « agents de résidence », et souligne qu’aucune réclamation n’a été enregistrée sur sa plateforme d’appel à ce sujet.

Le même locataire s’inquiète aussi « des squats et des barbecues à répétition ». Et tous demandent la fermeture de l’accès à la résidence par des plots ou des murets, pour empêcher le stationnement des voitures devant les commerces, qu’ils décrivent comme « de moins en moins sûrs ». « On nous avait promis que ce serait fait lors d’une réunion en février, mais on attend toujours », s’emporte une retraitée. « Ces bornes anti-circulation sont à l’étude », tempère LMH, qui constate cependant « une augmentation des incivilités sur le quartier ».

Les résidants se déclarent toutefois satisfaits de voir le bas des tours 36, 50, 52, 103 et 129 muré, « une véritable amélioration de la sécurité » selon eux. Renseignement pris auprès du bailleur, ces travaux ont coûté 95 000 euros.

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