La Métropole annonce la création du Campus industriel de Vénissieux

Terre d’industrie depuis bien longtemps et fière de son histoire ouvrière, Vénissieux est bien partie pour accueillir « l’industrie du futur ».

Lors d’une conférence de presse, le 21 décembre, le président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, a rappelé que Lyon souhaite conforter sa tradition manufacturière en misant sur les nouvelles technologies de fabrication. « Nous avons un socle industriel extrêmement puissant, le premier des métropoles françaises après Paris : le secteur emploie près de 75.000 personnes dans 2.900 sites industriels, soit 17% de l’emploi salarié du territoire ».

Et si la Métropole peut continuer à miser sur l’industrie, c’est bien parce que, contrairement à d’autres grandes agglomérations, ses communes ont su conserver d’importants sites industriels, soit en activité, soit en mutation, soit à l’état de foncier disponible. Trois territoires de développement ont été identifiés : Gerland,  la Vallée de la Chimie et le nord de Vénissieux.

Des entreprises labellisées « French Tech »
David Kimelfeld a expliqué que la Métropole était « fortement engagée dans les domaines liés à la transition digitale : objets connectés et Internet des objets, robotique et automatisation, déploiement de la réalité augmentée, utilisation du Big Data, et outils de modélisation et de prédiction, sécurité des systèmes d’information ».

Plusieurs projets phares menés avec Connect, Air Liquide, Hublot, Veolia, le Technicentre de la SNCF (qui arrivera à Vénissieux en 2019), et le constructeur de navettes autonomes Navly (installé à Vénissieux depuis juin 2017) illustrent cette expertise appliquée au domaine de l’industrie, et valent à Lyon de bénéficier du label « French Tech » depuis 2015.

Vénissieux, « vitrine du savoir-faire industriel lyonnais »
Dans le projet métropolitain, Vénissieux constituera la vitrine de l’industrie du futur. La reconversion du site de Bosch devrait permettre d’y accueillir une douzaine de PMI et des services. Le fabricant de chaudières de nouvelle génération boostHEAT, arrivé il y a un an et demi, a l’ambition de développer un site industriel de 300 personnes d’ici 2021.

L’ambition du projet de « campus industriel de Vénissieux » est de dupliquer l’exemple de boostHEAT en accompagnant le passage de la start-up vers la primo-industrialisation, de la PME vers l’ETI (entreprise très innovante). « Pour réussir ces phases d’industrialisation et d’accompagnement vers l’industrie du futur, la Métropole va s’appuyer sur ses atouts et en particulier sur les compétences pointues dans le domaine de l’ingénierie industrielle et du process industriel, présentes sur le territoire, promet David Kimelfeld. Ce projet sera une vitrine du dynamisme et du savoir-faire lyonnais en matière d’industrie ».

Le campus industriel de Vénissieux
Il devra donc accueillir 10 à 15 entreprises de type startups ou PME (500 à 2000 m2 seront dédiés en moyenne par entreprise), auxquelles serait proposé une offre mutualisée de services concernant l’énergie, les fluides, les déchets, l’hygiène, la sécurité, l’environnement. S’y installerait également un « lieu ressources », pour accompagner la transformation industrielle des entreprises, à travers une offre de services dédiés et un accès à des démonstrateurs. L’objectif est de leur permettre de tester les étapes technologiques de leur transition vers la phase industrielle. Un « showroom » accueillant des démonstrateurs fixes et mobiles pourrait être aménagé sur le campus. Il s’agirait ainsi d’une « vitrine » de nouvelles technologies développées par les industriels du territoire et pouvant être expérimentées par les entreprises implantées sur le campus, voire ailleurs sur le territoire de la métropole.

Travail partenarial
En réponse à l’appel du président de la Métropole à engager « un vrai travail partenarial pour construire la « FrenchFAB » lyonnaise », Michèle Picard, maire de Vénissieux, a rappelé que sa commune « a toujours été déterminée à actionner tous les leviers pour favoriser l’accès à l’emploi, la formation professionnelle, la découverte des métiers, en lien avec les organismes d’insertion, de formation, et l’ensemble de ses partenaires ».

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