Frac numérique : des dons pour des projets locaux

Après une première campagne de dons pour le Frac numérique, le centre associatif Boris-Vian a fait profiter deux associations d’ordinateurs portables et tablettes.

Elles sont contentes, Nahla et Nour. La première représente le groupe Parent’thèse et la seconde l’association Espoir du Soudan. Et toutes deux, ce 8 avril, étaient au centre associatif Boris-Vian (CABV) pour recevoir des ordinateurs portables et des tablettes, dans le cadre du Frac numérique, des mains de Lucio Campanile et de Corine Romeu, respectivement président et directrice du CABV.

« Ces dons, intervient Corine Romeu, ordinateurs, tablettes ou smartphones, ont été récupérés grâce à des fondations et des entreprises. Ils vont permettre à des associations vénissianes de pouvoir mener à bien leurs projets. »

Ces projets, justement, Nahla et Nour les expliquent. « Nous sommes huit mamans, commence Nahla, et nous voulons aider la parentalité, faire face aux difficultés scolaires, aux troubles des enfants, mener des ateliers avec une conseillère familiale, Jalila Larhbali. Celle-ci peut nous donner des outils pour faciliter les rapports entre parents et enfants. Grâce à ces ordinateurs, le CABV nous accompagne, ainsi que la Maison de quartier Darnaise. Nous bénéficions aussi d’une subvention de la CAF pour la gestion de notre collectif. »

Nahla, une enseignante de métier en reconversion, a déjà été bénévole auprès de plusieurs structures, des jardins partagés au projet Ribambelle mis en place pendant le premier confinement. « C’est chouette ce qui se passe au niveau de la ville et des associations. »

Espoir du Soudan rassemble près de 80 femmes, « avec leurs enfants ». « Certaines d’entre elles, remarque Corine Romeu, avaient eu des parcours universitaires au Soudan et vont pouvoir reprendre des études ici. Nous les avons mises en relation avec des organismes tels que Pôle Emploi et le CIDFF, le centre d’information sur les droits des femmes et des familles. »

Nour se réjouit de ce don qui va permettre à ces dames de mieux pouvoir communiquer entre elles. « La prise de rendez-vous est plus facile par ordinateur, nous n’avons pas besoin de parler. »

Beaucoup viennent au CABV suivre des cours de français mais aussi de découverte et d’initiation aux outils numériques. « Nous faisons également du soutien scolaire, reprend Nour. C’est trop génial de travailler avec le CABV et d’être ainsi soutenues. »

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