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La rentrée de Michèle Picard, sur un mode déterminé

Avant de détailler la rentrée vénissiane, le maire a dit son inquiétude face à la montée du racisme et de l’intolérance. Elle juge urgent que la gauche instaure les “mesures progressistes qui feront renaître l’espoir”. Les écoles avaient rouvert depuis deux jours et, tenant sa conférence de presse de rentrée, le maire détaillait l’actualité vénissiane. Une actualité plutôt positive, avec neuf ouvertures de classes en primaire et la mise en service prochaine du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie : “Coloré, aéré avec près de 5700 m2 d’espaces extérieurs, il va acquérir —j’en fais le pari—une réelle identité visuelle et architecturale et devenir un point d’ancrage à Vénissieux”.

La pose de la première pierre du Centre nautique intercommunal, ce vendredi 13 septembre, marquera aussi cette fin d’été : après l’incendie criminel de 2010, insiste Michèle Picard, “les villes de Saint-Fons, Lyon et Vénissieux ont joué le jeu. Ce premier coup de pelle est signe d’un nouvel élan et d’une nouvelle ambition. Plus qu’un équipement public, c’est un pan de notre patrimoine qui va renaître. De nombreuses générations vont pouvoir se réapproprier un espace du vivre ensemble qui manque cruellement.” 

Élargissant son propos au PLU-H, le plan local d’urbanisme et de l’habitat en discussion dans le Grand Lyon, Michèle Picard assure encore : “Vénissieux a l’ambition de devenir la grande entrée sud de l’agglomération”. Une ambition déjà confortée par le récent prolongement du tramway T4 comme par les “efforts considérables” que fait la Ville pour promouvoir en parallèle logement social et parcours résidentiels.

Rompre avec les doctrines libérales

Au-delà des dossiers vénissians, le maire évoquait avec gravité la situation internationale —notamment en Egypte, en Syrie, au Liban—, décrivant “un monde sous tension et  une montée de la radicalité très alarmante.” Cette radicalité n’est toutefois pas réservée au Moyen Orient, loin s’en faut : “Le modèle économique actuel, ravageur, fait monter les nationalismes sur le vieux continent (…). Les populismes enflent, profitant du désarroi de la population, et l’extrême droite, avec son terreau de haine et de rejet, gagne du terrain.”

C’est dans ce contexte qu’à Vénissieux, rappelle le maire, “nous sommes passés à deux doigts du pire” avec le projet d’attentat contre la mosquée El Forkane. “Cela doit être un signal pour réveiller nos consciences. L’antisémitisme, l’islamophobie, l’homophobie, les agressions racistes, les discours d’intolérance se banalisent et empoisonnent notre démocratie. La colère et l’indignation ne suffisent pas, il faut lutter au quotidien contre les idées xénophobes de l’extrême droite.”

Pointant la responsabilité de l’ancien président de la République (“Des digues ont été brisées entre la droite républicaine et l’extrême droite”), elle n’en juge que plus urgent pour “la gauche et les progressistes” de répondre aux préoccupations des Français : “L’élection de François Hollande a suscité un espoir, que les politiques d’austérité menées depuis ont très clairement refroidi (…) Nous savons qu’il a hérité d’une situation difficile. Redresser le pays ne se fait pas du jour au lendemain, chacun peut le comprendre, mais les attentes des Français portaient sur une politique de rupture avec les doctrines libérales et ils ne voient pas de véritable changement.” Exemple, la réforme des retraites : “On peut financer le système de retraites par répartition sans toucher à l’âge de départ —affirme le maire— sans augmenter les annuités, sans baisser le niveau des pensions à condition d’avoir la volonté de s’attaquer au partage inégalitaire des richesses, de prendre l’argent là où il dort, là où il n’est investi ni dans le système productif ni dans l’intérêt général.”

“Pouvoir d’achat, salaires, logement, emploi des jeunes et emploi industriel, accès aux soins, sécurité : voilà les urgences sociales auxquelles le gouvernement doit répondre”, assurait enfin Michèle Picard, plaçant cette rentrée sous un double signe : conviction et détermination.

Matmut Stadium et panier de la ménagère

Répondant à diverses questions, le maire a confirmé que l’évolution du Puisoz est actée par le président Gérard Collomb et s’inscrit dans la réflexion globale du PLU-H, allant de la ZAC de Parilly à Saint-Fons : “C’est un vaste projet, avec espace tertiaire, logements et un équipement d’agglomération.” Un équipement dont on ne sait cependant encore rien.

En revanche, Michèle Picard s’avouait très surprise des déclarations faites fin août par le maire de Lyon selon qui le stade de Gerland accueillerait le LOU Rugby à l’horizon 2018, le Matmut Stadium pouvant alors “héberger des clubs municipaux de Vénissieux”. “Je n’ai rien contre, souligne le maire. Je n’ai rien pour, non plus. Moi, je gère les finances de la Ville comme une ménagère gère son panier. Comment et qui financerait ? Qui entretiendrait ? Sans compter que l’enceinte est privée ! Mon esprit est très pragmatique et je ne sais pas discuter quand je n’ai pas de billes.”

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