Après le procès, la famille de Marin veut “tirer un trait”

 

Déçue du verdict mais désireuse de “passer à autre chose”, la famille de Marin a décidé de ne pas interjeter appel de la décision condamnant son agresseur à 7 ans et demi de prison.

Marin et sa mère, juste avant l’ouverture du procès, qui s’est tenu du 2 au 4 mai à la cour d’assises pour mineurs de Lyon. Photo DR

Pour Marin et sa famille, c’était peut-être l’une des plus grosses épreuves à subir, après la terrible agression dont le jeune vénissian avait été victime en novembre 2016. Du 2 au 4 mai, le jeune homme qui l’avait frappé trois fois à la tête avec une béquille était jugé au tribunal d’assises pour mineurs de Lyon. Il comparaissait à huis clos pour “violences avec usage ou menace d’une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente”. Âgé de 17 ans au moment des faits, il risquait jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle, moitié moins avec une éventuelle excuse de minorité.

À l’issue des débats, le procureur a requis 14 ans de prison. Les jurés ne l’ont pas suivi. Ils se sont finalement prononcés pour la peine maximale, mais en lui accordant l’excuse de minorité. Il écope donc de 7 ans et demi de prison. “Marin a été déçu. Je pense qu’il conservait l’espoir de voir cette excuse de minorité écartée, parce que son histoire est une histoire exceptionnelle”, soulignait après le procès son avocat, Me Frédéric Doyez.

Malgré “l’incompréhension, la colère et l’abattement”, la famille a décidé de ne pas interjeter appel de la décision de la cour d’assises. “Cela fait 18 mois que Marin est plongé dans la nuit, 18 mois qu’il se bat […], a rappelé sa mère, Audrey, lors d’une conférence de presse ce mercredi 9 mai à Lyon. Il est aujourd’hui très fatigué, il a l’impression d’avoir fait ce qu’il devait faire, il a décidé de tourner la page et de consacrer toute son énergie à sa rééducation. Il faut tirer un trait.”

Et d’ajouter : “Ces trois jours de procès ne nous ont pas permis d’avoir les réponses aux questions que nous nous posions, mais nous accueillons le verdict avec dignité et sobriété. Et nous demandons aux nombreuses personnes qui nous soutiennent d’en faire autant.”

Concernant l’avenir, Audrey a indiqué que “Marin n’a pas fait le deuil de ses études” et qu’il avait “beaucoup de projets, même s’il est encore trop tôt pour savoir s’il pourra les réaliser”. Le jeune vénissian doit intégrer un centre d’accueil de jour au mois de septembre. “En attendant, nous cherchons des professionnels de santé pour assurer sa prise en charge.”

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