Fêtes escales : Supa Dupa à un rythme différent

Photo Chloé Ciccolini

Initialement programmé aux Fêtes escales ce 15 juillet, Supa Dupa ne délaisse pas Vénissieux malgré l’annulation des concerts et a accepté de répondre à quelques questions.

Pouvez-vous présenter le groupe : ses membres, leur fonction au sein de Supa Dupa… ?
On est Supa Dupa, groupe de hip-hop lyonnais.
 On s’est réunis depuis 2015 autour de NuTone, le batteur et producteur du groupe. On est maintenant six sur scène, Eliott Weingand à la guitare, Noé Berne à la basse, Corentin Coirault et Olaf Benedris aux claviers et, enfin, notre rappeuse/chanteuse Ayelya

Vous avez fait partie, en 2018, du Plan B de « Bizarre ! » Que retenez-vous de cette expérience ?
Le Plan B a été pour nous un bon coup de pouce quand on commençait à écumer la scène lyonnaise.
 »Bizarre ! » nous a notamment permis de faire une Release Party de notre EP Rise filmée par Jonathan Morel en avril 2018 (cf ) qui nous a laissé un souvenir mémorable. On a gardé un lien particulier avec « Bizarre ! » après ça.

La dernière fois qu’on s’est rencontrés, vous prépariez votre album concept en deux parties, Rise & Fall, qui était très original. Que vous a apporté le Plan B ?
Le Plan B nous a surtout permis de défendre au mieux le projet sur scène grâce aux résidences nombreuses dont nous avons pu profiter. Notamment une résidence avec Prohom qui nous a poussés dans nos retranchements pour trouver un sens à notre cohésion scénique assez naturelle.

Depuis, il y a eu Les Inouïs du Printemps de Bourges, puis un Supa Dupa nouvelle formule. Pouvez-vous expliquer ?
Après la sortie de l’album Rise & Fall en décembre 2018, notre frontman NotaBene et MacyLu, notre choriste, ont pris des chemins différents.
 En janvier 2019, on rencontre Ayelya, chanteuse et rappeuse basée à Paris. On commence alors à collaborer avec Nelson Dialect (rappeur australien vivant à NY), en tant que “ghost-writer”.
Ensuite, on sort deux morceaux coup sur coup Circle et Fresh and Cool, et enchaînons avec une tournée d’été en 2019.
 À l’automne 2019, on a eu l’opportunité de faire les premières parties du groupe “Deluxe” sur leur tournée d’automne.  Et Les Inouïs du Printemps de Bourges, avec la finale régionale à Saint-Étienne en février 2020. Super expérience et un bon pied dans la sphère nationale des groupes émergents.
 On travaille d’arrache-pied sur un nouveau projet depuis 2019, un nouvel album qui sortira en 2021 (cf  “Le Disque d’Après” )

Comment avez-vous vécu le confinement ? Avez-vous réussi à créer de nouveaux morceaux à distance ?
Le confinement nous a coupé un peu l’herbe sous le pied : on devait partir en séance de création pour peaufiner le prochain album. On a annulé la venue de Nelson Dialect depuis NY.
 Mais ça a continué à distance, chaque membre envoyait des parties à notre leader NuTone. Ça nous a permis d’avancer, à un rythme différent. Plus largement, c’est vrai qu’une période comme celle-ci nous a apporté, et nous apporte encore, son lot d’inquiétudes pour l’avenir du spectacle vivant dans la prochaine année.

Vous deviez vous produire cet été aux Fêtes escales mais tout a été annulé. Avez-vous un petit message à faire passer pour les festivaliers ?
Ça a été une grande déception, bien sûr, de ne pas pouvoir aller à la rencontre de notre public rhodanien et vénissian plus particulièrement, mais on ne perd pas espoir de le retrouver bientôt.
 En guise de lot de consolation, vous pouvez retrouver notre prestation pour le festival “Nuit sur les Ondes”, le 8 juillet dernier, en livestream sur Facebook, YouTube, Twitch, et dans tous les Ninkasi.

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