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La liste conduite par Michèle Picard reste ouverte jusqu'à début février

 

Djil Ben Mabrouk a rejoint la liste

Où en est la constitution de la liste « Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche » que conduit à Vénissieux Michèle Picard ? Après avoir inauguré sa permanence électorale, samedi, la candidate a fait le point lundi. Où il s’avère que, si le temps presse, la porte n’est close pour personne. Même si l’union avec le PS semble désormais difficile à obtenir. « La balle est dans leur camp », ont estimé les principaux soutiens du maire sortant. 

Devant le 51, de l’avenue Jean-Jaurès, la placette est étroite et l’on se marche un peu sur les pieds en ce samedi 11 janvier. Michèle Picard a invité les Vénissians à l’inauguration de sa permanence de campagne et ils sont « entre 160 et 200 » à être venus, estime la candidate, citant des militants associatifs et du secteur culturel, des sportifs, des habitants de différents quartiers, des salariés de Veninov, de Delatour, de la SAD, des cheminots. « Plus de six cents personnes ont rejoint mon comité de soutien », annonce-t-elle. Parmi elles, des personnalités nationales comme le résistant Léon Landini, président de Carmagnole Liberté, ou le plasticien Bruce Clarke. Elle remercie pour leurs présences le Dr Martin, qui a exercé durant des décennies de la Rotonde, et Toumi Djaidja, l’initiateur de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, lancée en 1983 de Vénissieux. Le premier est membre du comité de soutien, le second ne l’est pas, mais peu importe… « Il y a différentes façons de soutenir la liste que je conduis, précisera plus tard Michèle Picard. Aller voter, gagner chaque voix, cela en fait partie. Avec Toumi, on se parle. Il fera ce qu’il voudra, à sa manière. Mais il est présent et il le restera. »

Aux côtés de Michèle Picard se tient Guy Fischer qui co-préside ce comité avec André Gerin ainsi que Thierry Vignaud et Idir Boumertit, représentants du MRC et du Parti de gauche. Invitée à prendre la parole, Marie-Thérèse Persch (DDEN) insiste sur « les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et surtout de laïcité » qu’elle partage avec la candidate. Laurent Brun, représentant régional de la CGT Cheminots, annonce qu’il vient s’installer à Vénissieux, une ville populaire « où les élus mouillent la chemise pour leurs entreprises ».

Djil Ben Mabrouk rejoint Michèle Picard

C’est ensuite à Djil Ben Mabrouk que l’on tend le micro. Élu en 2008 sur la liste de l’opposant de droite Christophe Girard, il a quitté ce groupe en octobre 2011, jugeant son discours trop clivant, sans rejoindre un autre groupe. « Au conseil municipal, déclare-t-il, j’ai exercé mon mandat avec un esprit critique et constructif. J’ai voté 80% des rapports, il me paraît logique de rejoindre la liste de rassemblement conduite par Michèle Picard. Conformément à mes valeurs de solidarité et de fraternité, j’ai depuis longtemps œuvré par des actions sur l’insertion à l’emploi et sur la créativité dans notre commune. Je crois à la possible synthèse de l’efficacité économique et de la justice sociale, dans une ville en pleine mutation. »

Des surprises comme le ralliement de Djil Ben Mabrouk, il en a été promis d’autres, lundi, à l’occasion d’une conférence de presse destinée à faire le point sur la constitution de la liste « Avec Michèle Picard, Rassembler les Vénissians – Tenir le cap à gauche ». « Elle sera renouvelée et rajeunie » précise Serge Truscello, secrétaire de la section du PCF, tandis qu’André Gerin annonce « de grosses surprises »

« Les discussions avec le PG et avec le MRC restent à finaliser mais ne rencontrent pas d’obstacle, assure Serge Truscello. Nos contacts avec les Verts sont plutôt positifs. Pour tous les autres, les portes restent ouvertes même si le temps commence à presser. »

Objectif : gagner au premier tour

Tous les autres ? Surtout, bien sûr, ce partenaire historique qu’est le Parti socialiste. Que va décider le bureau national du PS, pour les villes comme Vénissieux où l’union ne s’est pas faite ? Et que va faire la section locale, que dirige Lotfi Ben Khelifa ? 

Sans attendre le feu vert (ou rouge) national, le premier socialiste a lancé fin décembre un site de campagne, intitulé « Ensemble pour Vénissieux » sous-titré « liste pour les élections municipales de 2014, parti socialiste ». Autant dire que la perspective d’union s’éloigne. Ce que sous-entendent aussi deux lettres rendues publiques par Serge Truscello. La première, envoyée le 28 octobre à la section du PS, acte les propositions du PCF : « Sur une base où la liste ferait 50%, ce qui donnerait 37 élus, (on propose) qu’il y ait 11 candidats PS en position éligible (+2) et 5 adjoints (+1). »  Mais depuis cette date, aucune rencontre n’a eu lieu entre les deux partis.

Datée du 10 janvier, la seconde lettre est adressée à David Kimelfeld, premier socialiste du Rhône. Prenant acte du refus d’une rencontre « au sommet » entre fédérations du PCF et du PS, Serge Truscello juge la situation dommageable « car elle risque de renforcer l’abstention, favoriser le FN et la droite », mais se dit encore disponible pour continuer les discussions.

Dans le contexte vénissian, que trace André Gerin : un « Christophe Girard, représentant de l’UMP, qui avance avec un faux-nez, et une liste d’extrême-droite qui semble se profiler (…), la posture du PS est incompréhensible. Notre objectif doit être de rassembler les gens de gauche, de les motiver pour qu’ils aillent voter aux municipales. » « Le PS sème la division et le trouble, déplore également Idir Boumertit. À Corbas, la gauche qui dirige la ville est fragilisée par des unions contre-nature entre l’UMP et le FN. Et à Vénissieux, il semble que le PS veuille jouer à la roulette russe ? Il faut vraiment qu’ils assument leurs responsabilités. » 

« La balle est dans leur camp, reprend Michèle Picard. Ce sont eux qui ont amené la division, qui ont refusé de présenter avec nous le bilan de mandat aux Vénissians. Cependant, je n’ai pas entendu de leur part des propos qui marqueraient une rupture définitive. Je précise aussi que tous les socialistes ne sont pas sur la même longueur d’ondes. En tout cas, nous ne fermons la porte à personne. » 

Alors que le projet est de présenter la liste le 1er ou le 8 février, Guy Fischer fixe les objectifs de la bataille engagée : dénoncer les politiques libérales menées par le gouvernement, lutter contre l’abstention et … « remporter la victoire dès le premier tour ».

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