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Pig Énergie 2 : 452 logements à rénover d’ici 2024

Depuis 2013, le Programme d’intérêt général (Pig Énergie) réhabilite de nombreuses copropriétés vénissianes. La seconde phase du projet, lancée en 2020, devrait améliorer le confort de 452 logements.

La résidence la Pyramide sera rénovée à partir de 2024.

Il est de retour. D’ici 2024, le nouveau Pig Énergie vise la rénovation de 452 logements à Vénissieux, principalement dans le quartier des Minguettes. Ce second volet du « Programme d’intérêt général », que subventionnent la Métropole de Lyon, la Ville de Vénissieux et l’Anah (Agence nationale de l’habitat), se veut ambitieux. Le premier Pig, dit « expérimental », avait posé de solides fondations. Entre les audits de 2013 et les fins de chantier de 2020, pas moins de 620 logements avaient bénéficié d’un « rajeunissement » dans la partie sud de la commune.

Prochainement, les pouvoirs publics investiront environ 8 millions d’euros dans la rénovation énergétique de copropriétés et maisons individuelles. L’enjeu est à la fois social et environnemental. En effet, l’objectif est de lutter contre la précarité énergétique des ménages modestes, mais aussi de réduire les émissions de gaz à effets de serre que produisent les systèmes de chauffage des immeubles.

Les Grandes Terres, plus gros chantier du Pig premier du nom.

Figure de proue du Pig 2, la Pyramide, immeuble emblématique du quartier du même nom, verra ses performances thermiques augmenter nettement. Cette copropriété Opah (Opération programmée d’amélioration de l’habitat), qui compte 85 appartements, est considérée comme « fragile ». Les travaux seront votés en assemblée générale en 2023. Le chantier devrait débuter en 2024. L’objectif est d’accoler à la Pyramide le label BBC (Bâtiment basse consommation).

La Pyramide, chantier phare

« C’est le projet phare, expose Aude Richard, référente Soliha (Solidaires pour l’habitat), association qui accompagne la réalisation des travaux. La rénovation comprend l’isolation, la ventilation, le système de chauffage, les fenêtres, l’isolation de la toiture-terrasse et les caves. On intègre aussi des travaux d’entretien plus techniques, comme la sécurité incendie, les ascenseurs et les locaux à poubelles. » Montant global : 2,5 millions d’euros.

« On a réalisé un avenant à la convention Opah pour que le reste à charge des occupants soit le plus maîtrisé possible, précise Aude Richard. Pour les foyers les plus modestes, la fourchette est comprise entre 4 000 et 8 000 euros. Ça monte plus haut pour les bailleurs et les copropriétaires non-éligibles. » Pour les aider à régler les appels de fonds, une agence comme Procivis Rhône accorde des prêts à taux zéro. « Le suivi post-travaux fait partie de nos missions, rassure Delphine Agier, directrice de Soliha. Comme l’accompagnement social de ceux qui n’arriveraient pas à payer leur quote-part. »

Contact : energie.venissieux@soliha.fr

Rénovation thermique : quel retour sur investissement ?

« Si on se lance dans une rénovation énergétique, quand rentrera-t-on dans nos frais ? » C’est la question qui taraude lors des assemblées générales de copropriété. La réponse n’est pas si simple. « Il faut déjà considérer que la rénovation énergétique représente entre 20 et 40 % du coût total des travaux, estime Yann Crévolin, directeur d’agence chez Sénova, bureau d’études spécialisé dans la transition écologique des bâtiments. Ensuite, tout dépend du prix de l’énergie. Aujourd’hui, les prix du gaz et de l’électricité s’envolent. Qu’en sera-t-il dans dix ans ? Personne n’a de boule de cristal. »

Dans le contexte actuel, il s’agit surtout de limiter l’effet des hausses du coût de l’énergie. « Si on pense pouvoir diviser une facture de 1200 euros par deux, quand le gain énergétique est de 50 %, c’est une erreur, observe Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, développement durable et Grand projet de ville. Ce raisonnement est  intenable aujourd’hui. » Pour l’ensemble des acteurs, les gains d’une telle rénovation ne sont pas forcément quantifiables financièrement. « Il faut intégrer la notion de confort, résume Aude Richard. Les gens s’en rendent compte à l’usage, été comme hiver, après les travaux. »

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