Sept policiers du Rhône, la plupart de Vénissieux, interpellés

Entre onze et treize personnes -selon les sources- ont été interpellées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ce mardi 11 septembre, à l’aube. Parmi elles, sept fonctionnaires de police et deux délégués du procureur. La plupart des policiers sont en poste au commissariat de Vénissieux. Ils ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une affaire de corruption présumée : ils sont suspectés d’avoir entretenu des relations “douteuses” avec des délinquants d’une même famille, qui ont également été arrêtés. Ces derniers seraient connus des services de police pour des faits de violences et de trafic de stupéfiants.
Selon les informations du quotidien Le Monde, que confirme la direction départementale de la sécurité publique, ces policiers sont soupçonnés d’avoir rendu des services en échange d’avantages matériels : consultation de fichiers, conseils pour favoriser des activités illicites, obstructions dans les procédures… En contrepartie, les délinquants auraient “offert” des téléphones portables, les auraient invités au restaurant, ou encore leur auraient prêté des voitures. “Ce n’est pas des enveloppes contre des informations, le schéma relève plutôt d’une ambiance générale, d’une porosité qui devenait préoccupante”, résume une source proche de l’enquête, citée par le quotidien national. Dirigée par un juge lyonnais, l’enquête a débuté en août 2011.
Du côté du commissariat de Vénissieux, l’affaire n’est pas commentée. Pour le syndicat de police Alliance, la surprise est totale : “Dans un premier temps, je tiens à rappeler qu’ils bénéficient comme tout citoyen de la présomption d’innocence, déclare Jean-Paul Borrelly, secrétaire départemental du syndicat. Mais je suis, comme tous mes collègues, surpris, abasourdi, consterné. D’autant que la police lyonnaise sort d’une période très compliquée ! J’attends avec une certaine impatience les résultats de l’enquête en cours.”
Ces interpellations interviennent moins d’un an après l’affaire de corruption et de trafic d’influence concernant l’ex numéro deux de la police lyonnaise, Michel Neyret. De source policière, ce dossier n’a aucun lien avec les arrestations de ce 11 septembre.

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