« Une réussite, qui appelle d’autres journées de mobilisation », selon les syndicats. Ce jeudi 18 septembre, 20 000 personnes, selon la CGT, ont répondu à Lyon à l’appel de l’intersyndicale. La Préfecture, pour sa part, estime à 14 000 le nombre de manifestants.
« C’est de toute façon plus que le 10 septembre, appréciait, dans le cortège qui s’est élancé de la Manufacture des Tabacs vers la place Bellecour, Alain, gilet de la CFDT sur le dos et agent administratif. Ce n’est pas simple de mobiliser depuis quelques années, et puis là il ne s’agit pas se battre contre un projet de loi précis, comme cela pouvait être le cas pour la réforme des retraites par exemple. Autant de monde dans la rue juste pour dire qu’on en a ras-le-bol de la façon dont on fait de la politique en France, ce n’est pas rien. Et ce, même s’il y a beaucoup plus de policiers que lors d’une manifestation ‘classique’. »
Dans les rues aux alentours, devant le cortège, en attente aux abords de la place Bellecour, on notait en effet ce 18 septembre une très forte présence policière. « Dès qu’il y a le moindre dérapage, il faut que les forces de l’ordre aillent au contact pour interpeller, pour remettre les individus à la justice », avait ainsi prévenu le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Au total, en France, 80 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
« On reviendra dans la rue tant qu’Emmanuel Macron ne nous aura pas entendu, assurait Malik. Nommer Premier ministre quelqu’un comme Sébastien Lecornu, un fidèle parmi les fidèles, c’est non. Nous sommes ici pour appeler à retourner aux urnes, puisque le président de la République ne veut manifestement pas nommer quelqu’un issu du bloc de gauche — qui est pourtant arrivé en tête aux dernières élections législatives. Alors, puisque la situation est bloquée, revotons : pour une nouvelle Assemblée nationale, ou, mieux, un nouveau président de la République. »





































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