Agenda 21 : Vénissieux vote un plan de 107 actions

Organiser une visite par trimestre d’un centre de tri, récompenser les bonnes pratiques : ce sont quelques-une des 107 actions programmées dans l’Agenda 21

L’Agenda 21 de Vénissieux a un nom, révélé au conseil municipal du 2 mai : “Vénissieux 2030 humaine et durable”. Un nom, choisi parmi une quinzaine de propositions émanant de Vénissians, et surtout un contenu décliné en 7 enjeux, 15 orientations, 44 objectifs et 107 actions dûment programmées. Voté à une large majorité, ce plan va être transmis au ministère de l’Ecologie et du Développement durable où ses orientations subiront une double expertise. La reconnaissance du programme local devrait arriver en fin d’année.

Résumant le dossier qui sera adressé avant fin mai au ministère de l’Ecologie et du Développement durable pour validation (le terme officiel est “reconnaissance”), l’adjoint au maire Pierre-Alain Millet faisait valoir la richesse de la concertation menée pendant deux ans. Habitants, partenaires du monde économique, social et associatif, agents municipaux : une centaine de volontaires se sont investis dans les cinq groupes de travail du Conseil citoyen du développement humain durable (CCDHD), soulignait l’élu communiste. “Ils ont fait preuve tout simplement de citoyenneté, relevait aussi avec satisfaction Michèle Picard, le maire. C’est rassurant et encourageant car de ce fait, l’Agenda 21 n’est pas un texte technique mais un document que les Vénissians se sont appropriés.”

Les 75 pages de l’Agenda 21 (imprimées recto verso, en application de l’action n°92, car il n’y a pas de petit geste pour la planète !) sont denses. Appuyé sur le diagnostic publié en 2009, le document détaille 107 propositions pour l’environnement et le climat : récompenser les bonnes pratiques pour le tri et la propreté, sensibiliser aux économies d’eau et d’énergie, valoriser les espaces naturels, former les jardiniers amateurs, réaliser un bilan carbone des services municipaux, réduire les gaz à effet de serre…

Mais comme le développement durable, ce n’est pas qu’une affaire de ruches à implanter en ville (action n° 56), l’Agenda 21 de Vénissieux développe bien d’autres données. Certaines relèvent de l’humain (incitations à agir pour le climat, formation des agents communaux, responsabilisation des automobilistes…) ; d’autres s’attachent à l’urbanisme et à l’économie (densifier Vénissieux et en faire une ville industrielle durable tout en préservant la qualité de vie, orientations 4 et 12). D’autres encore prennent une dimension sociale : quatorze actions concernent l’emploi, la lutte contre les exclusions et la santé.

Enfin, “Vénissieux 2030 humaine et durable” intègre le plan climat énergie territorial, en cohérence avec ceux de l’Est Lyonnais et du Grand Lyon, et donne son feu vert à six éco-projets « pour agir tout de suite ».

« L’Agenda 21 de Vénissieux ne sera pas un joli bouquin rangé en haut d’une étagère », a promis Pierre-Alain Millet. Il n’est pas non plus un catalogue de bonnes intentions : chaque objectif est programmé dans le temps et son suivi placé sous la responsabilité d’une ou plusieurs directions municipales. Le service municipal de l’environnement (direction du Cadre de vie) que dirige Cécile Vigouroux est en première ligne de ce travail. Cet ingénieur en santé et environnement a aussi la responsabilité d’animer un réseau de correspondants “DHD” dans chaque service de l’hôtel de ville. Le maillage est donc serré. Et pour mieux faire partager par les habitants ce plan pour 2030, le Grand Rendez-vous de la Ville, fin septembre, y sera largement consacré.

Les réactions des conseillers municipaux n’ont pas traîné après cette présentation. Dans l’opposition, Mme Lyon (Vénissieux Terre d’audace) reprochait une information tardive tandis que M. Iacovella (Rassemblement des Vénissians) s’indignait d’avoir été tenu à l’écart de cette prospective. Sauf que les travaux du CCDHD sont ouverts à tous sans exclusive, ont rétorqué Pierre-Alain Millet et Michèle Picard.

