Justice : un élu dans la tourmente

12e adjoint au maire, Thierry Vignaud comparaîtra le 29 juin pour des violences commises sous l’effet de l’alcool, le 11 mai, dans un bar de Lyon. Le maire de Vénissieux, Michèle Picard, condamne son comportement mais déclare vouloir prendre le temps de la réflexion avant toute décision.

Apprécié de ses collègues élus et du personnel municipal pour son sérieux et son investissement, homme discret, courtois, Thierry Vignaud a dérapé dans la soirée du vendredi 11 mai. Une soirée trop arrosée qui a conduit le 12e adjoint au maire (en charge de l’état civil, des élections et des cimetières) à commettre violences et dégradations dans un café comptoir du 8e arrondissement de Lyon.

Selon nos confrères du Progrès qui ont révélé les faits, Thierry Vignaud a pénétré dans cet établissement vers 23 heures en état d’ébriété. Le personnel refusant de le servir, il a brandi sa carte d’élu pour obtenir gain de cause. Sans succès. Il a alors regagné son domicile avant de revenir dans le bar, où il lui est reproché d’avoir légèrement blessé des employés et dégradé une vitrine. Deux policiers sont ensuite intervenus pour le maîtriser. Placé en garde en vue, il a été présenté au parquet le dimanche. Il sera jugé le 29 juin prochain pour violences et dégradations volontaires, ainsi qu’usage public et sans droit d’un document justifiant d’une qualité professionnelle.

Ce fait divers a évidemment jeté la consternation à Vénissieux, surtout venant d’un homme dont la réputation était jusqu’ici au-dessus de tout reproche.

La question qui se pose aujourd’hui est celle des suites qui seront données à cette affaire. Thierry Vignaud, encarté au Mouvement républicain et citoyen (MRC), se verra-t-il démis de ses fonctions d’adjoint comme l’ont immédiatement réclamé certains élus de l’opposition ? Le maire de Vénissieux — à qui cette décision incombe, même si elle doit être ensuite avalisée par le conseil municipal — veut se donner le temps de la réflexion. “Je souhaite discuter avec lui en dehors de cette période de crise. Je ne prendrai aucune décision précipitée, il faut laisser faire la justice”, a déclaré Michèle Picard, tout en assurant qu’elle “condamne le comportement et les faits de violence” imputés à son adjoint.

2 pensées sur “
Justice : un élu dans la tourmente

  • 16 mai 2018 à 8 h 56 min
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    Je vous sais gré de souligner que “le reste de l’article est factuel, sans jugement et informatif”. Concernant le début du papier que vous qualifiez de partial — au point d’affirmer que le journaliste devient avocat — je ne partage évidemment pas votre avis. Il ne s’agit pas de présenter sous un angle favorable une personne accusée de faits assez graves, mais de marquer la surprise de voir cette personne commettre de tels actes. Car oui, je le confirme, cette personne avait jusqu’ici, à ma connaissance, un comportement exemplaire. Loin de moi la prétention d’expliquer cet acte comme vous dîtes. En revanche, j’ai le souci — bien peu partagé dans la presse, je vous l’accorde — de ne pas jeter un homme en pâture.
    Et c’est bien mal me connaître que de penser que mon approche aurait été différente s’agissant d’un élu de l’opposition.
    Bien cordialement, Gilles Lulla, rédacteur en chef.

  • 15 mai 2018 à 22 h 23 min
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    C’est étrange de débuter votre article par des louanges envers une personne qui est accusée de faits assez graves… Expressions a une tendance très nette à produire des articles partiaux dans lesquels le journaliste devient avocat. En gros votre premier paragraphe est une plaidoirie visant à expliquer cet acte et à dire que « oui mais en fait cette personne est très gentille ». Je vous imagine d’ailleurs très mal produire une introduction similaire si la personne dont il est question avait été hors de la majorité municipale. Le reste de votre article est, lui, ce qu’il devrait être à mon sens, c’est-à-dire factuel, sans jugement, et informatif.

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