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Culture

Ce week-end, l'école Jean-Wiener rend hommage à la musique française

Alors que la salle Érik-Satie est en chantier, c’est dans la salle d’orchestre de l’école de musique Jean-Wiener que sera donné, samedi 26 novembre à 20h30 et dimanche 27 à 17 heures, un concert de professeurs consacré à la musique française, du début du XXe siècle aux années cinquante. Au programme : Ravel, Debussy, Poulenc, mais aussi des compositeurs moins connus comme Théodore Dubois et Florent Schmitt.

À l’origine de ce choix, deux motifs sont avancés : les cinq enseignants concernés, Mélodie Carecchio (flûte traversière), Marie-Christine Magnan (piano), Philippe Cousin (piano), Périg Le Cadre (saxo) et Vincent Magnan (violoncelle), sont tous amateurs de cette période de l’histoire de la musique. Marie-Christine annonce la deuxième : “En raison des travaux à Satie, le piano est revenu à l’école de musique. Aussi, nous disposons de deux pianos de concert, ce qui est rare. On en profite pour jouer trois œuvres à deux pianos.”
Les deux professeurs pianistes feront profiter leurs élèves de cette occasion unique. Le 10 décembre à 17 heures, les jeunes donneront une audition. “Ils joueront à quatre mains, indiquent Marie-Christine et Philippe, avec un piano chacun. Ce qui est différent de jouer à quatre mains en se partageant le clavier. Le phénomène de stéréo est incroyable. C’est une autre gestuelle, une nouvelle façon de comprendre l’autre. Dès les premières répétitions, les élèves étaient heureux !”
Pour les deux concerts de ce week-end, le répertoire est alléchant : deux pièces de Ravel, deux de Debussy et le premier mouvement d’une sonate pour violoncelle et piano de Théodore Dubois (1837-1924). “Il a été directeur du Conservatoire de Paris, précise Vincent, et il est connu pour un traité d’harmonie. Sa sonate est méconnue. Nous avons voulu inscrire au programme un mélange d’œuvres connues, celles des grands maîtres, et d’autres qui le sont moins, de petites perles que l’on a trouvées.” Sont encore cités les noms de Darius Milhaud, Francis Poulenc et Florent Schmitt. De l’avis des professeurs, ce dernier est inclassable. Il passe de l’impressionnisme au romantisme et au moderne. Il présente aussi un côté sombre, son implication auprès des occupants nazis pendant la guerre et dans le Groupe Collaboration, soit disant pour défendre la musique française. Ce qui ne l’a pas empêché d’être promu au grade de commandeur de la Légion d’Honneur en 1952.

On pourra également découvrir “Jeux de plein air”, une œuvre d’une des rares compositrices, Germaine Tailleferre, la seule femme du Groupe des Six. “Après avoir entendu ce morceau pour deux pianos, Satie lui a annoncé : Vous êtes ma fille en musique !”
À côté de la “Rhapsodie espagnole” de Ravel, on entendra aussi “Lindaraja” de Debussy, une pièce nommée d’après le nom d’un jardin de l’Alhambra de Grenade. Une manière de préparer les futures Musicianes de février, qui seront dédiées à l’Espagne.

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