Samira Negrouche, la poésie comme antidote au confort

 

« La langue n’est pas seulement un outil d’expression, mais c’est aussi une arme, une arme au service du plus grand nombre, une arme d’éducation massive, une arme, certes sans haine ni violence, mais une arme pour mieux s’exprimer et, surtout, mieux capter le monde dans lequel nous vivons. »

Par ces mots chargés de sens, Thierry Renard, le directeur de l’Espace Pandora, a lancé à l’hôtel de ville le départ de la huitième résidence littéraire, soutenue par la Ville. Et c’est ainsi que, le 26 janvier, Denis Pourawa, poète invité l’an dernier, passait le flambeau à Samira Negrouche.

Car, ajoutait le maire Michèle Picard, « la crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend, au contraire, plus essentielle. » Puis elle présentait la nouvelle résidante : « Médecin mais avant tout poète et traductrice, elle est considérée comme l’une des plus talentueuses représentantes de la nouvelle génération d’auteurs du Maghreb. »

Une fois installée à Vénissieux, Samira va multiplier les ateliers d’écriture. Sept groupes sont déjà constitués avec des écoles primaires, un collège, les centres sociaux des Minguettes, la Maison de quartier Darnaise et la médiathèque. D’autres sont encore en construction. « Être poète, résumait Samira, c’est se maltraiter soi-même et maltraiter le langage pour ne pas tomber dans le confort. »

L’ambition, aurait-on pu conclure, n’a jamais fait peur aux Vénissians.

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