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Culture

Fêtes escales : il était une voix

Le fado de Carina Salvado

Baptisée “Vents du Sud”, cette soirée du 14 juillet aurait pu s’appeler “Il était une voix”. Même deux et trois voix.

La voix, c’est bien ce qui caractérise le mieux Carina Salvado et Emel Mathlouthi. L’une avec des fados, l’autre avec de belles chansons tunisiennes, ces charmantes jeunes femmes ont conquis leur public. À la fin du tour de chant de Carina, les demandes de rappel n’ont pu obtenir satisfaction : “Un autre groupe suit, a expliqué l’un des musiciens, nous ne pouvons pas rester.”

Pourtant, malgré leurs qualités, on ressentait comme un problème de casting. Les deux chanteuses auraient eu toute leur place sous le chapiteau qui tenait lieu jusqu’à présent de seconde scène aux Fêtes escales. Mais de chapiteau, il n’y en avait point -sans doute pour des raisons budgétaires- et les prestations des jeunes femmes s’en sont ressenties. Autant quelque 300 personnes réunies au pied d’une grande scène paraissent un maigre public, autant leurs applaudissements crépitent timidement au grand air, autant des formations intimistes peuvent paraître perdues sur une scène immense… autant on se prend à regretter que les arguments de Carina Salvado et Emel Mathlouthi n’aient pas été réunis sous un chapiteau, car ils auraient gravé dans les mémoires le souvenir d’excellents spectacles.

L'hommage à Lili Boniche de Salah Gaoua

Salah Gaoua, qui leur succède pour un hommage à Lili Boniche, a lui aussi de la voix. Il remue un peu plus sur la grande scène, à la tête d’un orchestre de huit musiciens mêlant instruments traditionnels (luth, mandole, goumbri) à la guitare électrique. La foule a un peu grossi, les “youyous” sont lancés et Salah peut, à travers Lili Boniche, saluer les trois populations d’Afrique du Nord, juive, musulmane et chrétienne.

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