La première pierre du futur lycée Jacques-Brel

Les élus du Conseil régional et de la Ville de Vénissieux ont donné le coup d’envoi officiel de la reconstruction de la cité scolaire Jacques-Brel. Ouverture en septembre 2014.
“Cette première pierre, nous l’attendions avec impatience, se réjouit Claire Batailler, la proviseur. Déjà, nous travaillons sur le nouveau projet d’établissement. Cette manifestation me donne aussi l’occasion de remercier toutes les équipes du lycée. Grâce à l’implication de tous et aux liens tissés avec les collèges, nous sommes parvenus à enrayer la baisse des effectifs. »
Les travaux de terrassement ayant démarré le 20 février sur les terrains de Démocratie, la première pierre a été officiellement posée le 8 mars par Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes (la construction des lycées est une compétence des Régions), aux côtés de Michèle Picard, maire de Vénissieux, de Roland Debbasch, recteur de l’académie de Lyon, de Guy Fischer, sénateur, d’André Gerin, député, et de Maurice Charrier, vice-président du Grand Lyon en charge de la politique de la ville et de la cohésion sociale. La nouvelle cité scolaire devrait être livrée à l’été 2014
« J’étais venu visiter le lycée en 2005, se souvenait le président Queyranne. Confrontés à l’état des bâtiments, nous nous étions interrogés sur le devenir de cette cité scolaire que, contrairement à mes deux prédécesseurs, je voulais conserver. Mais fallait-il la réhabiliter ou la reconstruire ? Nous nous sommes très vite dirigés vers une reconstruction. »
S’est alors posée la question du lieu d’implantation. Trois possibilités avaient été évoquées : le départ vers une autre commune, l’implantation au voisinage de la médiathèque ou sur Démocratie. Après une période d’hésitation, marquée par des controverses entre partisans et opposants à une reconstruction aux Minguettes, la Région s’est finalement calée sur le choix de la Ville de Vénissieux : le lycée serait installé à la Démo, là où dix immeubles étaient tombés simultanément en octobre 1994.
« L’établissement s’intégrera parfaitement à son environnement urbain et dans le quartier, a encore souligné Jean-Jack Queyranne. Il offrira un véritable pôle éducatif aux lycéens de l’Est lyonnais. Cette reconstruction illustre la volonté de la Région d’offrir aux jeunes un cadre propice à la réussite de leurs études en leur proposant des formations d’excellence. » Un discours reçu cinq sur cinq par le recteur Roland Debbasch : “L’excellence doit être au rendez-vous, que ce soit dans les filières générales, technologiques ou professionnelles. D’ores et déjà, l’établissement a pu tisser, grâce à des moyens supplémentaires, des partenariats avec des élèves de grandes écoles comme l’Insa et Sciences Po ». S’adressant à la direction du lycée, il ajoutait : « Vous avez mis en place des études obligatoires, des sorties culturelles. Vous avez traversé des moments difficiles… mais aujourd’hui vous êtes sur la bonne voie.”
« La pose de cette première pierre n’est pas un acte routinier, encore moins anodin, relevait à son tour le maire, Michèle Picard. Car ce qui va s’élever ici, c’est l’avenir de notre jeunesse (…). Ce nouveau cadre va créer une véritable impulsion, une avancée positive dont profiteront également les enseignants. Le point le plus important, c’est la mise en place d’un projet d’établissement et d’un travail pédagogique innovant, ambitieux, au service de la formation et des cursus choisis par les élèves. Ce nouveau lycée Jacques-Brel est le moyen idéal pour montrer le formidable potentiel de la jeunesse des villes populaires, pour renforcer la mixité sociale et casser le mur des ségrégations territoriales, en attirant dans nos cursus des élèves du Grand Lyon, du département et d’au-delà”.
Après avoir manié la truelle, les élus ont traversé l’avenue d’Oschatz pour se retrouver dans les locaux actuels du lycée. Le temps pour Vincent Tallet, architecte de l’agence HTVS, de présenter la maquette aux personnalités présentes.
“Implanté sur un grand terrain marqué par une forte déclivité, le futur lycée s’affranchira de cette première contrainte pour en faire un atout et se dressera sur trois étages, expliquait-il. Un seul escalier central largement vitré desservira les salles de cours. Réparties sur trois étages, elles seront très proches les unes des autres, ce qui limitera le temps de déplacement des élèves. Le rez-de-chaussée s’ouvrira sur un hall d’accueil, la cour de récréation, les bureaux de l’administration, la vie scolaire, les bureaux des enseignants. Cette organisation spatiale valorise les différents lieux et temps de vie scolaire”.
La construction de l’établissement s‘appuie également sur une démarche globale de développement durable, qui passera notamment par la réduction des nuisances du chantier (charte chantier propre), un programme d’intégration dans l’environnement (terrasses arborées, toits végétalisés) et la gestion raisonnée des énergies (ossature bois des bâtiments, ventilation double flux, isolation thermique haute performance…).

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