Le LOU marque son territoire

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Les anciens records datant de 1991 et 2013 (5 000 à 5 500 supporteurs pour les footballeurs de l’USV puis ceux des Minguettes) sont passés à la trappe. De quoi envisager d’autres records d’affluence pour les rencontres qui opposeront le LOU à Toulon, au Stade Français ou à Clermont.
Pour la 4e journée de Top 14, le LOU avait rendez-vous avec sa bête noire. Depuis cinq ans en effet, les rugbymen lyonno-vénissians ont pris la mauvaise habitude de s’incliner face aux Haut-Bugistes. Mais samedi, les pensionnaires du Matmut ont rectifié le tir, en faisant tomber Oyonnax, qui avait même remporté les trois dernières rencontres à Lyon —les deux formations évoluaient alors en ProD2.
Le club de l’Ain a entretenu pendant 60 minutes l’espoir d’une nouvelle victoire, grâce aux nombreuses fautes du LOU, que reconnaissait sans hésiter le coach lyonnais Olivier Azam après la rencontre. Mais heureusement pour lui et les supporteurs, les Lyonnais ont finalement pris le dessus grâce à deux essais inscrits après l’heure de jeu, d’abord par Toby Arnold (64e) puis par Deon Fourie (69e). Même les sept derniers points inscrits par Oyonnax à la toute dernière minute grâce à un essai de Régis Lespinas transformé par lui-même (80e), n’ont pas troublé le LOU. Au classement, grâce à cette victoire, Lyon Olympique Universitaire (6e ex-æquo) passe devant son adversaire, qui a réussi à prendre le bonus défensif.
Et quid de l’ambiance au Matmut ? De bon enfant durant une mi-temps (il faut dire que les visiteurs faisaient la course en tête), elle est devenue délirante après l’heure de jeu, grâce à la réaction d’orgueil du XV du LOU… et aux supporteurs du Haut-Bugey. Premier des supporteurs, l’ancien président Yvan Patet ne cessait de crier “Ici, c’est le LOU” et se jetait dans les bras de ses fiers gladiateurs une fois le dernier coup de sifflet donné par Sébastien Minery, l’arbitre. Plus mesuré voire en retrait, Yann Roubert, son successeur, remerciait son groupe d’une accolade ou d’un sourire “large comme ça.” Dans les vestiaires, lors de la conférence de presse, Olivier Azam se félicitait “d’une deuxième mi-temps aboutie, de la solidarité et de la solidité en conquête« . Autrement dit, de la détermination affichée en touche ou dans les regroupements. Pour conclure sur ce constat : “Cette victoire est importante, elle confirme que le LOU a les capacités pour évoluer en Top 14.”
S’il vantait les mérites d’une équipe du LOU très déterminée, Christophe Urios, son homologue oyonnaxien, nourrissait quelques regrets : « On avait mis le LOU à genoux… mais on n’a pas pu porter l’estocade.”

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