Des infirmiers vénissians formés aux tests PCR

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Formés dans le cadre de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Vénissieux, ces 17 professionnels seront appelés à épauler les « brigades de détection des cas contacts » mises en place par le gouvernement.

Depuis le début du mois de mai, 17 infirmiers libéraux vénissians ont été formés aux tests PCR (dans le nez). Ce sont, à l’heure où nous écrivons ces lignes, les seuls considérés comme fiables pour le dépistage du coronavirus, alors que les tests sérologiques (sanguins) ainsi que les tests salivaires sont toujours en cours d’évaluation. Cette formation, qui vient de se terminer, a eu lieu au laboratoire des Portes du sud et au laboratoire Dyomedea, dans le cadre de Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS).

« Le test PCR nécessite un geste particulier, qui doit être effectué avec une précision maximum, en allant bien au fond du nez, sous peine d’obtenir de faux résultats négatifs. Il faut le réaliser avec délicatesse, car il est difficile à supporter pour les patients, explique Lætitia Bouillod, présidente de la CPTS et infirmière libérale. Bien entendu, les tests sont réalisés avec les équipements de sécurité individuels spécifiques à la prise en charge des malades atteints du Covid : masque, surchausses, surblouse, visière, charlotte ».

Le process qui accompagne le geste comprend notamment un interrogatoire normé du patient, l’étiquetage des échantillons et des consignes pour la gestion des sachets. Autant d’éléments qui ne s’improvisent pas. Les infirmiers ont donc été pris en charge deux par deux par les biologistes, à raison d’une heure et demie de formation à chaque fois. Pour Lætitia Bouillod, il s’agit d’un « bel échange avec les biologistes, qui ont fait preuve de gentillesse et de pédagogie. Comme nous, ils ont pris du temps, bénévolement, pour le bien des malades ».

La tournée des tests a déjà commencé à petite échelle, auprès de quelques patients qui ne peuvent pas se déplacer. Elle pourrait toutefois monter en puissance dans le cadre des « brigades de détection des cas contacts », mises en place par le gouvernement pour avertir les personnes ayant cotoyé un malade du Covid-19 d’une possible contamination.

Début avril, les infirmiers vénissians s’étaient lancés — bénévolement aussi — dans une éprouvante tournée Covid dont l’objectif était à la fois de délivrer un traitement adapté à des malades très inquiets, et d’éviter les contaminations avec les patients habituels. Elle vient de se terminer. Elle avait été complétée par une autre tournée Covid dans les Ehpad. « Des patients lourdement atteints, dont nous nous occupons toujours », précise Lætitia Bouillod.

C’est que la partie contre le virus est loin d’être gagnée. « Nous sommes tous inquiets. On compte sur la responsabilité collective et personnelle. Tout repose sur les gestes barrières et l’utilisation des masques. Pour l’instant, on ne peut compter que là-dessus ».

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