D’autres, après s’être exclamés : “Enfin !”, avançaient des propositions. Ainsi Geneviève Soudan, élue écologiste de Vénissieux Respect d’avenir (opposition), proposait d’agrandir les parcs de stationnement aux abords des stations de métro, ou réclamait la réalisation de diagnostics énergétiques des bâtiments communaux. Quant à Jeff Ariagno (groupe socialiste), il se félicitait du travail déjà engagé (chaufferie bois, normes BBC, panneaux photovoltaïques) et suggérait que la Ville accroisse ses efforts pour diminuer ses consommations d’énergies et développer les énergies renouvelables.

Le rapport a été adopté à une large majorité (abstention des groupes Vénissieux Terre d’audace, Rassemblement des Vénissians et FN). Reste maintenant à attendre l’agrément ministériel.

Développement durable et Agenda 21 : c’est quoi ?

Comme Monsieur Jourdain, le bourgeois gentilhomme de Molière, faisait de la prose sans le savoir, nous faisons tous (enfin presque) du développement durable sans le savoir. Quand nous trions nos déchets ménagers, quand nous donnons la préférence à des produits sans suremballage, quand nous rapportons nos piles dans les points de collecte dédiés. Ou quand nous accompagnons le petit dernier à l’école cum pedibus.

À l’échelle individuelle, s’engager est relativement aisé. À l’échelle d’une collectivité locale, le processus se complique. Il faut d’abord se demander ce qu’une ville peut faire pour la terre, puis établir en concertation un programme politique d’actions et le faire valider par le ministère… Cela s’appelle un Agenda 21, du nom du “plan pour le 21e siècle” adopté en 1992 au sommet de la Terre, à Rio.

La France a lancé, en 2003, son premier plan stratégique national.

Les Agendas 21 locaux sont reconnus depuis la loi Grenelle II de 2010.

À Vénissieux, la majorité municipale s’était engagée vis-à-vis de ses électeurs à conclure un “nouveau pacte écologique” au cours du mandat 2008-2014. D’où la création du Conseil citoyen du développement humain durable et le travail qui s’ensuivit depuis 2009.

Une pensée sur “Agenda 21 : Vénissieux vote un plan de 107 actions

  • 10 mai 2011 à 9 h 50 min
    Permalink

    Je suis complètement d’accord avec la proposition de Geneviève Soudan d’agrandir les parcs de stationnements aux abords des stations de métro (à Parilly comme à la Gare de Vénissieux), c’est trop souvent un stationnement anarchique les jours de semaine.
    J’espère qu’outre l’agrément ministériel, l’idée avancera partout où le problème se pose.

  • 10 mai 2011 à 9 h 50 min
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    Je suis complètement d’accord avec la proposition de Geneviève Soudan d’agrandir les parcs de stationnements aux abords des stations de métro (à Parilly comme à la Gare de Vénissieux), c’est trop souvent un stationnement anarchique les jours de semaine.
    J’espère qu’outre l’agrément ministériel, l’idée avancera partout où le problème se pose.

  • 10 mai 2011 à 9 h 50 min
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    Je suis complètement d’accord avec la proposition de Geneviève Soudan d’agrandir les parcs de stationnements aux abords des stations de métro (à Parilly comme à la Gare de Vénissieux), c’est trop souvent un stationnement anarchique les jours de semaine.
    J’espère qu’outre l’agrément ministériel, l’idée avancera partout où le problème se pose.

  • 10 mai 2011 à 9 h 50 min
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    Je suis complètement d’accord avec la proposition de Geneviève Soudan d’agrandir les parcs de stationnements aux abords des stations de métro (à Parilly comme à la Gare de Vénissieux), c’est trop souvent un stationnement anarchique les jours de semaine.
    J’espère qu’outre l’agrément ministériel, l’idée avancera partout où le problème se pose.

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