PIG énergie : des aides pour isoler votre logement

À ce jour, l’exemple le plus probant en matière d’isolation reste le plan de sauvegarde mené sur Grandes Terres des Vignes en 2010 et 2011. La consommation d’énergie a été réduite de moitié.

Voté en juin 2013 par le conseil municipal, le Programme d’intérêt général PIG énergie est un dispositif permettant à des propriétaires modestes d’obtenir des subventions pour des travaux de réhabilitation thermique. Doté de 13 millions d’euros pour quatre ans, il est financé par l’État, qui contribue à hauteur de 9 420 000 euros via l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), la Métropole (2 638 500 euros) et la Ville (1 260 000 euros).

L’objectif est d’améliorer les performances énergétiques d’un parc privé que l’on sait vieillissant. Mais il s’agit aussi de “lutter contre les situations de précarité énergétique”, et de “maintenir la vocation sociale du parc privé”. Sont notamment ciblées des copropriétés situées pour l’essentiel aux Minguettes et au centre-ville. 5 300 logements, au rang desquels 1 800 pavillons, sont potentiellement concernés.

En un peu moins de trois ans, le travail a déjà bien avancé. Les objectifs de ce dispositif expérimental, qui n’existe dans la Métropole qu’à Vénissieux et dans le quartier Confluence de Lyon, devraient bien être atteints d’ici 2017. Au départ, il était en effet prévu de mettre en place 700 chantiers de rénovation thermique dans des copropriétés, et 50 dans des maisons individuelles. À ce jour, quatre copropriétés représentant 591 logements ont décidé de se lancer, et avec elles 23 propriétaires de maisons individuelles, dont quatre ont terminé leurs travaux. En outre, 34 dossiers de financement, toujours pour des maisons individuelles, sont en cours de réalisation.

Accompagnement gratuit et personnalisé

C’est l’association Solidaires pour l’habitat (SOLIHA) qui est chargée d’animer le dispositif. Une fois contactée, l’association dépêche un conseiller, qui se rend chez l’habitant afin d’établir un diagnostic. Ne reste plus qu’à définir un programme de travaux définitif, et à monter un dossier de financement. Selon Candice Morel, chef de projet chez SOLIHA, il faut compter en moyenne deux ans entre le premier contact et la fin des travaux, lorsque la demande est faite par un particulier. En revanche, le délai est bien plus long – entre quatre et six ans – pour les copropriétés. Chaque décision importante nécessite en effet un vote du conseil syndical, qui se réunit souvent une fois par an.

Si les motivations des propriétaires sont multiples, l’aspect financier ne prime pas nécessairement. “Avec un budget moyen de 20 500 euros pour les travaux, et des subventions à hauteur de 45 à 60 %, on ne peut pas dire qu’on rentabilise la dépense”, observe Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, au développement durable et aux énergies. Quel est alors l’intérêt pour les propriétaires ? “Il y a plusieurs aspects. Premièrement, si le prix de l’énergie augmente dans trois, quatre ou cinq ans, ils seront alors mieux protégés contre la précarité énergétique. C’est donc une protection pour l’avenir, assure Pierre-Alain Millet. Deuxièmement, un logement qui laisse rentrer l’air froid en hiver et l’air chaud en été n’est pas agréable à vivre. Enfin, un appartement ou une maison bien isolés, dont les performances thermiques se rapprochent de celles du neuf, c’est un bien qui se vend mieux.”

Pour Candice Morel, l’autre atout du PIG énergie réside dans l’accompagnement mis en place par l’association. “Nous prenons tout en charge, gratuitement, depuis la première prise de contact jusqu’au paiement à réception des travaux, explique-t-elle. Nous intervenons même après. Nous pouvons aider les gens, lorsque c’est nécessaire, à utiliser leur nouveau matériel, à suivre leur consommation ou simplement à changer leurs habitudes.” De quoi rassurer les réfractaires aux tracasseries administratives.

D’autant que cette assistance permet d’aller plus loin que prévu initialement. “Parfois, les propriétaires souhaitent uniquement changer un seul élément, comme les menuiseries. Mais dans ce cas précis, on ne gagne que 4 % de performance énergétique ! Et pour bénéficier des subventions de l’ANAH, qui est le principal financier du PIG, il faut cibler au moins 25 % d’économie, détaille Candice Morel. Notre objectif consiste alors à bâtir un projet plus complet, mais subventionnable, avec un reste à charge équivalent à la dépense envisagée au départ.”


Rénovation : les aides disponibles

– Les copropriétaires d’un immeuble de moins de 15 ans, où seront réalisés des travaux performants (avec un gain énergétique d’au moins 35 %), peuvent bénéficier :

– D’aides aux travaux en fonction de la performance énergétique atteinte
– D’une aide socle pour tous
– D’une aide individuelle en fonction des ressources et du statut de propriété (occupant ou bailleur)
– D’une prime de solidarité écologique.

– Les propriétaires d’un logement ou d’une maison individuelle de plus de 15 ans, qui prévoient des travaux pouvant générer au moins 25 % d’économie d’énergie, peuvent bénéficier (sous conditions de ressources) :

– D’une subvention aux travaux d’économie d’énergie
– D’une prime de solidarité écologique
– D’une aide à l’accès au prêt et au préfinancement des aides.

– Certains propriétaires, dont les ressources seraient trop élevées pour prétendre directement au dispositif du PIG énergie, peuvent bénéficier :
– Du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)
– Du dispositif métropolitain Écoréno’v (à découvrir sur http://www.grandlyon.com)
– D’un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

– Un accompagnement technique, administratif et financier (gratuit) est assuré à chaque étape du projet par l’équipe de SOLIHA Pour plus d’informations, contacter SOLIHA au 04 37 28 70 30 ou consulter www.ville-venissieux.fr
Permanence à l’hôtel de ville un mardi sur deux, de 9 h 30 à 12 heures.

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