La nouvelle dimension du Conseil local de santé mentale

À Vénissieux, plus de 30 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Cette fragilité sociale peut conduire à des troubles psychologiques : isolement, conduites addictives, consommation de médicaments… Créé dans les années 2000, le Conseil local de santé mentale (CLSM) est le fruit d’un partenariat entre les Villes de Saint-Fons, Vénissieux et l’Association recherche handicap et santé mentale (ARHM) rattachée au centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu.

Mais fin 2013, le CLSM s’était mis en pause suite au départ du médecin psychiatre qui en assurait le pilotage. La création d’un poste de coordonnateur en septembre 2016 a permis de relancer son activité. L’Agence régionale de santé (ARS) est venue renforcer le dispositif local en allouant une subvention annuelle de 39 000 euros.

Ces évolutions ont conduit à élaborer une convention partenariale, récemment approuvée (à l’unanimité) par le conseil municipal de Vénissieux. Avec à sa tête un comité de pilotage composé des maires des deux communes, de la directrice de l’ARHM, des représentants institutionnels et associatifs, ainsi que des représentants des usagers et des aidants, le CLSM a pour objectif de développer une stratégie locale en matière de prévention, de l’accès aux soins et de l’inclusion sociale.

« Il nous paraît essentiel que les collectivités locales s’approprient les thématiques de la santé mentale, soulignait le maire, Michèle Picard, lors du conseil municipal. La précarité que l’on voit monter année après année, accentue les déséquilibres psychologiques de personnes en extrême détresse (….). La peur de tomber dans la pauvreté génère un état de stress mental quasi permanent. L’incertitude au sujet du logement, de la nourriture de la santé, l’angoisse liée au bien-être des enfants, la peur du lendemain favorisent les maladies psychosomatiques. »

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