Jeudi 30 avril au soir, quelque 60 personnes se sont rassemblées devant la médiathèque de Vénissieux, à l’appel de la section locale du Parti communiste, de la CNL, de l’union locale CGT, de Lutte ouvrière et du groupe des élus au conseil municipal « Unir, Résister, Agir, Ensemble pour Vénissieux ». L’objectif ? Réaffirmer leur opposition aux expulsions locatives et appeler l’État à trouver des solutions face à la crise du logement.
« Le gouvernement préfère donner de l’argent pour la guerre, pour l’armée, plutôt que pour le logement, a ainsi dénoncé André Mazuir, porte-parole du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians. Nous, ce que nous demandons, c’est la fin des expulsions locatives et des coupures d’énergies, le gel des loyers et des charges, la revalorisation des APL. L’État doit enfin prendre ses responsabilités, et les bailleurs également. »
Gilles De Géa, au nom de l’UL CGT, ne disait pas le contraire : « Les richesses existent dans ce pays, elles n’ont jamais été aussi importantes, mais elles sont mal redistribuées. À nous, responsables politiques, syndicaux, associatifs, citoyens, de mettre la pression. »
« Le combat pour le logement, c’est un combat pour une vie digne, résumait Michèle Picard, conseillère municipale et ancien maire de Vénissieux. C’est ne pas avoir à trancher entre se soigner et se chauffer, entre manger et payer son loyer. Personne ne devrait avoir à effectuer ce genre de choix. Aujourd’hui, le moindre accident de la vie — que ce soit un arrêt maladie, un divorce ou autre — peut plonger des gens dans la spirale de l’endettement. (…) Oui, ce combat est difficile, mais nous sommes dans un pays où il y a de l’argent. Et seuls les combats qu’on ne mène pas sont perdus. »































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