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Une secrétaire d’État à Carbone Savoie

La secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances a inauguré, ce jeudi 20 février, le nouveau four de production de l’usine Carbone Savoie à Vénissieux. Elle a été accueillie par des opposants à la réforme des retraites.

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, est venue inaugurer, ce jeudi 20 février, le nouveau four de production de l’usine Carbone Savoie à Vénissieux. Avant son entrée dans le site, elle s’est arrêtée au niveau du « comité d’accueil » formé par la vingtaine de syndicalistes (CGT, FO, Solidaires) qui l’ont interpellée sur la réforme des retraites, lors d’un échange tonique de quelques minutes.

Dans l’usine, la secrétaire d’État a été guidée par Joseph Bertin et Régis Paulus, respectivement directeur général de Carbone Savoie et directeur de la recherche et du développement (R&D). La délégation accueillie comprenait également le député Yves Blein ainsi que Pierre-Alain Millet et Djil Ben Mabrouk, adjoints au maire de Vénissieux.

Le nouveau four de Carbone Savoie a nécessité un investissement de 11 millions d’euros mais il doit permettre d’économiser 2,5 millions d’euros par an, notamment en abaissant la consommation énergétique de 40%, selon l’entreprise.

Ce nouvel équipement est destiné à produire de la poudre de graphite pour batterie, un élément très recherché par l’industrie automobile, dont les besoins vont exploser avec l’accroissement des véhicules électriques. À titre d’exemple, Régis Paulus a rappelé qu’une batterie de véhicule Tesla contenait 70 kg de graphite. « Dès 2025, la consommation mondiale atteindra 130.000 tonnes de graphite. Il nous faut aller très vite et investir beaucoup pour rattraper notre retard sur les Chinois ».

Le site vénissian de Carbone Savoie, tout près du boulevard Joliot-Curie, compte une centaine de salariés, dont la moitié en production (opérations de cuisson), l’autre moitié étant répartie entre la R&D et le services commerciaux, de maintenance et de qualité. En 2016, l’ex-SERS avait été cédée par le géant minier Rio Tinto au fonds de retournement français Alandia Indutries, qui cherche actuellement à la revendre. Le nom du repreneur devrait être connu très prochainement.

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