Fêtes escales, 14 juillet : de l’Opéra aux apéros

Il est des dates qui s’incrustent parfois dans les mémoires parce qu’on y fait toujours la même chose. Ainsi le 14 juillet, vers 11 heures. Certains sont coincés tous les ans dans un bouchon, sur la même autoroute, direction la Grande Bleue. D’autres regardent à la télé le défilé. D’autres enfin écoutent de la musique classique, jouée par l’orchestre de l’Opéra de Lyon, dans le parc Louis-Dupic à Vénissieux.

L’édition 2017 des Fêtes escales a commencé par ce rendez-vous très attendu des amateurs : celui donné par l’Opéra de Lyon, sous la direction de VincentRenaud. Tchaïkovski, Rossini, Borodine, Verdi, Britten, Bartok et Glinka furent ainsi à l’honneur, ainsi que le frétillant concerto pour clarinette de Jean Françaix qui nous valut un tout aussi sémillant solo de Jean-Michel Bertelli. Les quelque 400 spectateurs étaient ravis et mis en appétit, ce qui tombait bien puisque, après l’apéro républicain offert par la municipalité, tous purent s’allonger dans l’herbe pour un pique-nique et profiter du beau temps.

Peut-être y eut-il moins de monde que d’habitude à profiter de ces agapes bucoliques et sans doute aussi moins d’animations mais celles qui égayèrent les convives furent appréciées : le Grand Wahzou et sa tonitruante fanfare, la conteuse Flopy, la brouette à musiques pour les plus petits et Dowdelin pour un set en provenance des Caraïbes, avec une chanteuse fière d’être native de Vénissieux. Sur des tables, ici et là, le collectif Ludikap’ avait installé des jeux (backgammon…). À 17h30, moment très attendu de cet après-midi champêtre depuis de nombreuses années, Thierry Renard de l’Espace Pandora rendit hommage au poète Jacques Prévert, mort il y a quarante ans, avec sa dictée républicaine. Papiers et crayons tenus par grands et moins grands furent très actifs à l’énoncé des rues de Saint-Germain-des-Prés dans ce texte tiré d’un recueil posthume de Prévert, « La cinquième saison ».

Le temps d’un nouvel apéro et il fallait déjà songer à aller écouter la musique. D’abord le funk/groove de Krar Collective. Puis le jazz fusion d’Aziz Sahmaoui et son University of Gnawa. Avant le très attendu Idir, qui rassembla une foule de près de 7000 personnes. Dans le ciel, à l’unisson de ce qui se passait sur terre, un pilote amoureux écrivait avec son pinceau ailé le nom de sa bien-aimée.

 

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