Place au premier Festival essenti'ELLES, autour du 8 mars

 

Avec son Festival essenti’ELLES, qui va se dérouler entre le 4 et le 12 mars, Vénissieux est la première ville de l’agglomération à se lancer dans une manifestation de grande ampleur (et gratuite) autour de la journée internationale des Femmes. Des expositions, du cinéma, de la musique, de la danse, du théâtre… et même un « atelier barbe ».

Le nom n’était pas encore trouvé, mais l’idée était déjà là : fin septembre 2011, pour son premier Grand Rendez-vous de la Ville, le maire Michèle Picard annonçait son intention de lancer « un festival féminin mais évidemment pas réservé aux femmes, qui montrerait ce qu’est être une femme aujourd’hui, les difficultés qui sont les leurs, les droits pour lesquels elles doivent encore se battre ».

Depuis, la manifestation a trouvé son nom : ce sera le festival « essenti’ELLES ». Un festival qui, lancé ce mardi 5 mars, étendra son programme jusqu’au 12 mars, avec bien évidemment un temps fort vendredi, pour la Journée internationale des femmes à la salle Irène-Joliot-Curie.

« Nous nous inscrivons dans la continuité du travail qui s’accomplit à Vénissieux », expliquait Michèle Picard à l’occasion d’une récente conférence de presse pour laquelle avaient pris place à ses côtés deux de ses adjointes, Yolande Peytavin et Danièle Gicquel, rejointes par Géraldine Bénichou, du Théâtre du Grabuge venue parler de « L’assemblée des femmes », qui sera présentée le 9 mars.

« Nous avons toujours été aux avant-postes sur ce sujet, ajoutait le maire. Le 8 mars est une date qui compte dans notre ville, nous la marquons année après année pour sensibiliser les habitants et les jeunes aux droits des femmes. Des droits souvent rognés, minorés ou ignorés, sans parler du fléau des violences conjugales contre lequel les pouvoirs publics mais aussi chaque citoyen doivent combattre. »

La journée du 8 mars permet chaque année de mettre à l’honneur les femmes. Et avant ? Et après ? On oublie ? « C’est ce train médiatique que je redoute, confie le maire. On en parle pendant 24 heures et puis plus rien… ou alors si peu, alors qu’il y a tant à faire dans le monde du travail, dans l’espace public, dans la sphère privée. A contrario, le festival essenti’ELLES a pour objectif d’occuper l’espace public à travers des échanges, des débats, des œuvres culturelles qui doivent nourrir la réflexion et ouvrir les yeux de chacun. Il va créer une autre durée, qui vient s’ajouter aux actions et campagnes de sensibilisation menées par la Ville toute l’année. »

Car, insiste le maire, c’est au quotidien que se construit une politique, avec des associations comme Fil’Action, avec Bioforce, avec les Equipements polyvalents jeunes, ou encore avec l’Education nationale : « Essenti’ELLES est le fruit d’un investissement de terrain que nous menons avec détermination. » Un investissement dans lequel le collectif femmes de Vénissieux joue un rôle de relais. Élues, déléguées des quartiers, syndicalistes, militantes associatives ou « simples » habitantes, elles sont quelque 90 à en faire partie et à participer de façon plus ou moins régulières à des réunions thématiques trimestrielles, sur -par exemple-, la parité, la prise de parole des filles, le droit du travail…. Parfois, elles font appel à des experts pour guider leurs réflexions. Ouvertes aux échanges, elles ont aussi demandé récemment un rendez-vous à la ministre des Droits des femmes, la Lyonnaise Najat Vallaud-Belkacem.

Côté programme, c’est la direction municipale des affaires culturelles de la Ville qui a été chargée de débroussailler ce premier Festival essenti’Elles, de le rendre populaire et transversal afin de toucher tout le monde, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes. De nombreux services municipaux ont apporté leur contribution ainsi que des structures telles que les EPJ, ou des associations de quartier. « C’est une première édition, rappelle le maire. Il se peut que nous essuyions quelques plâtres, mais nous avons tous ici la ferme intention d’ancrer cette manifestation dans la durée. »

Programme

Du 4 au 6 mars, Bureau information jeunesse (place Henri-Barbusse) : exposition « Les femmes et la diversité au cœur de la République », présentée par l’association les Mariannes de la Diversité.

Du 5 au 9 mars, médiathèque Lucie-Aubrac : « Militantes », exposition de 19 affiches du Mouvement français pour le planning familial (1968-2012). Vernissage le 5 à 18 heures, suivi d’une rencontre avec l’équipe du Planning 69.

Du 4 au 8 mars, ateliers slam avec Yamlayam (Maison de quartier Darnaise et EPJ Darnaise et Pyramide). Inscriptions : 04 72 89 77 40.

6 mars, Maison des fêtes et des familles : soirée festive avec la Maison de quartier Darnaise et l’association Soleil des quartiers. Inscriptions : 04 72 89 77 40.

7 mars, cinéma Gérard-Philipe, à partir de 18h30. Projection d’un court-métrage sur le sexisme réalisé dans le cadre de Passeurs d’images par les jeunes de l’EPJ Darnaise : « Les enquêtes du Chat Botté : le prince a disparu ». Puis danse urbaine avec les Muff’in Crew (en partenariat avec Bizarre !).

À 20h30, projection du film « Wadjda » de Haifaa Al-Mansour. Entrée libre sur réservation au 04 78 70 40 47.

L’exposition « Femmes dans la diversité de la République » sera visible dans le hall du cinéma.

8 mars, salle Irène-Joliot-Curie, à partir de 17h30. Présentation d’une exposition réalisée par des adultes fréquentant les ateliers d’arts plastiques Henri-Matisse et de trois autres expos réalisées par les jeunes des EPJ Léo-Lagrange, Charréard, Pyramide et Parilly, accompagnés par des intervenants d’Henri-Matisse.

Remise des prix de l’appel à projets 2013 « La preuve Form’ELLES », sur la pratique sportive féminine.

Scène ouverte autour du slam (jeunes des EPJ et adultes de la Maison de quartier Darnaise) avec Yamlayam. Entrée libre.

9 mars, médiathèque, 15 heures : récital piano/voix. Œuvre de compositrices oubliées du 19e siècle. Avec la soprano Catherine Renerte et le pianiste Philippe Cousin.

9 mars, Théâtre de Vénissieux, 20 heures. « L’assemblée des femmes » d’après Aristophane. Adaptation et mise en scène : Géraldine Bénichou.

Auparavant, à 18h30, se déroulera un « atelier barbe », pour celles et ceux qui souhaiteront rejoindre le chœur de l’assemblée des femmes, au cours du spectacle.

Entrée libre sur réservation : 04 72 90 86 68.

12 mars, Maison des associations Boris-Vian, 18 heures : vernissage d’une exposition de Pierre Moyon et  Emmanuelle Barbaras, « 24 malheurs de la vie d’une femme » qui s’articule en textes et en images autour des violences faites aux femmes dans le monde : violence au travail, la violence par le sexe, la violence des coutumes, violence des conflits.

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