Résidence Édouard-Herriot : une réhabilitation à dix millions d’euros

Le bailleur Alliade Habitat entamera début 2018 la rénovation de la résidence Édouard-Herriot, qui comprend 200 logements. Une réhabilitation en profondeur, qui figure parmi les opérations prioritaires du nouveau Programme national de renouvellement urbain (PNRU).

9,7 millions d’euros, soit presque 50 000 par logement. C’est la somme que le bailleur Alliade Habitat va consacrer à la rénovation des 200 logements de la résidence Édouard-Herriot. Située autour de la place éponyme, que nombre de Vénissians ont toujours appelée la « place rouge », elle est composée de cinq bâtiments. C’est la première fois qu’une rénovation de cette envergure y est engagée. La plus importante, qui date de 2003, n’avait concerné que le traitement des façades et le remplacement des fenêtres. Le début des travaux est prévu pour début 2018, avec une fin programmée pour 2020. « Dans cette résidence, les locataires sont attachés à leurs logements et à leur quartier. Ils sont contents de ce programme de travaux, et se montrent très coopératifs », affirme la responsable territoriale, Ingrid Thomas. Qui précise que les locataires ne subiront pas d’augmentation de loyer, et que l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) participera à hauteur de 3 % au budget global, dans le cadre du nouveau Programme national de renouvellement urbain (PNRU).

Le programme des travaux est conséquent. Dans tous les logements, l’intégralité des équipements sanitaires des cuisines, salles de bains et toilettes sera changée : éviers, lavabos, WC, douches ou baignoires. Les sols, murs, plafonds et faïences bénéficieront de couleurs et de formes plus modernes. Quant aux portes palières et aux portes de placard, elles seront renouvelées, pendant que les systèmes de ventilation et les entrées d’air seront améliorés, au même titre que la plomberie. En outre, il sera procédé au remplacement des circuits d’alimentation d’eau et d’électricité, tandis que des robinets thermostatiques apparaîtront sur les radiateurs. Mais ce n’est pas tout. L’ensemble des loggias, dans les rez-de-chaussée comme dans les étages, sera entièrement rénové et relooké. Tout comme les halls d’entrée, dont les performances thermiques seront augmentées. Les portes de garage seront remplacées, les paraboles remontées sur les toits, les boîtes aux lettres refaites et l’éclairage repensé. En outre, un éclairage de sécurité sera installé dans les cages d’escalier. Enfin, l’électricité et les alimentations d’eau dans les colonnes montantes seront refaites.

Les travaux s’échelonneront donc sur deux ans environ. « Nous allons faire en sorte que ce chantier soit le plus vivable possible pour tout le monde. Mais nous avons 200 logements et une vingtaine d’allées impactées. Forcément, il ne sera pas possible d’attaquer chez tout le monde en même temps, souligne Marion Lapierre, responsable de programme de réhabilitation. Nous commencerons demi-allées par demi-allées, pour ensuite optimiser la cadence. »

Un accompagnement pour les plus fragiles

« On estime aujourd’hui la présence dans les logements à trois semaines à un mois sur la totalité de l’intervention, qu’il s’agisse des pièces humides ou de la loggia, indique Estelle Masson, responsable communication et marketing. C’est une réhabilitation en site occupé. Les gens habitent toujours chez eux, mais nous mettons à leur disposition des logements de courtoisie, pour qu’ils puissent y venir dans la journée, et le soir réintégrer le leur. » Le bailleur a toutefois conscience que certains occupants seront plus gênés que d’autres. « Lors de l’enquête sociale, nous avons repéré une petite quinzaine de personnes fragiles et/ou précaires, mais ce chiffre peut évoluer d’ici début 2018. Ce sont des situations plus complexes, qui nécessiteront peut-être un relogement provisoire. Ce sera un accompagnement sur-mesure, et on essaiera de les contenter autant que faire se peut », complète Ingrid Thomas.

« En plus de cet accompagnement spécifique, il y aura un accompagnement global de la totalité des locataires, qui va de l’enquête sociale à l’accompagnement quotidien, ajoute Estelle Masson. Les locataires auront ainsi à leur disposition un référent rénovation, capable de répondre à toutes leurs questions. Ils seront aussi régulièrement informés de toutes phases du chantier. » L’équipe technique visitera par ailleurs les locataires quinze jours ou un mois avant de débuter la rénovation de leur appartement. « Si une personne âgée ou en situation de handicap nous demande une douche à la place d’une baignoire, on le fera sans problème », assure Ingrid Thomas.

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