La mobilisation grandit autour de Roger N’Zembele

Les membres de RESF et les enseignants du groupe solaire Léo-Lagrange sont venus soutenir Roger N'Zembele

Ce jeudi matin, plus de 70 personnes sont venues soutenir Roger N’Zembele, devant le tribunal de grande instance de Lyon : enseignants du groupe scolaire Léo-Lagrange en grève, parents d’élèves, membres du comité RESF… Le juge des libertés statuait sur la prolongation de la rétention au CRA (centre de rétention administrative de ce Vénissian sans-papiers, originaire du Congo, arrêté depuis plus de quinze jours.

Ce jeudi soir, un nouveau rassemblement avait lieu devant l’école, que les parents envisagent d’occuper.
Dès 9h15, banderoles et mégaphone en main, le comité de soutien se fait entendre et exige la libération de M. N’Zembele. À  10 heures, la salle d’audience ouvre. Elle est bien trop petite pour accueillir tout le monde. Roger, entouré de deux policiers, accède à la salle. Ses trois enfants se jettent dans ses bras. Fendi, 2 ans, ne le lâchera pas tandis que Brian et Doudou, 6 et 4 ans, s’agrippent à ses jambes.
Maître Julie Matricon, avocate de Roger N’Zembele, s’adresse au président: “ Il vit en France depuis dix ans. Imaginez le traumatisme de ses enfants s’il était expulsé !” Mais le représentant du préfet rappelle que le tribunal administratif a déjà confirmé l’OQTF (obligation de quitter le territoire français), la semaine dernière. L’audience est levée. Quelques minutes plus tard, la décision tombe : la rétention au CRA est prolongée de 15 jours maximum. “Je ne peux pas revenir sur la décision préfectorale et remettre en cause la décision du tribunal administratif”, assure le président.

Une délégation du comité de soutien a été reçue par une représentante du préfet

Quinze jours, c’est le temps nécessaire pour que M. N’Zembele reçoive son laisser-passer consulaire. Tant qu’il ne l’a pas, il ne peut être expulsé car il n’a ni passeport ni papiers d’identité. La veille de cette audience au TGI, Roger avait donc été extrait du CRA par des policiers et emmené à Paris, à l’ambassade de la République démocratique du Congo pour y demander ce document.

L’espoir est donc très faible de voir libérer le Vénissian. À moins que le préfet ne lui accorde une régularisation à titre humanitaire. C’est pourquoi, dès la sortie du tribunal, le comité de soutien demandait audience à la préfecture, rejointe en manifestant. Tandis que quatre personnes étaient reçues par une représentante du préfet, enfants et adultes reprenaient en chœur des slogans : “Libérez Roger”, “Roger doit rester”, « Roger n’a pas volé, Roger n’a pas tué”… Face aux policiers, les mamans insistaient : “Nous ne sommes pas venues pour mettre le désordre, nous n’avons pas de caillou, nous n’avons pas d’arme. Nous voulons que ce papa soit libéré. »

Doudou, un peu perdu dans toute cette mobilisation, ne levait pas la tête. “Je veux voir  mon papa. Il ne m’emmène plus à l’école. Je ne veux pas qu’il parte.”

Doudou, avec sa maman : "Je ne veux pas que mon papa s'en aille"

Une pensée sur “La mobilisation grandit autour de Roger N’Zembele

  • 18 avril 2011 à 17 h 37 min
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    doudou fendi et bryan ont besoin de leurs papa liberez le

  • 18 avril 2011 à 17 h 37 min
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    doudou fendi et bryan ont besoin de leurs papa liberez le

  • 18 avril 2011 à 17 h 37 min
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    doudou fendi et bryan ont besoin de leurs papa liberez le

  • 18 avril 2011 à 17 h 37 min
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    doudou fendi et bryan ont besoin de leurs papa liberez le

  • 18 avril 2011 à 17 h 30 min
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    je veux que monsieur n’zembele reste avec sa famille les enfants sont en danger

  • 18 avril 2011 à 17 h 30 min
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    je veux que monsieur n’zembele reste avec sa famille les enfants sont en danger

  • 18 avril 2011 à 17 h 30 min
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    je veux que monsieur n’zembele reste avec sa famille les enfants sont en danger

  • 18 avril 2011 à 17 h 30 min
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