Roger Robin, guide des p’tits LOU

Le Vénissian Roger Robin est le nouveau responsable de l’école de rugby du LOU. Mais il n’oublie pas l’USV, le club de ses débuts. Interview.

Quand on parle du LOU, on voit la queue de l’USV. Impossible de ne pas faire le lien entre les deux clubs. Vous en êtes l’illustration parfaite, non ?
Effectivement. J’ai été joueur puis entraîneur d’à peu près toutes les catégories à l’US Vénissieux, après y avoir fait l’essentiel de ma carrière de 7 à 17 ans. J’ai rejoint le LOU chez les juniors, en catégorie Reichel. On avait atteint les demi-finales du championnat de France. En seniors, on était en championnat national, le plus haut niveau.
En tant qu’entraîneur, j’ai dirigé l’équipe féminine au début des années 2010, avec Carine Rudigoz. On n’a perdu qu’un match, le dernier, en finale du championnat à Béziers, le seul match qu’il ne fallait pas perdre. J’ai ensuite fait une longue pause.

Vous venez de reprendre du service au LOU, quelles sont vos fonctions ?
– Jean-Philippe Hager, médecin du sport, président de l’association du LOU, m’a sollicité pour que je prenne la responsabilité de l’école de rugby, qui compte quelque 200 licenciés. Je suis une sorte de directeur sportif, avec le rôle de superviser les différentes catégories, de 5 à 12 ans. J’assure en prime un coaching plus poussé pour les U9-U10, avec Christelle comme responsable administrative. Chaque catégorie peut compter sur un responsable.

Ces responsabilités doivent être très prenantes ?
Je ne suis pas tous les jours sur les terrains, mais en revanche je reste constamment en contact avec les responsables et éducateurs qualifiés diplômés. Les entraînements se tiennent le mercredi après-midi et le samedi matin, sur la plaine des Jeux de Gerland. Donc oui, c’est beaucoup de temps, mais c’est une passion. D’ailleurs nous sommes tous bénévoles.

En termes de formation, quelle est la philosophie du LOU ?
Notre politique sportive est limpide : permettre à chaque licencié de découvrir la culture du rugby et d’accéder au plaisir du jeu. Pas question de se lancer dans la championnite aiguë. Et il ne faut pas se mentir, jusqu’à dix ans environ, il est très difficile de savoir combien parmi tous ces jeunes joueurs continueront à pratiquer le rugby.

Est-ce qu’il vous arrive de repérer très rapidement un champion ?
C’est rare. J’ai souvenir de Baptiste Couilloud, aujourd’hui âgé de 23 ans, qui est titulaire indiscutable au LOU et international. J’ai eu la chance d’entraîner en poussins. Il était déjà passionné. On sentait qu’il pouvait aller loin. C’est une fierté de l’avoir entraîné. Il m’a offert son premier maillot porté avec l’équipe de France, contre l’Italie je crois.

Vous n’êtes pas le seul vénissian impliqué dans l’école de rugby du LOU ?
En effet, il y a également Richard Pivano, enseignant à Jules-Michelet, et Issam Saf, ancien entraîneur et joueur de l’USV. Sans oublier mes deux fils qui coachent chez les jeunes. Vénissieux reste une terre de rugby. Il suffit d’aller assister à des matches de l’équipe fanion du XV de l’USV, même en District, pour voir que l’ovalie a encore toute sa place dans notre commune.

Est-ce qu’un rapprochement entre l’USV et le LOU est envisageable ?
– On essaie de créer des passerelles. J’ai des échanges avec Nordine Babah, un des éducateurs et coaches vénissians, afin d’organiser des rencontres entre jeunes des deux clubs. Les Louves s’entraînent encore à l’USV. Il y a aussi l’Académie fédérale féminine de rugby installée à Jacques-Brel. Il existe donc des liens entre le LOU et Vénissieux, indéniablement. De là à envisager des liens plus étroits…

 

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