Le Sen No Sen sur le devant de la scène

Sen No Sen

Finalement, la ville de Vaulx-en-Velin a bien fait de déclarer forfait, ses deux gymnases spécialisés Antoine-Blondin et Jean-Capiévic n’étant pas disponibles, les 28 et 29 mars derniers. Se proposant de la remplacer presque au pied levé, le Sen No Sen karaté club de Vénissieux a trouvé un écho favorable. “Pour nous, Vénissians, c’était une aubaine d’organiser ces championnats inter-régions Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, se réjouit Ghislaine Barbin, la présidente du club. En l’espace de quelques heures, après la défection de Vaulx, la Ville de Vénissieux via sa direction municipale des Sports et de la Jeunesse a donné son accord. Elle a saisi l’importance de cet événement de portée nationale et on l’en remercie ! C’était une belle vitrine pour la Ligue Rhône-Alpes de karaté, mais aussi pour le club et pour la Ville.”

On a donc assisté à un grand rendez-vous entre sportifs de haut niveau, dans un gymnase Jacques-Anquetil plein à craquer. Plus d’une vingtaine de bénévoles du Sen No Sen, rois de l’accueil (voir la vidéo sur http://sennosen.e-monsite.com) et une trentaine d’arbitres se sont partagés la gestion et la direction des cinq tatamis. Ils ont géré deux jours d’une compétition qui a rassemblé près d’un millier de karatékas. Car, en parallèle, on a eu droit aussi à un Open pour pupilles et benjamins, sélectif pour la coupe de France.

Sur ses “terres », le Sen No Sen avait presque l’obligation de bien se comporter. “Nos équipes masculines et féminines sont déjà qualifiées pour les échéances nationales de mai, rappelait Djamel Bezriche, coach en chef. Mais on va se faire aussi le plaisir de rappeler la qualité de nos karatékas, à l’image de Nabil Khelfi, pas encore 29 ans mais déjà champion de France senior en 2008 et 2009. Pour des raisons professionnelles et familiales, il s’est absenté des tatamis pendant près de deux ans. Mais il est déjà affûté.”

Désireux de satisfaire leurs supporteurs venus en nombre, les Vénissians ont été impressionnants. “Avec douze médailles d’or, cinq d’argent et autant en bronze, le Sen No Sen a dominé ces Interrégionaux, et nos compétiteurs ont été exemplaires, se félicitait Ghislaine Barbin. On n’attendait pas autant de podiums !”
Pour autant, on n’est pas surpris de la performance d’ensemble des Vénissians, tous s’étant déjà distingués ici ou là. Seul manquait à l’appel Kevin Aouf, l’international, blessé. Les médaillés dorés ont été les minimes Jasmine Nekoul (+ de 55 kg) et Idriss Bakhti (- de 60 kg) ; les cadets Kamil Merah (- de 52 kg) et Aurélien Giroud (- de 57 kg) ; les juniors Manon Varvat (- de 53 kg), Léa Gothuey (- de 59 kg) et Soleiman Nekoul (+ de 76 kg) ; ainsi que les seniors Mélody Guinet (+ de 68 kg) et Nabil Kherfi (- de 75 kg). Sur le plan technique, Nabil a été étincelant. Pour son retour, il a réussi un balayage expéditif lors de sa finale. À l’occasion de l’Open pupilles et benjamins intégrés à ces Interrégions, les pupilles Janayna Carbonel et Mohamed Bakhti et la benjamine Assia Abouriche ont aussi été sacrés. Ce qui fait bien 12 Vénissians sur la plus haute marche d’un podium. Et on pourrait même ajouter une 13e médaille d’or avec Ilies Elguir (catégorie – de 45 kg) : bien que licencié à Caluire, il s’entraîne au gymnase du Centre, fief du Sen No Sen.

Vivement les championnats de France des 2 et 3 mai, à Gerland !

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