
Photo Emmanuel FOUDROT
Michèle Picard et Idir Boumertit au coude-à-coude, qui distancent assez largement les candidats de la droite et de l’extrême droite, tous deux également assez proches en nombre de voix : c’est la photographie globale de Vénissieux à l’issue de ce premier tour des municipales.
Mais quand on se penche sur les résultats détaillés, c’est une géographie politique plus fine, plus complexe, qui apparaît. Vénissieux n’est pas homogène, les préférences politiques diffèrent sensiblement selon les quartiers.
Si les deux candidats arrivés en tête rivalisent en nombre de bureaux de vote remportés, leur répartition sur le territoire communal est assez marquée. Ainsi Idir Boumertit réalise ses meilleurs scores aux Minguettes. Il s’impose dans six des sept bureaux du Plateau, avec une pointe à plus de 47 % à Léo-Lagrange. Le député insoumis dépasse également les 30 % dans quatre autres bureaux, notamment Flora-Tristan, où il obtient son meilleur résultat (36,22 %) hors Minguettes. C’est à Ernest-Renan qu’il enregistre le plus mauvais score : 12,81 %.
Du côté de Michèle Picard, les variations sont bien moins marquées. L’élue communiste oscille entre un plancher de 20 % et un plafond de 35 %. C’est dans les quartiers Moulin-à-Vent et Joliot-Curie (avec des pointes dans les bureaux Ernest-Renan et Georges-Lévy) qu’elle se détache le plus de son adversaire direct.
Quant au candidat de la droite et du centre, Pascal Dureau, il ne s’impose que dans un seul bureau, Monery, où il frôle les 35 %. La liste d’extrême droite de Quentin Taieb est devancée partout, avec toutefois des scores dépassant les 25 % dans quelques bureaux comme Parilly ou Clos-Verger.






























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